Trois ans après Final Fantasy VII et un an après Advent Children, Vincent Valentine n’a toujours pas trouvé le repos et cet opus de Dirge Of Cerberus est là pour régler ses comptes une fois pour toutes. Premier jeu de la Compilation of Final Fantasy VII dans nos contrées, Dirge Of Cerberus nous met dans la peau du sieur Vincent Valentine (meilleur character design jamais réalisé de Tetsuya Nomura), cette fois pas du tout pour un RPG, mais plutôt pour un TPS (Third Person Shooter) avec quelques tendances de RPG… Alors qu’en est t-il ? Grosse déception ou pure réussite dans la lignée de Final Fantasy VII ? (Quel suspence, c’est trop. je défaille !)

Nous avons donc affaire à un TPS, en effet on bouge avec le stick analogique gauche et on vise avec le droit, et la touche R1 est là pour faire office de gachette. La visée des ennemis est plutot agréable grâce à un système d’aide a la visée, qui ne fait pas tout le travail pour autant. Qui dit TPS, dit également de nombreuses armes, et c’est bien le cas ici, car les gens de chez Square Enix nous ont gratifié d’un système de personnalisation des armes très pointu. On choisit tout d’abord soit pistolet, soit mitraillette, soit fusil, auquel on peut adjoindre trois types de canons, des matérias ou des équipements qui boostent la défense ou qui diminuent le poids de l’arme. Ces accessoires influent sur le poids, la rapidité de feu, la puissance et la précision de l’arme. Avec en plus la possibilité d’améliorer ses armes environ 4 fois, cela nous donne un bon nombre de combinaisons ! La jouabilité en TPS ne m’a donc pas rebutée, même si cela manque cruellement de fun par moment. Il y a aussi une pointe de RPG, car après chaque mission, on gagne des points, que l’on peut soit dépenser en points d’expériences pour augmenter le niveau de Vincent, soit les convertir en gils pour améliorer ses armes.

Le plus gros problème vient du reste du gameplay, d’une part à cause de l’IA des ennemis qui est vraiment ridicule : ils ne pensent pas à se cacher, vous courent après comme des idiots, leur nombre étant leur seule force. Autre gros défaut, le level design qui se résume toujours au même schéma suivant : Porte fermée -> apparition d’ennemis -> on les défonce -> on ouvre la porte avec la clé sur eux -> encore une porte fermée… Particulièrement rébarbatif et les combats contre les boss ne sont guère plus passionnants. Il y a pourtant des objectifs secondaires à mener, mais la plupart du temps cela consiste à tuer les ennemis (je l’aurais fait sans que l’on me le demande). On peut tout de même en remarquer des intéressants, comme l’objectif secondaire de protéger les membres du WRO pendant l’attaque de Migdar, mais dans ce cas c’est carrément trop difficile (leur IA est la même que celle des ennemis). On notera qu’il est possible durant une courte séquence de jouer Cait Sith, histoire de varier un peu.

Heureusement le scénario, riche en rebondissements et en découvertes sur Vincent, nous permet de rester scotchés sur le jeu. Soyons clairs, pour les fans de Final Fantasy VII, c’est l’extase : de nombreux points du scénario original sont éclaircis sans pour autant donner tout tout cuit; on remarquera d’ailleurs que la mise en scène est magnifique et la gestion des flashbacks très bien réalisée. Et malgré le fait que tout soit « greffé » sur l’histoire déjà existante de Final Fantasy VII, le tout est à la fois plausible et très fouillé.

Ensuite, toujours pour ceux qui aiment Final Fantasy VII, c’est un vrai bonheur de retrouver Cloud et les autres ! Ainsi que des lieux familiers comme le cimetière des trains et le manoir Shinra à Nibelheim, plus d’autres totalement inédits et magnifiques (comme dans tout bon FF qui se respecte). Tous ces décors sont très détaillés et beaux, sans être transcendants, on pourra notamment leur reprocher leur monochromie, mais elle colle très bien à l’ambiance de Final Fantasy VII. Tant que l’on parle des graphismes, le reste est tout aussi beau, avec mention spéciale pour les modèles des personnages très détaillés et magnifiquement animés. Le character design est bien évidemment imputé à Tetsuya Nomura qui a fait du très bon boulot : d’une part on retrouve tous les personnages de Final Fantasy VII, certains relookés pour l’occasion, et les méchants sont vraiment charismatiques, comme tout méchant de Nomura.

Autre point positif, la musique très inspirée qui, d’une musique d’ambiance assez classique au début passe à du rock à la fin avec la chanson de Gackt.

Pour conclure, Dirge Of Cerberus est un jeu à réserver aux fans de Final Fantasy VII et seulement eux, car les seuls points positifs sont l’ambiance et le scénario, les deux fortement dépendants de l’univers de Final Fantasy VII. Les autres n’auront pas le courage de se battre contre le level design désastreux. Bref un jeu potable, mais on a clairement l’impression d’être une vache à lait pour Square. Si vous aimez Vincent, que vous voulez encore revoir Cloud, Tifa ou Youffie et que vous n’avez pas peur de passer pour quelqu’un qui se jette sur n’importe quoi avec marqué « Final Fantasy » dessus, vous pouvez investir dans Dirge Of Cerberus, sachant qu’il est vendu un peu moins cher que les jeux normaux à 40€.

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