En 2167, l’onde de choc provoquée par l’explosion d’une supernova a sérieusement endommagé la Terre. 189 ans plus tard, soit en 2356 si vous avez bien compté, l’humanité s’est préparée à faire face à la Seconde Vague provoquée par l’explosion. L’histoire se concentre sur le parcours de Katase Shima, élève en première année sur la fondation spatiale Stellvia, qui rêve de devenir pilote.

Afin de prévenir toute excitation démesurée des fans de SF, je commencerai par un avertissement. Ne vous y trompez pas : Stellvia est une série de « SF pour débutants ». Je m’explique. Malgré le contexte spatial et tout ce que cela engendre (vaisseaux spatiaux, méchas, combats, menaces extraterrestres …), une grande partie de la série se penche sur les péripéties scolaires et amoureuses de Shipon (c’est ainsi que Katase Shima a été surnommé) et de ses camarades.

La première partie de la série nous présente les personnages principaux ainsi que la vie scolaire et l’apprentissage de l’héroïne. C’est cette partie plutôt légère que j’ai le moins appréciée. Elle n’est malgré tout pas inintéressante puisqu’on découvre beaucoup de choses. Les personnages sont néanmoins très classiques (héroïne au potentiel énorme mais caché, meilleure amie drôle mais beaucoup moins douée, beau garçon aux capacités rivalisant l’héroïne, rivale jalouse surpassée…) mais les relations entre eux sont traitées de manière à éviter au maximum les clichés. Parmi les personnages emblématiques de la série, citons entre autres, Kouta Otoyama, garçon très mystérieux, qui entretiendra une relation toute particulière avec Shipon et dont le rôle dans l’histoire va en grandissant. Il y a également les Big Four, un groupe de quatre étudiants plus âgés et étranges (l’un d’entre eux a un look de ninja) appelés comme ça pour leurs talents au pilotage. Une de leurs membres, Ayaka Machida, cache un terrible secret et un passé torturé. En ce qui concerne la seconde partie de la série, elle nous plonge dans une ambiance qui fait toute la puissance de la série. Des problèmes plus importants surgissent et la tension monte crescendo au fur et à mesure des épisodes. Les personnages évoluent et on se rend compte que la série est bien plus profonde que ne laissaient penser les premiers épisodes. L’aspect technique, indispensable à toute série de SF qui se respecte, est toutefois ici traité très simplement et sans lourdeurs.

Techniquement aussi la série est réussie, utilisant par exemple quelques modèles 3D et des effets lumineux très réussis pour les vaisseaux et méchas. Le chara-design, très proche de l’anime Love Hina, n’est peut-être pas le plus adapté mais, malgré le fait que les héroïnes soient des jeunes filles de 16 ans, on nous épargne un fan service qui aurait été ici très malvenu. Et il faut aussi féliciter la bande-son qui met parfaitement l’ambiance au moment voulu, en particulier l’opening « Asu e no brilliant road » du groupe angela qui réapparait régulièrement dans les scènes-clés de l’histoire.

Stellvia fait partie de ces séries pas prises de tête, dont on regarde facilement les épisodes d’affilée avec plaisir. Il est agréable d’avoir une série dont le futur, malgré les dangers qui le menacent, est aussi optimiste. La première vague cataclysmique a contribué à ressouder les peuples de la Terre qui font face à un ennemi commun, la deuxième vague. Ce qui n’empêche pas la série de poser quelques questions intéressantes sur l’humanité. C’est là toute le charme de cet anime qui sait mêler à la fois humour, action et réflexion de fort belle manière.

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