Rito, jeune lycéen sans histoire, est fou amoureux de la belle Sairenji depuis longtemps, mais sa timidité l’empêche de se déclarer. Un soir, tandis qu’il pensait à l’objet de ses désirs, apparaît Lala, une princesse alien. Après quelques troubles, la belle décide de rester sur Terre afin de prendre Rito pour époux ! C’est le début d’un long calvaire pour notre héros, car si jamais il n’arrive pas à repousser les divers prétendants qui convoitent Lala, son père fera détruire la Terre…

Après avoir scénarisé et dessiné Black Cat, Yabuki Kentaro s’est lancé, il y a maintenant 6 mois, dans un nouveau shonen avec cette fois-ci Hasemi Saki aux commandes du scénario. Exit l’action et les gunfights, et place au romantisme teinté de science-fiction/fantastique. Combo qui n’est pas sans rappeler un certain Video Girl Ai de Katsura. Alors, ce changement de style est-il bénéfique à l’auteur ?

D’un point de vue graphique, c’est beau, le trait est précis et agréable à l’oeil. Les filles sont on ne peut plus kawaiiiiii (rajoutez autant de i que vous voulez), et l’on notera un soin particulier apporté aux chevelures, très détaillées. Par contre, pour l’originalité on repassera. Rito ressemble à Train, le héros de son manga précédent, Lala à Eve (toujours Black Cat), et un des personnages est un quasi-clone de Hikaru (Hikaru no Go) (voir l’image correspondante). Si Yabuki a décidé de ne pas scénariser cette nouvelle série, c’est peut-être qu’il s’est rendu compte que son graphisme soigné était desservi par le classisisme du scénario qu’il produisait. Manque de chance, il est tombé sur une scénariste qui a l’air d’aimer autant les clichés que lui. Les situations sont vues, revues et il n’y a pas grand chose qu’on ait déjà aperçu dans un Love Hina, un I »s ou un Ichigo 100%, tels que les désormais classiques : « montrage de culotte oups pas fait exprès », le « cette fois je vais lui avouer mes sentiments, mais au moment où j’ouvre la bouche un événement soudain m’interrompt », ou encore le toujours amusant « glissade et réception sur la poitrine de la jeune fille qui était en face ». Que du bonheur donc, et ce n’est pas le maître en la matière Akamatsu qui me contredira (qu’est-ce qu’on doit s’amuser à un dîner chez lui, quand même).

Le scénario se contente pour l’instant d’une succesion de courtes histoires indépendantes (deux ou trois chapitres) qui, à défaut de faire avancer l’intrigue, sont prétexte à proposer un maximum de fan service. C’est toujours ça de pris, même si cela donne quand même l’impression que la scénariste est partie en vacances. Et si la présence d’un côté science-fiction de par la technologie avancée qu’utilise Lala est raffraîchissante, il est regrettable qu’elle ne serve qu’à alimenter encore une fois le côté fan service, à coup de vêtements transformateurs, ou de monstres tentaculaires (slurp !).

Comédie romantique simplette, ne se démarquant du lot que par ses aspects fantastiques, et par sa dose hors du commun en situations limite ecchi, To Love-ru pourra sans doute satisfaire les afficionados des triangles amoureux, s’ils arrivent à supporter les défauts mentionnés précédemment. Les autres se tourneront plutôt vers Suzuka qui, dans le même genre, a le mérite d’être beaucoup plus réaliste et de ne proposer quasiment aucun fan service.

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