Negi est un jeune magicien de 10 ans. Afin de devenir un grand maître de magie, il doit effectuer un stage de fin d’études. Il découvre alors qu’il doit être professeur d’une classe de 2e année dans un collège japonais pour filles. Cette classe est déjà bizarre à l’origine, et l’arrivée de Negi ne va pas du tout arranger les choses.

Ayant été agréablement séduit par le manga, c’est avec impatience que je me suis jeté sur l’anime. Malheureusement, tout comme pour Love Hina, la version animée est loin d’égaler la version papier.

L’histoire de l’anime reprend en gros les 6 premiers tomes du manga de Ken Akamatsu en 26 épisodes. Hélas, c’est sur ces tomes que l’auteur pose les bases de son histoire, cherchant l’orientation qu’il va lui donner. Les tout premiers épisodes aurait donc pu être passés beaucoup plus vite, afin d’éviter de donner au spectateur le sentiment, qu’à part la présentation des personnages, il ne se passe rien. On a l’impression de regarder un anime fait pour les jeunes enfants, les fameuses scènes de fan service du manga se voyant largement censurées (ce n’est pas un mec déçu qu’il n’y ait pas de fan service qui parle, mais un fan du style Akamatsu qui, hélas, se voit limité).

L’anime reste cependant très proche de la version papier, le principal changement étant la modification de la scène d’ouverture (ce qui n’est pas forcément du meilleur goût) et la divergence d’histoire à partir de l’épisode 22, engendrant un bouleversement majeur pour la classe de Negi (ce n’est pas non plus très bien réussi). L’histoire part alors totalement en vrac. Asuna nous joue le rôle énervant de la fille qui sait pertinemment qu’elle ne s’en sortira pas seule mais qui, par fierté, préfère se débrouiller toute seule, un peu comme Rukia dans Bleach. Tout un épisode est centré sur la manière de pleurer après un évènement tragique (pour les personnages mais pas forcément pour nous, au vu des épisodes précédents). Ces fillers ont tout de même le mérite de faire apparaître un personnage quasi-absent du manga et de présenter les pouvoirs de toutes les héroïnes. Maais globalement, de très bonnes scènes du manga, en particulier de nombreux combats ont été éludés tout au long de la série. C’est très dommage car les scènes dans le style de Love Hina sont beaucoup moins bien réussies que les combats magiques.

C’est durant ces derniers affrontements que la série arrive à nous réveiller. Le style est plutôt dynamique (malgré l’utilisation peut-être abusive de plans arrêtés), ce qui relève le niveau de l’esthétique générale plutôt moyenne. On ne s’attardera pas sur l’utilisation abondante de toutes les variations de rose et le choix de couleur discutable de certains cheveux. Les effets lumineux des sorts sont eux plutôt jolis. Certains choix de voix m’ont également choqués : Negi a plus la voix d’une jeune fille que d’un garçon de 10 ans et Camo pourra en irriter plus d’un, par son timbre de voix bien entendu mais aussi par ses réflexions intervenant toujours au moment le moins opportun. Quant à l’accent japonais de Negi pour les formules magiques en latin, il est particulièrement… indéfinissable, mais plutôt amusant. On regrettera aussi l’irrégularité dans la pertinence du choix des musiques de fond.

Au final, on se retrouve donc devant un anime qui semble avoir changé de public par rapport au manga et transformé le scénario en une histoire niaiseuse. Le graphisme ne relève pas le niveau, pas plus que la bande son, qui n’est malgré tout pas si mauvaise. On s’ennuie durant la plupart des épisodes (le 21 et le 26 relevant quand même le niveau de la série) et la fin nous laisse malheureusement sur notre faim (sans jeu de mot). Ce qui est bien dommage quand on a eu le courage de regarder jusqu’au bout. Enfin, il valait peut-être mieux arrêter le carnage ici. Sans hésitation, préférez le manga !

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