Panique au Soul Society ! Une sorte de fracture spatiale reliée au monde des humains est apparue dans le ciel. Il semblerait que la cause de cette transparence provienne d’un univers coincé entre les deux mondes nommé la Vallée des Cris (traduction approximative) dont l’expansion est totalement anormale. De plus, des créatures étranges nommées les Blanks ainsi qu’une shinigami inconnue nommée Senna sèment le trouble dans la ville de Karakura. Tout ceci est bien sûr relié, et c’est à Ichigo que revient la tâche de démêler ce mic mac scénaristique, sous peine de destruction imminante des deux mondes !

Part 1 : Understand The Script

Désolé pour le synopsis confus, mais il faut avouer que les scénaristes ne nous ont pas facilité la tâche. Des méchants et un monde entier qui sortent de nulle part, tout cela dans la plus grande incohérence avec tout l’univers peu à peu construit par le mangaka Tite Kubo dans son oeuvre originelle. Après les Bounts des fillers, voici donc la nouvelle trouvaille des talentueux scénaristes : les Blanks (ça sera quoi la prochaine fois ? les Beurks ?). Nous apprenons donc au cours du film que ces Blanks sont en fait des âmes qui se seraient perdues entre les deux mondes et qui n’auraient aucun souvenir de leur vie précédente. Ces âmes qui ne ressemblent à rien si ce n’est à un drap blanc avec une corne rouge sur la tête, à force d’errer se rassemblent petit à petit, et se condensent pour former cette fameuse vallée qui sépare le monde réel du Soul Society. Phénomène en général contrôlé par l’action des Shinigamis, mais cette fois-ci une bande de grands méchants se nommant les Dark Ones vient foutre la zone en utilisant le « Memory Rosary », sorte de conteneur de tous les souvenirs perdus des Blanks, pour détruire la vallée et par la même occasion, l’univers entier. Voilà en gros la terrible menace qui pèse sur le monde et qu’Ichigo et ses amis tenteront d’empêcher pendant toute la durée du film.

Part 2 : Don’t Trust Your Eyes

L’animation du film est de qualité et les effets visuels plutôt bien rendus. Par contre c’est au niveau du chara design que cela pêche un peu. Les Blanks, ainsi que les ennemis et les passants sont très moches et ne font pas du tout honneur au design ultra classieux de la série. De plus, Ichigo est parfois dessiné assez approximativement et Senna, bien que mignonne ressemble à un mélange entre Hinamori et Soi Fon. A part ce léger défaut, les (rares) bastons sont très fluides et agréables à regarder. Surtout qu’elles sont rythmées par les mêmes musiques que la série, composées par l’excellent Shiro Sagisu.

Part 3 : New and Old Friends

Outre les méchants au charisme proche du -273,15°C, un nouveau personnage fait son apparition au cours du film : la shinigami Senna. Elle accompagnera Ichigo la plupart du temps, et se révèle petit à petit être un personnage sympathique et attachant, notamment sur la fin. Pour moi, LA bonne surprise du film. A part ces deux là on pourra admirer en action quelques shinigamis bien connus de tous comme Renji ou Hitsugaya (qui a une base de fangirls assez conséquente, vu le temps d’action qui lui est accordé) ou encore cette cruche de Rukia (nd FireShot : un pichet peut-être, mais cruche c’est un peu fort).

Part 4 : The Invisible Fight

Mais si votre personnage préféré se retrouve à l’écran, vous n’en profiterez malheureusement pas très longtemps (sauf si c’est Ichigo, auquel cas vous avez des goûts discutables). Le gros du film est consacré à la relation entre Ichigo et Senna, ce qui vaut au film un début particulièrement mou et rempli de blabla sans grand interêt. Quelques prémices de baston commencent à apparaître au bout de 45 minutes, pour très vite retomber à plat et on ne retiendra finalement comme séquence d’action que le combat final. Combat qui fait donc intervenir plusieurs shinigamis tous aussi classes les uns que les autres, mais de manière beaucoup trop courte pour pouvoir pleinement en profiter. Certains apparaissent 30 secondes le temps de tuer leur ennemi, et d’autres ne servent absolument à rien (et c’est Shuhei qui remporte le prix de la meilleure potiche du film grâce à son dialogue poignant composé de 0 ligne !!)

Le premier film de Bleach se révèle donc assez dispensable, même pour le fan absolu, surtout si ce dernier cherche à voir ses shinigamis préférés en action. Très poussif dans son déroulement et doté d’un scénario aussi lourd qu’incohérent avec l’univers associé, il ne se relève que par ses jolis graphismes et son ost fidèle à la série. A vous de voir si vous êtes matérialistes et si seul l’aspect visuel des choses vous suffit pour juger.

Pas de réponse à “Bleach : Memories of Nobody”
  1. Rip dit :

    Bienbien, merci pour le commentaire, je me dispenserai de le voir.

    PS : j’admire l’objectivité ^^ mais ça me va lee_

  2.