En cette période propice aux blagues, je vous propose une grande douche de fun. Jaune comme un citron et pas rond comme un ballon, vivant dans un ananas au fond de la mer, le très excentrique Bob l’Eponge Carrée connaît un tel succès qu’il s’est vu adapté au cinéma l’an dernier. Alors pour montrer qu’il n’a pas peur des gros méchants poissons d’Avril, plongeons avec lui dans le monde merveilleux du fond de l’océan.

Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, on n’y trouve pas que des vieilles carcasses de paquebots et autres détritus mais un magnifique monde coloré et surtout une petite ville charmante du nom de Bikini Bottom. L’habitant le plus remarquable de cette bourgade sympathique est une éponge rectangulaire jaune de dix centimètres de haut qui s’habille d’une boîte de pizza au motif chemise et bermuda très tendance, et qui porte le joli nom de Bob. Il est simple cuisinier au restaurant « Le Crabe Croustillant », seul établissement servant des burgers appelés « pâtés de crabe ». Fort de ses 374 certificats du meilleur employé du mois, il espère que son patron, le Capitaine Krabs, lui confie le poste de directeur du nouveau restaurant « Le Crabe Croustillant 2 ». Mais à sa grande déception, le poste est confié au collègue de Bob, Carlo Tentacule, caissier du Crabe Croustillant, antisocial et pessimiste, mais beaucoup moins gamin que notre burlesque héros. Mais le tout aussi perfide que minuscule Plankton en profite pour mettre en place un plan machiavélique afin de voler la recette secrète du pâté de crabe et l’utiliser pour faire prospérer son propre restaurant. Il vole alors la couronne du roi Neptune et s’arrange pour faire porter le chapeau au capitaine Krabs. Grâce à l’intervention de la princesse Mindy, Bob, accompagné de son très stupide ami de toujours, j’ai nommé Patrick l\’étoile de mer, a alors six jours pour retrouver la couronne et la rapporter au roi sans quoi Krabs sera exécuté.

Le scénario n’a donc rien de très original, ni le thème du film qui traite de l’apparente difficulté d’être un enfant pour s’apercevoir finalement qu’on n’a pas besoin d’être adulte pour se friser les moustaches. Cependant, ce sont les personnages et les situations totalement loufoques qui font notre bonheur dans l’histoire. Le comique est particulièrement bien maitrisé, compréhensible par des enfants mais tout de même drôle pour des personnes plus âgées. Il est de plus très bien mis en exergue par des graphismes simplistes et colorés qui nous font retomber en enfance. S’enchaînent ainsi les gags visuels, en particulier grâce aux expressions faciales de Bob toutes plus désopilantes les unes que les autres, ainsi qu\’à quelques blagues récurrentes ayant déjà fait le succès de la série. On regrettera néanmoins quelques trop longs temps morts entre ces scènes hilarantes, mais c’est le prix à payer pour pouvoir faire 80 minutes de film. Parmi les autres défauts du film, on peut citer la remarquable transparence de Sandy l\’écureuil et les rôles très limités de Krabs et Carlos, les personnages secondaires qui ont pourtant contribué au triomphe de la licence.

Si l’envie vous prend de voir ce film après cet article, ne soyez pas étonné au début ! Vous n’avez pas inséré le DVD de Pirate des Caraïbes par maladresse mais ce sont bien de vrais acteurs, jouant des pirates, qui ouvrent le bal. On pourra d’ailleurs noter la relative ressemblance de leur rôle avec les gens de la compagnie d’assurance dans le film des Monty Python, « Le sens de la vie ». Et ce ne sont pas les seuls acteurs véritables puisque le grand interprète de « Hooked on a feeling », le célèbre David Hasselhoff, reprend pour notre plus grand bonheur le rôle du nageur-sauveteur qu’il incarna avec brio dans Alerte à Malibu. Il aura un rôle capital dans la scène d’action finale qui est malheureusement un peu trop longue et pas à la hauteur, en particulier si on la compare à la première scène du film, où Bob se la joue Arme Fatale pour satisfaire un client. Mais le film ne pouvait pas se terminer avec une telle médiocrité, malgré le magnifique (!) jeu d’acteur de Hasselhoff, et c’est donc avec plaisir qu’on savourera pour finir la chanson rock « Je suis un glouton barjo » totalement psychédélique et magnifiquement bien adaptée en français, comme tout le film du reste. Á noter parmi les autres références cinématographiques, le Terminator sous-marin qui poursuit le duo d’aventuriers ridicules durant son incroyable périple.

Fidèle à la série et à son thon, euh …, ton décalé, Bob l’éponge – le film satisfera n’importe quel fan de la série. Il apporte une bonne dose de fun, dose nécessaire à n’importe quel membre de la GSK-Team pour pouvoir continuer à publier des articles en toute sérénité, et je ne peux donc que vous le conseiller si l’humour excentrique du site ne vous effraie pas, mais au contraire vous délecte.

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