En 2010, l’empire de Britannia a conquis le Japon et domine maintenant ce dernier. Le pays est renommé en Zone 11, et ses habitants en Elevens. Les discriminations qui ont lieu alors sur le pays entraîne une vague de résistance, farouchement reprimée par l’Empire. Mais la situation change le jour où un étudiant Eleven : Lelouch, acquiert un peu par hasard, un pouvoir assez spécial : le Geass, qui va lui permettre de réaliser ses ambitions : écraser les envahisseurs.

Code Geass est la nouvelle série de Mecha du studio Sunrise… Non, ne prenez pas peur tout de suite, ce n’est pas le nouveau nom de code d’une série Gundam anti-originale, mais un vrai bon anime de mecha comme les japonais ont réappris à en faire à l’instar d’Eureka Seven.
Sur le papier, cet anime relève du rêve : Goro Taniguchi à la réalisation (Planetes, Gun X Sword…), Ichiro Okouchi au scénario (Eureka Seven, Planetes…) et enfin le collectif Clamp au charac design ! Mais Code Geass n’est pas seulement un joli papier, c’est tout bonnement l’anime de la rentrée, celui qui vous accompagnera les soirs de Noël et du jour de l’an, enfin du moins pour les plus otakus d’entre vous.

Mais qu’est-ce qui fait de Code Geass un anime si exceptionnel ? Ce qui saute toujours en premier aux yeux, c’est bien sûr la qualité des dessins et de l’animation. Ici, l’anime fait preuve d’élève modele : le charac design, bien qu’à première vue plutôt classique pour un anime de ce genre, se révèle très efficace avec ses couleurs vives et ses contours très propres. Clamp nous sert des personnages aux traits sans grande originalité, mais qui pourtant arrivent à dégager une aura de charisme impressionante (il suffit de voir le héros). En ce qui concerne l’animation, on sent le gros budget : elle est magnifique et jamais ne faiblit au cours des 8 épisodes visionnés, à la fois propre (oui, cet anime est très propre), haute en couleur et émotive. Mis à part un charac design un peu en dessous, Code Geass fait figure de concurrent direct à Eureka Seven.

Mais Code Geass ne possède pas comme seule qualité ses graphismes. L’intrigue peut paraître elle aussi classique au départ, mais la profondeur de l’univers créé par Ichiro Okouchi n’est pas sans rappeler celle d’un Eureka Seven. Un Empire qui assoit son pouvoir sur le monde, face à lui des résistants plus ou moins organisés, une fille aux pouvoirs plus qu’étranges, et au milieu de tout ça un héros, le plus classe qui puisse être, qui manipule son monde… Tout est réuni pour un scénario à la fois accessible mais terriblement prenant. Mais la qualité indéniable du script de Code Geass est son héros !

Lelouch Lamperouge, alias Zero; on ne peut s’empêcher de penser à Raito de Death Note en le voyant. Il possède le même désir monomaniaque d’utiliser son pouvoir pour renverser l’ordre des choses, et manipule similairement les autres personnages à l’aide de plans à la fois mûrement réfléchis et machiavéliques. De même, on retrouve les deux faces du héros : celle qui est étudiant de la Zone 11 et à la fois fils caché de l’Empereur de Britannia, et celle où, vêtu de son costume des plus classieux, il va utiliser les résistants comme arme contre l’empire de Britannia dont il veut se venger.

Pour le moment, l’histoire en reste à des face à faces entre l’armée de Britannia et la résistance menée par Lelouch, mais nul doute que le scénario se développera bientôt, expliquera les origines du pouvoir du héros et sûrement plus encore. En tout cas, on ne peut qu’espèrer que tout le potentiel de l’univers soit utilisé et non gâché comme on a pu le voir dans un Innocent Venus.

Vous l’aurez compris à travers cet article, Code Geass est à mon avis un digne successeur d’Eureka Seven (oui je l’ai cité partout). Bien que je doute qu’il atteigne le niveau d’excellence de ce dernier, Code Geass est l’anime à ne rater sous aucun prétexte pour tout fan de Mecha (ou non), à la fois beau, prenant et fun.

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