Allons enfants de laPatriii-iiieuuuuh, le jour de gloire EST arrivééééééééééé! La nouvelle version de la meilleure simulation de football est enfin de retour. Entre deux rencontres, je vais essayer de répondre à la même question qui se pose tous les ans : cette version 6 est-elle meilleure que la précédente ?

Commençons tout de suite par regarder le principal axe de la promotion du jeu chez nous : l’arrivée des licences pour la Ligue 1. Il faut avouer qu’il est bien agréable de jouer avec l’Olympique Lyonnais et non Rhône sans avoir passé plusieurs minutes dans le menu modifier à corriger les noms. L’arrivée des vrais maillots est aussi un bon point, mais seulement pour les joueurs de champ. En effet, les gardiens de Ligue 1 ont presque tous le même maillot gris floqué de publicités et logos différents selon leur club (sauf si le sponsor de l’équipe est la marque à la virgule).Les licences de la Série A italienne (et la présence de la Juventus dans le groupe des «autres » équipes) et de la LFP espagnole sont bien sûr encore présentes. On notera aussi la présence de la licence de Manchester United, malheureusement accompagnée de la disparition de celle de Chelsea. Petit bémol, la qualité de ces maillots : la résolution n’est vraiment pas bonne et ça se voit sur les gros plans. Mais le plus décevant est la disparition pure et simple de la Bundesliga (malgré la présence du Bayern de Munich), championnat pourtant plus suivi que le championnat néerlandais. Pour ne pas trop décevoir les fans du championnat allemand, toutes les options pour créer ces équipes nous ont néanmoins été fournies. Du côté des sélections nationales, la France, l’Argentine,l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et l’Angleterre ont le droit aussi à leurs vrais maillots. En plus de l’acquisition de ces licences, certains faciès de joueurs ont été retouchés. Hélas, certaines grossières erreurs du 5e opus ont été répétées comme quelques numéros de maillot incorrects et quelques physiques totalement différents de la réalité (Malouda ressemble comme deux gouttes d’eau à Capoue, le nantais, tous deux ressemblant à Alou Diarra avec quelques centimètres et kilos en moins, enfin bref n’importe quoi …). De plus, il reste des transferts qui ne sont pas à jour, mais heureusement la communauté de fans du jeu sera là pour rectifier toutes ces erreurs les semaines suivant la sortie.

Intéressons-nous maintenant aux graphismes et là, horreur. Impossible pour un néophyte de distinguer PES 6 de son prédécesseur sans voir le logo du jeu. C’était déjà le cas en comparant PES 4 et PES 5, donc par transitivité, on peut dire que PES 6 n’a pas évolué graphiquement depuis 2 ans. On retrouve donc le public le plus moche de tous les temps, composé d’une vingtaine de pixels. Sur les cinématiques, ça fait vraiment moche. Sinon, on note un effort sur la qualité des stades mais ce n’est pas encore mirobolant. Les possesseurs de «petit » PC apprécieront, ceux qui ont une grosse carte graphique moins.

Mais PES ne se distingue pas de son rival grâce à ses graphismes, mais plutôt grâce au réalisme de son gameplay. Une nouvelle palette de mouvementa été rajoutée aux joueurs. Les gardiens font des plongeons plus réalistes (en utilisant le bras opposé par exemple). On n’a plus l’impression que les gardiens sont des surhommes, capable de sauter d’un poteau à l’autre comme Ken Wakashimazu ou bloquant tous les ballons. En effet, il leur arrivera quelques fois (plus souvent pour les gardiens les moins bons) de relâcher un ballon ou de faire une mauvaise sortie. Ces boulettes sont également au rendez-vous dans les défenses. Il ne sera pas rare de voir deux joueurs essayer de prendre le ballon à un attaquant en laissant un autre totalement libre. Il s’agit maintenant de bien faire attention au placement de ses défenseurs et non plus de juste appuyer sur un bouton. De même, si on n’appuie pas sur la touche au bon moment, l’attaquant aura alors tout le loisir de passer et de foncer droit au but. Ceci nous changera du 5e opus où on avait l’impression de faire face à un véritable mur aux abords de la surface de réparation. Autre détail facilitant également l’attaque, il me semble que les défenseurs mettent plus de temps à se replacer que dans PES 5 s’ils sont montés. Les attaquants, justement parlons-en ! Ils sont tous devenus très chanceux. En effet, lors d’un duel avec un défenseur, il n’est pas rare que le contre soit à leur avantage. Ce qui est agréable également, c’est que le jeu a été ralenti, et qu’il sera dur de trouver l’ouverture sans avoir posément posé le jeu tout d’abord. Mais on est bien aidé par l’I.A. de ses partenaires qui proposent souvent des solutions intéressantes. Mais les passes étant moins téléguidées, il conviendra de bien viser avec son joystick.

Parlons tactique maintenant ! Les débutants seront ravis. Un menu permettant de faire quelques réglages automatiques a été ajouté. Selon l’envie du joueur, c’est le jeu qui fera les modifications dans la formation de l’équipe. Ceux pour qui le terrain est la principale préoccupation et qui n’aiment pas passer du temps à faire des réglages auront alors deux ou trois cases à cocher avec le mode «réglages simples », ou même aucune avec les « réglages auto ».

Mais n’oublions pas l’homme en noir au sifflet !Critiqué, à juste cause, dans le 5e volet, par ses interventions trop fréquentes mais souvent trop gentilles, celui-ci est allé en stage cet été et le revoici avec toute les règles en tête. Il intervient donc moins souvent sur les petits accrochages sans gravité et laisse enfin l’avantage au bon moment. Néanmoins, il est dommage d’avoir enlevé l’icône qui signalait lorsqu’il laissait l’avantage. Mais lorsqu’il sanctionne, il n’y va pas avec le dos de la cuillère mais à coup de cartons jaunes et rouges bien placés. Signalons également la possibilité de jouer rapidement les coup-francs indirects. Si l’idée est intéressante, il est dommage de ne pas pouvoir choisir la direction dans laquelle on remet en jeu le ballon.

Si l’arbitre s’est amélioré,ce n’est pas le cas de nos deux commentateurs préférés. Euh, que dire de la prestation qu’ils nous offrent ? Pour vous donner une idée, j’ai coupé le son des commentaires après 5 matchs. S’il n’avait pas fallu que je vous informe sur le fait que de nouveaux callnames (noms de joueurs) ont été enregistrés et ajouté aux commentaires des précédents opus (on se rend compte de la différence de date d’enregistrement en plus), je l’aurais fait à la mi-temps de mon premier match.

Bon, mais enchaîner des matchs comme cela serait rébarbatif. Konami nous offre donc plusieurs modes de jeu. On retrouve ceux qui ont fait le succès de PES 5 :l’entraînement, afin de cerner toutes les subtilités du gameplay, le mode réseau pour jouer en ligne contre des joueurs du monde entier, les différentes ligues et coupes et bien sûr, la traditionnelle Ligue des Master où l’on prend les commandes de son équipe préférée en deuxième division et au fur et à mesure des saisons, on essaie de construire la meilleure équipe au monde. Mais cette année, deux nouveaux modes font leur apparition, le challenge international et le match à sélection aléatoire. Le premier nous met dans la peau d’un sélectionneur qui doit mener son équipe à la victoire dans la Coupe Internationale (sorte de Coupe du Monde), depuis les éliminatoires jusqu’au tournoi final. Le deuxième est aussi très sympa,il permet de créer une équipe de joueurs issus d’une zone ou d’une sélection de quatre équipes particulières.

Enfin, petit conseil pour ceux qui veulent essayer autre chose dans ce jeu : en fixant le curseur sur un joueur et en débloquant la caméra « joueur » dans la PES-shop (où de nombreux bonus sont à débloquer), vous aurez la possibilité de contrôler seulement un joueur de l’équipe, vu de dos. Il faut alors bien jouer à son poste et ne pas s’égarer partout sur le terrain, comme lorsque vous jouez vous-même au football. Cette option est sympa, mais difficile car elle donne un peu mal au cœur avec cette caméra qui ne fait que tourner autour du joueur.

Au final, on se retrouve avec un jeu dont le gameplay a bien évolué contrairement aux graphismes. Si Konami veut détrôner EA Sports, c’est sur ce dernier point, sur les commentaires et sur un peu plus de rigueur au niveau des effectifs qu’il doit s’appliquer. Mais pour cette année, il n’y a pas photo : PES 6 est la nouvelle référence du genre. Attentionà l’addiction (Non, j’y joue pas trop, j’ai fait une pause pour présenter le jeu auxgens. Je vais ranger la chambre mais après ma partie).

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