Meilleur élève de sa promotion au conservatoire section piano et excellant aussi en violon, Shinichi Chiaki désespère pourtant de voir un jour se concrétiser sa véritable ambition : devenir chef d’orchestre. Sa cause de souffrance : sa peur de prendre l’avion qui l’empêche ainsi d’envisager tout voyage à l’étranger. Ce qui lui vaut de se faire souffler des grandes occasions par d’autres élèves pourtant moins prommeteurs. C’est dans une période de déprime qu’il fait la connaissance de sa voisine de palier : Noda Megumi (surnomée Nodame), pianiste fantasque qui vit dans un monde totalement opposé à celui de Chiaki. Pourtant, c’est en la cotoyant qu’il va petit à petit changer et pourra sérieusement envisager un avenir de chef.

Avec son titre japono-italien qui sonne bien, Nodame Cantabile nous embarque dans la vie parfaitement orchestrée d’étudiants plus funs et touchants les uns que les autres.
Ce qui ressort le plus de cet animé, c’est l’énergie, la volonté, l’ambition et l’optimisme des personnages. Et aussi la passion (nan pas Passionata pervers) ~

Nous avons Chiaki, le surdoué, ô combien brillant au piano et au violon.
Il est beau gosse, adulé et admiré par un grand nombre de personnes, de musiciens et de gentes demoiselles. Jeune homme froid et arrogant, il se révèle au fur et à mesure de plus en plus patient et attentionné avec ses amis. Tiraillé entre ses ambitions et ses obligations, il ne cesse de se remettre en question.

Vient ensuite Nodame, exubérante à souhait. Son innocence et sa naïveté en feront craquer plus d’un. C’est le personnage le plus drôle de la série, elle est caricaturale, touchante, parfois énervante.
Elle excelle au piano, bien que sa technique puisse être controversée. Jouant de manière impulsive sans respecter véritablement l’esprit d’origine d’un morceau, elle donne à chaque mélodie une autre vie, plus énergique, plus brute. Ses petits cris très étranges tels que « gyabo ! » ou « mukya ! » sont mémorables, à l’instar de la passion qu’elle voue à Chiaki. Rires garantis devant une telle fille, plongée dans ses partitions, oubliant de se laver et de nettoyer son dépo… appartement.
Rien de mieux qu’un homme dévoué pour s’en occuper.

Le duo Chiaki-Nodame est phénoménal, fun, émouvant et trouve son apogée lorsqu’ils sont assis derrière leurs pianos. D’ailleurs, lorsqu’ils jouent ensemble, une sorte de fusion transcendante se produit (nouvelle expression). Ces instants dégagent beaucoup d’émotion et dévoilent deux autres personnalités, se découvrant mutuellement par la même occasion. La relation qui les unit est pour le moins étrange -mais solide- et témoigne de la sensibilité des deux personnages.

Mine Ryuutarou est quant à lui un jeune homme très émotif et enjoué. Il joue principalement du violon et peine à trouver son style. C’est grâce à Chiaki qu’il reprendra goût à la musique classique, après avoir expérimenté à tort et à travers le violon électrique.

Okuyama Masumi, jeune homme aux poils tétaux soyeux et abondants, est profondément éperdu de Chiaki (et oui encore un tombé sous son charme… Axe, plus t’en met plus t’en as). C’est un musicien excentrique, ultra-sensible et souffrant de claustrophobie. Une terrible confrontation aura lieu entre lui et Nodame, afin de décider lequel sera le plus apte à séduire Chiaki.

Nodame Cantabile est un anime qui se distingue de par sa puissance humoristisque et sentimentale. Il n’est pas nécessaire d’aimer la musique classique pour l’apprécier, mais lorsque c’est le cas, tout n’en devient que plus exaltant. La mise en scène de certains morceaux au piano est simplement splendide, jusqu’à nous faire trembler.
Les moments humoristiques contrastent à merveille avec la réalité qui fait face aux protagonistes, tout en insistant sur les liens qui les unit.

Les graphismes sont très joulis et rappellent ceux d’Honey and Clover.
L’opening et les endings sont quant à eux très réussis, autant visuellement que musicalement.

Article
écrit par Gogote le [16/08/07]

Cette série peint à merveille la sensibilité véhiculée par la musique et l’émotivité des musiciens, qui deviennent autres une fois le concerto commencé.
Nodame Cantabile, sur un fond de Mozart, allie subtilité, tendresse et humour.
Originale, fun et touchante, c’est une oeuvre à ne pas manquer – parole de vache à la larme facile.

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