Bien longtemps après notre ère, la Tribu d’Or qui dominait l’univers décida d’envoyer un appel à tous les peuples existants. Trois d’entre eux répondirent et furent nommés respectivement Tribu d’Argent, Tribu de Bronze et Tribu des Héros. Au moment où la Tribu d’Or allait quitter cet univers, un dernier peuple se manifesta. C’était la Tribu de Fer (les humains). Une fois la Tribu d’Or partie, la Tribu d’Argent exerça un contrôle total sur tout l’univers. Les humains, menés par la Princesse Deianeira, tentent désespérément de trouver leur sauveur, le seul humain élevé par la Tribu d’Or et qui leur permettra de retrouver une planète habitable.
Un jour qu’ils découvrent une planète abandonnée, ils rencontrent par la même occasion un jeune garçon du nom d’Age (ou Eiji, c’est selon). Cette rencontre pourrait bien être pour eux l’unique espoir qu’ils attendaient …

Au départ, Heroic Age avait toutes les cartes en mains pour devenir un bon anime. Un nom plutôt accrocheur et un synopsis bien tordu qui pouvait augurer de fort belles choses. Mais, car il y a un mais …
Mais, donc, vous l’aurez vite compris, Heroic Age n’est malheureusement rien de tout cela. Le sympathique synopsis avec ses histoires de Tribus n’est en réalité que de la poudre aux yeux, révélant un scénario quasi inexistant et pas intéressant pour deux sous. Nos amis les humains, décidément bien seuls dans cet univers ô combien terrifiant, peuplé de cafards volants et d’astéroïdes bleus, espèrent enfin trouver une planète qui les accueillera et leur permettra de fonder une nouvelle civilisation. Oui mais c’est bien beau tout cela, mais on se rend bien vite compte que l’anime ne tourne qu’autour de ça. Et oui, c’est devenu leur leitmotiv, trouver une planète. Autant dire que niveau originalité, on aurait difficilement pu trouver pire. Heroic Age, c’est une grande foire aux clichés ; c’est un peu comme si on avait pris les pires éléments composant les références du genre et qu’on les avait combinés en un seul et même anime. Et nous, spectateurs bonne poire que nous sommes, on regarde les personnages vaquer de planète en planète ou dans leur quotidien passionnant à l’intérieur de leur vaisseau. Autant dire rien de bien exaltant. Et ce sentiment d’un scénario inintéressant se prolonge et s’accentue même tout au long de l’histoire. Aligner deux épisodes de suite relève presque de l’exploit, tant on a l’impression de prendre un somnifère aux effets interminables. Au moins, vous saurez quoi faire si vous avez du mal à dormir.

L’inutilité du scénario est à mettre également en parallèle avec la profondeur saisissante des combats. Car oui, il y a bien des combats. Mais de combats, ils n’en portent que le nom. Sauf si l’on considère que trois robots qui se volent après (et oui, on ne court pas dans l’espace) en tirant sur un troupeau de cafards mutants soit considéré comme regardable sans se dire ‘Mais kessessé que cette daube !?’ Et ce n’est pas tout, ces mêmes combats sont présents à chaque épisode, sous la même forme, contre le même ennemi et se finissant toujours de la même manière. Si ça c’est pas pousser le bouchon un peu trop loin, Maurice …

Mais là n’est pas l’essentiel, dirons-nous, essayant de sauver ce qui peut encore l’être. Les combats de Nodos ! (les membres de la Tribu des Héros, capable de détruire une planète avec un coup de poing. Notre héros, après une transformation type Power Rangers, devient l’un de ceux-ci) Voilà la véritable attraction de l’anime ! Et non, circulez, y a rien à voir. Les fameux super combattants de l’espace sur lesquels se fondent les espoirs de tout un peuple ne font que se donner deux trois coups de poings et puis basta. De toute façon, le héros, censé être le plus faible de tous les Nodos, se révèle évidemment le meilleur et pulvérise tous les autres. Mais qui l’eut crût, dîtes-donc !

Et même quand le méchant Nodos utilise un poison qui pourrait faire tarir les eaux de notre planète Terre en 5 secondes chrono ; qu’à cela ne tienne, notre héros au grand cœur se prend le tout en pleine poire et arrive miraculeusement à s’en tirer avant de flanquer une bonne raclée au vilain empoisonneur. On vous l’a dit que c’était héroïque.

Quant aux personnages, ils sont bien dans le ton de l’anime : énervants et inintéressants. Que ce soit Age, le héros à l’intelligence sous-développée (quand on vit avec un tableau de bord de vaisseau spatial comme mère, on ne peut en effet pas espérer mieux), la princesse Deianeira qui tente malgré tout de sauver les meubles mais sans succès, sa servante Aneesha totalement inutile (et c’est d’ailleurs l’un des personnages principaux …), Iaulos le jeune et brillant commandant torturé par son amour inavoué pour la princesse et tenir son rang tout en essayant de sa la jouer classe (du vu et revu) ou encore le vieux débris aux commandes du vaisseau qui nous la joue fin stratège, accompagné de sa peluche volante (celle qu’on trouve trop kawaii dans le premier épisode et qu’on a envie d’étrangler dans les suivants).

Même le groupe des méchants, composé en grande partie par les membres de la Tribu d’Argent, ne restera pas dans nos mémoires comme étant des plus charismatiques. D’ailleurs leur leader est une petite fille … (aux cheveux d’argent, étrange n’est-ce pas ?)
Autant dire qu’avec une belle brochette comme celle-ci, la série a de beaux jours devant elle à n’en pas douter.

On compte alors sur autre chose pour relever quelque peu le niveau de l’anime. Mais comme on s’en doutait, le charac design est également aux abonnés absents. Certes c’est mignon et coloré, certes les Nodos ont trop la classe et certes le noir de l’espace est trop bien rendu mais visiblement, chez Xebec ils ont un modèle prédéfini pour tous les personnages. Parce que beaucoup d’entre eux ont la même tête. C’est assez déroutant de voir la princesse, sa servante et le jeune commandant avec les mêmes expressions et la même forme de visage. L’idée d’un charac design bâclé nous vient alors inexplicablement à l’esprit.
Mais heureusement, comme je l’ai susurré plus haut, les Nodos sont fort bien réalisés (et heureusement d’ailleurs, c’est quand même le point central de la série).

Au niveau de l’ambiance musicale, il n’y a également rien à signaler. C’est presque comme si elle était inexistante. Chose rare d’ailleurs, aucune musique dans l’anime ne m’a marqué plus qu’une autre, tellement la passion que l’on ressent pour cette série nous pousse à la concentration. A noter par contre que l’opening, chanté par Angela, est de grande qualité. Le seul véritable problème étant qu’il ne s’accorde pas vraiment avec le niveau général de la série. Mais on en n’est malheureusement plus à un détail près.

Vous l’aurez bien compris, Heroic Age n’est vraiment pas un modèle du genre. L’inexistence du scénario mêlée à la pauvreté des combats nous offre finalement une série sans saveur qui ne restera certainement pas dans les annales. Si vous n’avez plus rien à voir ou que l’ennui perpétuel ne vous effraie pas, lancez-vous dans «l’aventure» d’Heroic Age. Les autres passeront leur chemin et ils n’auront, il faut l’admettre, pas tout à fait tort.

Pas de réponse à “Heroic Age”
  1. Nemingway dit :

    Je te trouve bien dur, j\’ai beaucoup aimé cet anime; l\’ambiance est agréable, les personnages plutot fun, les combats sont bien réalisé… Le scenario est original, avec le concept des tribu, mais tout de même sous-exploité, c\’est dommage =/

  2.