Dans le futur la Terre a été dévastée par la pollution et l’humanité a émigré vers d’autres cieux de l’univers. Jomy est un habitant de la planète Ataraxia. Comme tous les autres adolescents humains, il doit passer un test pour devenir adulte. Mais ce test n’est pas aussi innocent qu’il n’y paraît : il a pour but caché de détecter les personnes qui appartiendraient au peuple des Mu parmi les humains. Les Mu sont des humains qui ont évolué et ont développé des pouvoirs télékinésiques et télépathiques. Ceux-ci sont recherchés par les autorités humaines dans le but de les anéantir. Il s’avère que durant son test, Jomy est repéré comme faisant parti des Mu, mais il va être sauvé par le Soldier Blue, chef des Mu. Nous suivrons au cours de l’anime l’ascension de Jomy au sein de ce peuple et le conflit qui oppose Humanité et Mu.

Toward the Terra est un anime de Space Opéra, genre souvent malmené par l’animation japonaise, il suffit de voir Heroic Age, Xenosaga The Animation ou encore Stellvia (nd Kirox : mais euh !), mais ici le constat final sera plutôt bon. La première chose qui marque dans cet anime est la profondeur du background, chose ô combien importante pour toute oeuvre de Space Opéra. L’univers présenté a des bases solides, un passé torturé qui unit les deux espèces Mu et Humains, des personnages charismatiques et un gros potentiel de révélations et rebondissements. Au cours des 24 épisodes, l’histoire évolue sur plusieurs années, on verra les personnages grandir, changer et même mourir pour certains (et oui j’aime bien ça les animes où il y a des morts). Autant vous dire que sur le papier Toward the Terra possède un scénario et une ambiance en béton. Mais l’anime nous sert aussi son lot d’action, entre courses poursuites et combats spatiaux ainsi qu’une bonne quantité de réflexion, un peu de psychologie et de satyre envers l’aspect formaté de notre société.

En ce qui concerne la qualité de l’animation, la série est aussi au rendez-vous. L’anime est beau, bien animé et les effets de lumière, si chers au Space Opéra, sont très joliment faits. Par contre, je dois avouer que je n’ai pas vraiment accroché au chara design, qui possède un style original je l’avoue, mais qui ne m’a pas plu. La qualité graphique n’a donc rien de transcendant mais le tout reste bien agréable à l’oeil.

Niveau bande son, les thèmes ne m’ont pas réellement marqué, mais en général l’OST colle très bien à l’ambiance et aux scènes d’action. Mention spéciale aux openings et endings bien sympathiques qui s’offrent le luxe d’être en accord avec le style de l’anime.

Si vous avez déjà regardé ma note, vous devez vous demander « pourquoi seulement un 16 alors qu’il en a dit autant de bien ? ». Tout simplement parce que l’anime souffre d’un défaut majeur : il est un peu lent sur certains épisodes. Lorsque je dis « un peu », c’est vraiment un peu, jamais on atteint une lenteur digne d’un épisode d’Aria, mais certains épisodes et je dis bien « certains » sont un peu poussifs, il ne s’y passe pas grand chose même s’ils tentent d’enrichir encore plus le background. Ils auraient dû donner un peu plus de peps à ces scènes. Je pense que s’ils avaient condensé l’anime en 20 épisodes au lieu de 24, la série n’en aurait été que meilleure, sans pour autant perdre de sa profondeur.

Un petit mot rapide sur le dénouement de l’anime, je l’ai trouvé très bon, une belle fin pleine de morale tout en gardant son dramatisme et son intensité ; et les fins réussies… j’aime ça !!!

Au final, Toward the Terra est un très bon anime sur tous les points, mais un défaut de rythme de certains épisodes m’empêche de monter la note à 17 ; que cela ne vous empêche pas de le voir, surtout si vous aimez le Space Opéra.

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