Eiri Kurahashi, jeune étudiant en art un peu blasé, travaille chez un antiquaire jusqu’au jour où il prend une bonne dose de LSD contenue dans un verre multicolore et tombe amoureux d’une apparition. En effet il se met à avoir des visions d’une jeune fille, Cossette d’Auvergne, aux longs cheveux blonds et habillée dans le style « sweet et gothique lolita » tant apprécié par « Shu* » Mais ces délires deviennent de plus en plus réalité et ses prises de drogues de plus en plus imposantes !!!
* Pour ceux qui ne sont pas encore au courant Shu est cette française un peu coconne qui est passée dans le reportage de M6 Zone Interdite concernant notre belle jeunesse perdue dans la mouvance ‘manga’ (en effet cette pauvre Shu remplie d’illusions est plus que perdue).
– Lien pour visionner l’émission : Vidéo Zone Interdite

Tout d’abord je tiens à notifier que je suis hermétique à tout ce qui est films ou animes d’horreur, d’ailleurs souvent j’en ris. Et manifestement cet anime est à classer dans le style horreur (ou plutôt dans ambiance drame morbide, quelque chose comme ça), donc forcément ma critique sera acerbe (d’ailleurs ma légère déformation du synopsis le prouve).

Nous sommes donc face à un anime composé de 3 OAV de 40 minutes (que certains vénèrent, va savoir pourquoi) dont je vais faire pour l’occasion une critique chronologique de mon visionnage.Le premier OAV commence, rythme lent, plans graphiquement recherchés, belle musique. A première vue on est en présence d’un anime contemplatif dont le style de réalisation m’a rappelé Lain. Les vingt premières minutes s’écoulent en compagnie de personnages aux comportements bizarres voir malsains et d’une ambiance très sombre. Jusqu’ici tout va bien vous me direz, bien qu’il ne se passe pas grand chose on reste accroché par je le répète encore une avant dernière fois des graphismes de toute bÔté (le budget suivait) et une réalisation sans fausses notes avec des plans originaux et des effets qui vous font papillonner les yeux…

Mais arrivé à la 20ème minute c’est le drame, changement brutal de rythme, nous voici téléporté dans une scène d’exorcisme sanguinolent, tellement psychédélique qu’on a l’impression d’avoir consommé quelque chose de pas très légal. De plus tous les clichés du genre sont présents : gigantesques giclées de sang (le héros en perd 50L au bas mot), des yeux globuleux, des monstres pas beaux, Eiri qui se transforme en loup-garou et j’en passe… on nage dans un grand n’importe quoi! Cette deuxième moitié d’OAV est étouffante par sa débauche d’effets spéciaux inutiles qui renforcent le côté kitch et ridicule des scènes. Scènes qui soit dit en passant s’enchaînent sans transitions nous laissant dans le flou total concernant l’histoire. Au bout de 20 autres longues minutes on atteint enfin le tant attendu générique de fin.

Mais vous me direz que je n’en ai vu qu’un seul là! Oh mais bien sûr mon calvaire n’est pas fini, 80 minutes de torture m’attendent. Reprenons début de l’OAV 2… nan je déconne ça ne servirait à rien de l’analyser. Celui-ci est schématiquement une copie du premier: début ambiance calme et sombre, deuxième moitié délire sous LSD (la voilà l’explication du synopsis). Bon parlons plutôt de l’épisode 3 alors! Vu que c’est la fin, doit avoir forcément quelque chose qui se passe, un retournement de situation, n’importe quoi! Quoi? Non? La régie me dit que non, le 3ème OAV est un copier-coller des deux premiers avec quand même en bonus le fin mot de l’histoire (histoire qui n’a d’ailleurs rien de bien original).

Avant de conclure je tiens quand même à souligner un aspect positif de Portrait de Petite Cossette : la musique. En effet Yuki Kajiura a composé comme à son habitude une très belle OST mais qui paraît malheureusement fade lors du visionnage de l’anime, donc OST à écouter à côté.

Le Portrait de Petite Cossette aurait pu être un anime convenable si les scènes d’exorcisme avaient été traitées avec plus de tact et moins de ‘Splourch’ je vous inonde de sang et de clichés du genre. Mais malheureusement les créateurs l’ont peut-être voulu ainsi pour viser un jeune public japonais friand de ce genre de choses et de scénarios pseudo-compliqués où l’on essaye de vous embrouiller avec des personnages se voulant torturés alors qu’ils ne sont juste ‘pas crédibles’.Heureusement que le tout est graphiquement très beau et accompagné d’une belle OST et que les passages contemplatifs sont réalisés avec soin. Mais cela va s’en dire que ça ne rattrape en aucun cas le reste. Si vous avez du temps à gâcher autant regarder l’épisode 51 de Pokémon devenu référence du genre horreur où Bulbizarre refuse d’évoluer (épisode rempli de suspense et d’émotion).

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