20 ans après une catastrophe maritime qui est à l’origine de la découverte des Hadians, des insectes mutants, Tokyo se fait attaquer par ces méchantes bêbêtes. Heureusement la NIDF, organisation de défense de la Terre contre les vilains moustiques, est là pour les en empêcher. C’est dans ce contexte que Syuu Aiba va obtenir un super pouvoir pour devenir un héros rebelle comme nous les aimons, ou pas…

Kiss Dum est le dernier né des studios Satelight, ils m’avaient déjà émerveillé fin 2005 avec Noein qui possédait une charte graphique à la fois splendide et originale et qui mettait en scène un univers science-fictionel profond et mystique. Je ne pouvais donc qu’attendre avec impatience ce dernier bébé dont le trailer m’a longtemps fait rêver.

Malheureusement les premiers épisodes de l’anime ne transforment pas ce rêve en réalité mais plutôt en cauchemar. Pour commencer un cauchemar scénaristique : en effet comme vous avez pu le discerner dans le synopsis, Kiss Dum présente un scénario on ne peut plus classique avec la Terre qui est menacée par des vilains monstres et un héros aux pulsions rebelles qui va éveiller un super pouvoir vachement utile pour vaincre ces dits monstres. Mais ce n’est pas encore là la faiblesse de l’anime, car souvent on a vu des séries au scénario classique tirer leur épingle du jeu, comme Soukyuu no Fafner pour citer un anime de la même veine.

Le réel problème de Kiss Dum est plutôt sa réalisation plus que chaotique. L’anime aurait pourtant pu être très soigné quand on voit les travaux précédents du studio et la qualité de certaines scènes, mais cet effort n’est que rarement visible et on se trouve souvent face à une animation plutôt moche et à une intégration d’images de synthèse complètement ratée. Pour accompagner le tout, on nous sert un chara-design sans grande originalité ni charme, des monstres ridiculement hideux, et des personnages au charisme d’un slip Winnie l’ourson.

Tout ces problèmes de réalisation semblent être expliqués par des soucis d’organisation dans le staff de l’anime. Le directeur de l’animation nous raconte sur son blog qu’apparemment un mois avant le début de la diffusion, le réalisateur Yasuchika Nagaoka s’est fait la malle et aucun des épisodes n’avaient encore été terminés. Un nouveau réalisateur inexpérimenté à été nommé à sa place, mais celui-ci n’avait aucune idée de ce que Nagaoka avait préparé. Résultat, les trois premiers épisodes sont baclés, d’ailleurs le 3ème épisode est tellement bordélique dans la narration et la réalisation qu’il donnerait le mal de mer à Bob l’éponge. Et grande première pour un 4ème épisode, on nous sert un résumé des 3 premiers, chapeau les artistes !

Pour tout vous dire, ces 3ème et 4ème épisodes m’ont achevé au point d’abandonner la série. Il semblerait que par la suite l’histoire change complètement d’orientation mais je ne veux même pas en savoir plus, je suis masochiste au point de regarder 75 Card Captor Sakura mais pas 22 Kiss Dum de plus. Je tiens aussi à rajouter à la liste des défauts, des essais de fan service ridicules : oui oui, une des chefs du NIDF se balade dans la baie de Tokyo en maillot sur une bouée et on ne sait même pas pourquoi !

Au final, Kiss Dum est un anime qui aurait pu devenir quelque chose de correct mais les désordres au sein du Studio ont rendu les 4 premiers épisodes chaotiques et difficiles à digérer. Je laisse le soin aux plus courageux voir la suite, qu’ils prient pour une amélioration de la narration, de l’animation, du scénario, des personnages, … de l’anime quoi…

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