En attendant (impatiemment) mon dossier sur les tacticals et en cette période de disette des articles sur les T-RPG, je vais vous parler aujourd’hui d’un T-RPG qui m’a fait découvrir le genre (et sûrement à pas mal d’entre vous), j’ai nommé : Vandal Hearts !! Mais pourquoi parler de celui ci, me direz-vous, alors que de nombreux autres tacticals sortis depuis offrent beaucoup plus de possibilités…

En effet le système de classes (car qui dit Tactic, dit classes) fait bien pâle figure face aux T-RPG récents. À partir du niveau 10, chaque perso peut aller au dojo pour choisir d’évoluer vers une certaine classe, hélas seulement deux choix sont à disposition. Il pourra ensuite évoluer, mais sans choix cette fois-ci au lvl 20. Exemple : un soldat pourra devenir swordman (puis duelist) ou armure (puis dragoon). De plus, les magiciens gagnent leurs sorts en même temps que leur niveau et les non-mages n’ont carrément aucun sort ! Le nombre réduit de job permet tout de même de recommencer le jeu avec plaisir, et la simplicité du système le désigne tout naturellement aux débutants en T-RPG.

Pour ce qui est du gameplay en lui-même, c’est également assez basique (mais efficace !) : l’épée tue la flèche, la flèche tue la plume (les volants), la plume tue l’épée. Les armures sont très résistantes aux dégâts physiques mais faibles face aux sorts et sont très lentes, les mages ont des sorts puissants mais sont très peu résistants aux dégâts physiques. Chaque classe a donc ses points forts et ses faiblesses. Une subtilité est la possibilité d’attaquer de côté ou de dos, d’une position surélevée ou avec un allié au contact avec l’ennemi, chacune de ces positions augmentant les dégâts en conséquence.

Un mot sur les graphismes qui n’ont rien de transcendants, les sprites ne sont pas très détaillés et la plupart du temps, les magies ne ressemblent à rien. On prend cependant toujours du plaisir à regarder les animations des attaques qui sont différentes pour chaque perso et chaque classe.

Mais ce tactical n’a-t-il donc rien d’exceptionnel ? Et bien si et j’y viens. Les missions tout d’abord : 6 chapitres, 5 à 6 missions par chapitre, non rejouables (impossible de revenir en arrière, sauf dans les villes) et pourtant on est constamment captivé car chaque mission est unique et passionnante : combat sur un pont qui s’écroule, combat où il faut protéger des piliers… etc (nd Kirox : très passionnant en effet ^^). Le level design est donc parfait car chaque mission est fignolée à l’extrême. De plus, quasiment chaque mission fait réellement avancer le scénario. On est loin des tacticals avec des centaines de missions sans intérêt qui se ressemblent toutes et qui ne font pas avancer le scénario d’un poil. C’est sûr, on manque cruellement de liberté mais au moins, Vandal Hearts se laisse jouer tout seul.

Revenons sur le gameplay, comme je vous l’ai dit, chaque job a ses points forts et ses faiblesses, mais ceux-ci sont très accentués : un personnage mal placé peut se faire tuer en un seul coup. Cela oblige à monter une stratégie très pointue et faire très attention, une erreur pouvant être fatale. La difficulté n’est pas vraiment grande pour autant, étant donné que exception faite de rares cas où la mission est limitée en temps, on ne peut perdre que lorsque le héros meurt.

Et qui dit héros, dit histoire ! Et parlons-en de l’histoire de Vandal Hearts (quelle belle transition), car elle le mérite. Ash est un membre de la police d’Ishtaria, capitale de Sostegaria, un ancien empire qui a été transformé en république 15 ans auparavant suite à une guerre civile. Ash est également fils d’un traître qui a défendu l’ancien empire. Mais tout n’est pas rose dans cette république, la guerre gronde alors qu’un sénateur cherche à faire un coup d’état et Ash devra se battre pour sauver la paix et même le monde. Difficile de résumer simplement une histoire riche comme celle de Vandal Hearts, sachez toutefois que les personnages sont nombreux et tous très réalistes et émouvants. Les péripéties sont également très nombreuses et il faudra attendre avant de savoir la vérité sur les fondations de Sostegaria et sur le passé de tous les protagonistes.

Ne vous attendez pas au T-RPG du siècle en jouant à Vandal Hearts, a cause de son gameplay limité qui le réserve aux débutants en T-RPG… Pourtant il est indéniable que Vandal Hearts est très accrocheur avec un parti pris sur le déroulement du jeu qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui rend encore plus beau le seul gros avantage de ce T-RPG : son histoire. En mettant de coté mon objectivité, sachez que l’histoire de Vandal Hearts est une des plus émouvantes qu’il m’ait été offert de voir dans un jeu video.

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