Makoto Itô est amoureux de Kotonoha Katsura. Il l’admire chaque jour dans le train qui les mène à l’école mais sans oser lui parler. Il se débrouille tout de même pour prendre avec son téléphone portable une photo d’elle, photo que va voir sa nouvelle voisine de classe, Sekai Saionji. Cette dernière va alors aider le timide Makoto à sortir avec Kotonoha. Mais pendant ce temps, Sekai ne serait-elle pas en train de tomber amoureuse de Makoto ?

Avant de parler de l’anime, j’ouvre une page culture. School Days est à l’origine un eroge, contraction d’erotic game, c’est-à-dire un jeu vidéo japonais présentant un contenu érotique, sorti en 2005. Deux choses principales avaient fait le succès du jeu : à peu près une heure de scènes animées de très bonne facture sont incluses, ce qui était rare à l’époque, mais surtout sur les 21 fins possibles, le jeu en propose 3 très violentes, avec au programme suicide ensanglanté et morts brutales. Le dernier épisode de la série était donc très attendu mais a connu quelques problèmes de diffusion (voir ici), j’y reviendrai un peu plus tard. Je peux maintenant fermer cette page assez morbide et malsaine pour vous présenter l’anime.

Vous l’aurez compris à la lecture du synopsis, l’intrigue de School Days est tout sauf originale. Le héros peu sûr de lui et indécis, la fille timide et réservé aux attributs très attirants et celle qui remue le héros tout en cachant ses sentiments pour lui : tous les ingrédients habituels sont réunis. Ce qui est dommage, c’est que les nombreux personnages secondaires servent juste de condiments et que leur implication dans les péripéties des trois principaux protagonistes ne soit pas plus importante. La seule exception à la règle est le personnage de Hikari Kuroda qui essaie de montrer à Makoto qu’il doit sortir avec son amie Sekai. Si le scénario se met très rapidement en place, on remarque rapidement que l’histoire piétine au bout de 2-3 épisodes et ce ne sont pas les maigres rebondissements qui réussissent à nous tenir en haleine. Ce qui fait l’originalité de School Days, c’est qu’il ne s’agit pas d’une énième comédie sentimentale. En effet, à titre personnel, si j’ai réussi à suivre la série, c’est surtout pour son côté tragique. Tragique comme le dernier épisode, qui est une magnifique récompense (ou un magnifique châtiment) pour ceux qui ont eu la patience de voir tous les épisodes précédents.

Techniquement, on a affaire à une série de qualité. Le chara design est bon et on se retrouve avec des personnages féminins toutes plus « kawaii » les unes que les autres. Pas de problème non plus en ce qui concerne l’animation, mais heureusement car la série ne privilégie pas l’action. Ce qui frappe néanmoins dans la réalisation, c’est le nombre important de scrollings et aussi de plans inclinés dans la série. Pour la visualisation de ces derniers, je vous conseille d’installer un système de pivotement sur votre écran afin d’éviter les torticolis. Mais le principal point fort de la série est définitivement son OST, qui dès le premier épisode et son introduction au violon, joue tout de suite la corde sentimentale. De plus, School Days n’a pas d’ending récurrent, et les 8 chansons choisies collent parfaitement à l’ambiance de la fin des différents épisodes.

Au final, School Days est une bonne série dont le principal défaut est le manque de rythme. Elle sait quand même s’extirper du lot grâce à sa qualité graphique et mais surtout sonore. On appréciera le travail fait sur la psychologie et les réactions des personnages qui, à coup sûr, ne vous laisseront pas de marbre. La série a fait beaucoup parler d’elle, les fans débattront longuement de la tournure qu’a pris le scénario, et ça, c’est un succès pour les créateurs.

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