Partons découvrir les Mushis, êtres vivants nés de l’ombre, qui sont à la base même de l’existence et visibles par un nombre restreint d’humains. Ces créatures peuvent prendre diverses formes et évoluent aux côtés des êtres humains avec des aspirations très variées. Ginko est l’une des personnes qui peut interagir avec elles et qui les étudie : c’est un Mushishi. Il voyage pour venir en aide aux personnes qui y sont confrontées, mais aussi pour assouvir sa soif de découverte.

Ah Mushishi
Un univers onirique mêlant familiarité et découverte au travers de destinées éphémères et toutes liées à une même chose : les Mushis. Véritable hymne à la persévérance et à l’espoir, Mushishi est une série qui nous fait retrouver notre âme d’enfant tout en faisant appel à notre vécu. Enfin un anime qui sait à la fois détendre, surprendre, émouvoir et émerveiller.

Vingt-six épidodes qui possédent tous un charme et une énergie à part entière devant lesquels personne ne peut rester indifférent. Chaque aventure aux côtés de Ginko est un véritable conte, une fable qui enchante tous nos sens. La série nous peint une fresque poétique de l’existence et de la nature en se penchant sans lourdeur sur les plus petits détails de la vie, les plus insoupçonnables – les plus importants. Ça change des interminables et violents combats… un peu de modestie fait un bien fou. Toutefois, autant dire que le manque d’action et de continuité – chaque épisode procède de la même façon . Ginko débarque dans un endroit au début de l’épisode et aide différentes personnes – pourra déplaire à certains.

Chaque épisode trace une intrigue différente, avec des lieux et des personnages distincts. Malgré le court laps de temps pendant lequel Ginko séjourne parmi eux, impossible de ne pas tomber sous le charme des paysages plus beaux les uns que les autres et des personnages touchants et désarmés face à cette nature imprévisible. D’autant plus que Ginko, les Mushis et les multiples paysages sont superbement dessinés et animés.

Ah Ginko
Mystère, charisme, intelligence et générosité, tout cela concentré en un seul homme. Véritable bibliothèque ambulante et altruiste, il n’hésitera pas à aider toutes les personnes dans le besoin qu’il rencontrera sur son chemin. Les nombreux personnages que Ginko rencontre sont malheureusement tous un peu semblables (tant d’un côté graphique que psychologique), mais leurs destinées et leur sensibilité fait qu’on s’y attache.

Il est dommage que Ginko ne révèle pas beaucoup d’éléments sur son passé et ses motivations – seuls quelques flash-back nous mettront sur la voie. Un grand mystère plane autour de sa personne, ce qui fait son caractère unique et justifie la sympathie qu’on lui porte. Uniquement porté par son envie de renouveau, de découvertes et de rencontres, il semble imperturbable et toujours sûr de lui – en faisant le choix de cacher ses sentiments (il me fait penser à Lucky Luke qui s’en va discrètement, sans rien demander, la clope au bec.)

Mais qui est-il ? Un Mushishi, ou collectionneur de Mushis, créatures situées entre la vie et la mort, entre les bactéries et les animaux. De forme très variées et étranges, ni bons ni mauvais en soi, ils prennent possession chacun à leur manière de la nature ou des êtres humains. La quête des Mushis constitue une sorte de masque, un prétexte pour redécouvrir ce que l’on pensait être familier, que ce soit la nature qui nous entoure ou ce que nous pensons savoir de nous-même. Grâce à eux, nous découvrons une nature plus riche et plus fascinante qu’elle ne l’est déjà et des mystères qui ne demandent qu’à être perçés.

Ah Dame Nature
Les paysages sont absolument magnifiques. Ginko évolue dans des contrées perdues jonchées de modestes villages qui possédent toutes une ambiance et un charme unique. Océans, montagnes, plaines… le dépaysement est total. Nous sommes plongés dans une nature sauvage magnifiée par des couleurs chatoyantes et de très beaux effets de lumière. Lorsque les Mushis interviennent, le contraste a lieu ; les personnages errent dans un monde totalement différent, telle une nouvelle dimension qui naît. Quant à la musique, très douce, elle intervient toujours au bon moment. L’opening est superbe.

Ah la fin… (de l’article)
Mushishi a le don de mêler avec sensibilité et réalisme des faits surnaturels avec des choses que l’on rencontre dans notre vie de tous les jours. Tout cela avec beaucoup de poésie. Chaque épisode se déroule comme une métaphore, une réflexion sur la vie, qui ne finit d’ailleurs pas toujours bien. Cette série est un autre regard sur le monde, un des plus profonds et des plus subtils qu’il m’ait été donné de voir et de ressentir. Les paysages, la musique et les personnages nous ramènent sans cesse à la contemplation devant un monde qui se révèle grâce à son plus simple apparat : la nature. Un message écologique et poétique -mais qui sait rester simple- où il est impossible de ne pas se reconnaître. Tout cela sans artefacts inutiles, comme pour nous rappeler l’importance des choses les plus simples, dans un monde où la superficialité prédomine. Les différentes intrigues font appel à notre sensibilité avec une grande maturité et ont le don de faire resurgir des rêves d’enfant.

À voir absolument.

Pas de réponse à “Mushishi”
  1. Spilen dit :

    Un animé qu’il faut savoir savourer =D Les cotés répétitif sont facilement contournable si il est regardé avec parcimonie

    J’ai fortement aprécié le ton donné à l’article qui reste dans le cadre du conte qu’est Mushishi.

    Comme déjà bien expliqué, il s’agit d’une fable que l’on découvre à chaque épisode. Les choses partent parfois d’évènement tellement banal et ordinaire que ça en devient amusant. Mais cet animé reste un voyage bien triste, touchant et émouvant dans chacun de ses épisodes.

  2. pouet dit :

    du meme genre environ au début: Natsume yuujinchou

  3.