En 2010, l’empire Britannique a conquis le Japon et domine maintenant ce dernier. Le pays est renommé en Zone 11, et ses habitants en Elevens. Les discrimiations qui occurent alors sur le pays entraîne une vague de terrorisme, farouchement reprimé par l’Empire. Mais la situation change le jour où un étudiant Eleven : Lelouch, acquiert un peu par hasard, un pouvoir assez spécial : le Geass, qui va lui permettre de réaliser ses ambitions : écraser les envahisseurs.

L’admiration des japonais pour la France me surprendra toujours. Entre la série Noir (sans mauvais jeu de mots) qui se déroule à Paris, ou Sandy de One Piece qui donne des noms de plats français à ses coups de pieds, les références à notre culture sont nombreuses. Cette fois-ci, nous avons affaire à un héros nommé Lelouch Lamperouge, un prince Clovis, et un mecha au nom de code Lancelot ; des noms qui feront sourire tous les spectateurs français. Mais ne nous arrêtons pas à ces considérations de bas étage, car malgré son héros au nom ridicule, Code Geass a tout pour être la bombe du moment. Rien que ça.

Après un générique énergique concocté par le groupe Flow (Naruto openings 4 et 8, Eureka Seven opening 1…), nous voilà plongés dans un scénario ambitieux dans lequel le Japon a été soumis par l’Angleterre, et contre lequel un homme, un seul se dresse face aux envahisseurs : Lelouch ! Première constatation : ce héros a la méga classe. Deuxième constation : le scénario a l’air très travaillé. Dévoilant un fort potentiel au niveau des situations, des personnages et de leurs relations, on en vient à déjà regretter que seuls 25 épisodes ne soient prévus. Et une troisième constatation parce que c’est un peu idiot de n’en lister que deux : c’est le studio Clamp qui s’est chargé du design et ça se voit. C’est beau et soigné même si comme d’habitude, les personnages ont tous l’air d’être anorexiques (bien que cela soit quand même moins prononcé que dans un Tsubasa Chronicle).

Revenons un peu sur le héros : tel un Raito/Light dans Death Note, il a une ambition démesurée, il est charismatique, sûr de lui, mégalomane et ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Ses armes : son intelligence et son sens tactique hors du commun, son culot monstrueux et son jeu d’acteur, et enfin son Geass, don de la mystérieuse CC, qui lui permet de donner un ordre auquel la personne d’en face est obligé d’obéir. Ce pouvoir se révelera particulièrement utile afin de mettre à bien son projet titanesque : vaincre l’Empire Britannique. Pour cela, il s’alliera à un groupe terroriste, tout en adoptant une position de leader, parce qu’il en impose, ce mec (Le)louche.

Quant aux méchas, leur design rappelle celui d’Eureka Seven, ce qui est une bon point. Mais il est à noter qu’au bout de 7 épisodes, ils ne sont pas exactement l’élément central de la série. Les combats ressemblent plus à une partie d’échecs dirigée par Lelouch qu’à autre chose, et pour tout dire, le héros n’a pour l’instant eu l’occasion d’en piloter un que deux fois. C’est surtout dans le camp des Britanniques qu’on entendra parler de robots surpuissants comme le Lancelot.

Accrocheuse dès les premiers épisodes, la série possède un potentiel indéniable, grâce à son scénario intelligent et loin d’être prévisible, ses graphismes attrayants, et son héros classieux au possible (on ne le redira jamais assez) . Espérons juste que l’intêret ne baisse pas en cours de route, mais pour l’heure, c’est une réussite que même Claude Lelouch, l’homonyme du héros, ne renierait pas. Même s’il n’a absolument rien à voir avec tout cela.

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