Raito, jeune étudiant japonais brillant, découvre un carnet aux capacités spéciales : la Death Note. Le pouvoir de ce cahier est de tuer les personnes dont on écrit le nom à l’interieur, à la seule condition de connaître son visage. Raito voit alors en cet objet l’instrument qu’il a toujours désiré pour pouvoir faire régner sa justice sur le monde. Mais, alors qu’il se met à décimer les criminels, une équipe d’enquêteurs dirigés par un mysterieux L décide de se mettre à sa poursuite.

Attendu au tournant par les fans, l’adaptation de Death Note débarque enfin en anime.
La question qui se pose toujours dans ce cas-là est : mais l’anime est-il du niveau du manga ? Malheureusement, la réponse est la plupart du temps non (et pas 42), mais Death Note a la qualité de déroger à cette règle.

Tout le monde sait, tout du moins ceux qui ont lu le manga, que le point fort de Death Note réside dans l’intrigue et le scénario. Pour l’anime, pas de surprise, on colle strictement au manga sans rajout de pirouettes scénaristiques, d’ailleurs toucher au scénario de Tsugumi Ooba aurait été périlleux, celui-ci étant des plus pointilleux (apréciez la rime). Je ne m’éterniserai donc pas sur ce point de l’anime, il est juste à noter que Death Note est un petit chef d’oeuvre : personnages charismatiques, captivant et riche en rebondissements, etc… D’ailleurs la prestance de certains personnages tels que L ou bien Raito est magnifiquement bien rendue dans l’anime (on sent le gros bon psycopathe vivre à l’intérieur de Raito, et ça fait plaisir).

Il réside un défi dans l’adaptation de Death Note : réussir à retranscrire les longs discours du manga en anime sans que cela ne devienne soporifique. Encore une fois ici, c’est pari réussi : là où l’on restait captif pendant des pages à l’instar d’un roman à suspense, on reste accroché à l’anime grâce à une réalisation sans fausse note. La mise en scène de Death Note est magnifique et dynamique, la musique accompagnée de choeurs n’y étant pas pour rien. En effet cette adaptation est de toute bÔté, il suffit de regarder un épisode en qualité HD pour transformer les quelques gouttes que l’on avait aux commissures des lèvres en admirant les dessins d’Obata, en gigantesque flot de bave qui ne manquera pas de court-circuiter votre clavier.

Il ne reste donc qu’un seul défaut à Death Note pour ceux qui ont déjà posé leurs yeux sur le manga. C’est l’absence de surprise scénaristique, on connait déjà toutes les ficelles; je conseillerai donc à ceux pour qui Death Note est encore « Tout frais dans leur tête » (c’est génial !) d’attendre un peu avant d’attaquer l’adaptation. On souhaite aussi à l’anime de garder ce rythme frénétique jusqu’au bout et ne pas s’effondrer comme le manga qui faisait le yoyo entre chapitres passionants et chapitres « je te ponds 10^15 bulles et je ne fais pas avancer l’intrigue ».Réponse dans 37 épisodes.

Je ne m’étalerai pas d’avantage, ce que je ferai peut-être dans une future critique du manga, Death Note est donc pour sûr une des plus belle réussites de cette rentrée, si vous êtes fan de thrillers psycologiques et de scénarios superbement ficelés, le tout accompagné d’une réalisation à la hauteur, n’hésitez pas, sautez dessus !

Pas de réponse à “Death Note”
  1. tila dit :

    il faut parler de la BO et de l’ambiance magnifique de ce anime !

    Le film est une catastrophe sur ce plan la … :-/

  2.