Dans le futur, les humains se sont réfugiés dans des villes souterraines. Simon, jeune garçon qui passe ses journées à creuser des trous, a fait la rencontre de Kamina. Ce dernier est un jeune illuminé qui est persuadé que la surface existe et il cherche par tous les moyens à la rejoindre. Un beau jour, le village de Kamina et de Simon est attaqué, Simon va alors faire la découverte d’un mecha et combattre ceux qui s’en prennent à son village. Il découvrira par la suite que ces attaques sont la cause des Hommes-Bêtes, qui tyrannisent les humains et va partir vers la surface avec son compagnon, dans le but de les terrasser.

La première fois que j’ai entendu parler de Tengen Toppa Gurren Lagann, j’étais en train de regarder les sorties des animes de ce printemps 2007 et de repérer ceux auxquels j’aimerais jeter un coup d’œil. Naïvement en regardant le synopsis et l’image qui y était associée, je me suis dis « c’est quoi cet anime pour gosse de 10 ans ? ». Quelle ne fut pas mon erreur ce jour-là ! Quand trois mois plus tard Kirox m’annonçait que Gurren-Lagann (je raccourcirai désormais le titre à Gurren-Lagann) était une tuerie et qu’il fallait absolument que je le regarde, je fus pour le moins perplexe. Devant son insistance, je me décidai à essayer… une semaine plus tard j’avais rattrapé la diffusion japonaise et ses 12 épisodes et je devais dorénavant attendre fébrilement chaque semaine l’épisode suivant.

Vous l’aurez compris quand je parlais d’erreur, Gurren-Lagann est une vraie tuerie dans tout les sens du terme, le genre d’anime qu’on est pressé de voir sortir en France pour pouvoir exposer fièrement les DVD dans sa bibliothèque entre le coffret collector de Cowboy Bebop et celui de Beck (bientôt dans ma bibliothèque).

C’est pas tout ça, mais pourquoi est-il une telle bombe alors que le synopsis appelle plutôt à un anime de Mecha ultra classique?
Je commencerai par vous répondre qu’au départ il n’est pas si évident que Gurren-Lagann est la grande claque que j’ai annoncé : les premiers épisodes sont très bons mais plutôt classiques, des héros qui buttent du méchant à grand coup de Mecha sans vraiment de scénario autour. Heureusement, à partir de l’épisode 8 un grand bouleversement arrive et l’ambiance de l’anime va considérablement s’assombrir et un scénario va commencer à pointer le bout de son nez.
Je ne l’ai pas encore dit mais Gurren-Lagann se décompose en deux grands arcs séparés par 7 années. Le premier est constitué des épisodes 1 à 15 et le second du 17 au 27, le 16 étant un épisode résumé (épisode qui est par ailleurs de qualité et on ne s’ennuiera pas à revoir les moments forts du premier arc). C’est seulement à partir de la fin du premier arc que le background s’enrichit vraiment, et à partir du deuxième que l’on apprend le comment du pourquoi de cet univers et que le scénario prend de l’ampleur.

Je vous parle beaucoup du scénario mais il faut savoir que ce n’est pas du tout l’atout majeur de l’anime, bien qu’il faille avouer qu’au final Gurren-Lagann possède un bon petit background à la fois original et travaillé. Les vrais atouts de l’anime se situent plutôt dans son ambiance, sa réalisation et ses BASTONS !

Gurren-Lagann est un mélange de fun, de classe et de gros bourrinage, cette ambiance repose majoritairement sur les personnages, qui sont dans l’ensemble des grosses têtes brûlées qui se jettent dans le combat comme des gamins de 4 ans sur une boîte de Chupa Chups. En parlant des personnages, on peut saluer le travail de la Gainax qui nous fournit des personnalités et un charac design à la fois funs et classes. Des personnages comme Kamina ou Simon se retrouvent déjà sur de nombreuses bannières et avatars de forums, ce qui montre à quel point leurs charismes marquent les esprits.

Les mots fun, classe et bourrin sont redondants dans cet article mais il faut comprendre que l’anime repose entièrement là dessus et que nous au J-Truc, on aime ça. Une des choses les plus importantes de l’anime est donc l’action et les combats, ceux-ci occupent la majorité de l’anime et sont un exemple de dynamisme et de puissance. D’ailleurs, j’ai enchaîné les épisodes en étant toujours dans l’espoir de voir une baston encore plus épique que la précédente, et c’est à mon plus grand plaisir souvent le cas. Au fur et à mesure des épisodes, les combats gagnent en intensité pendant que les Mecha gagnent en puissance. Entre la première baston du deuxième épisode et la bataille finale du 27ème il y a tout un univers d’écart. Les Mecha grossissent, font des attaques toujours plus puissantes et les héros crient de plus en plus fort le nom des attaques, ce qui ne manquera pas de donner quelques frissons au passage.

Ces combats sont d’autant plus intenses que la réalisation qui les accompagne est réussie. La Gainax nous sert un petit chef d’œuvre graphique : charac design propre et classe, animation à la fois fluide et dynamique, le tout accentué par un aspect crayonné du plus bel effet lors des combats qui ne manquera pas de renforcer encore plus l’action. Il en va de même pour les effets de lumières qui sont, comme j’ai l’habitude de le dire, de toute bÔÔÔté. Il m’a été donné de revoir les premiers épisodes sur écran HD et là on arrive à 10 sur l’échelle ouverte de la claque graphique, de quoi faire papillonner vos pupilles à tout jamais. Il est à noter que la réalisation est impeccable même hors des scènes de combats, les plans sont efficaces et la qualité graphique toujours au rendez-vous.

L’anime s’offre aussi le luxe de garder son intensité et sa qualité d’un bout à l’autre, ce qui n’est pas forcement lieu commun dans ce genre de série. Seul bémol, car il y a quand même un défaut à nommer : l’épisode 4. Je vous avouerai que je ne comprends pas la présence d’un tel épisode au milieu des autres, surtout lorsque l’on voit la qualité générale du reste de l’anime. 4 sera donc le numéro maudit de Gurren-Lagann, l’animation y est affreuse, la qualité des dessins n’est pas mieux et ce qui s’y passe n’est pas non plus très intéressant bien qu’il soit prétexte à l’apparition de nouveaux personnages importants par la suite. Mais pas de quoi s’alarmer, cet épisode constitue vraiment le seul réel défaut de Gurren-Lagann.

Un petit mot sur l’OST avant de finir, au début de l’anime celle-ci ne marque pas vraiment les esprits mais arrivé dans les derniers combats on retrouve des remix de thèmes déjà entendus avec plaisir, d’autant plus que ceux-ci sont magnifiques et renforcent incroyablement l’aspect épique et ne manquera pas, elle non plus, à vous donner des frissons voire même une petite larme pour les plus sensibles d’entre vous.

Vous l’aurez compris, j’ai surkiffé Tengen Toppa Gurren-Lagann. Plus sérieusement il s’agit pour moi d’un des meilleurs animes de ces dernières années, à mettre donc aux côtés de Code Geass ou encore Eureka Seven. Si vous aimez l’action, le fun et la surenchère de puissance, de 7 à 77 ans, Gurren-Lagann est l’anime qu’il vous faut!

CHOUGINGA GIGA DRILLUUU BREEEAAAKEEEER !!!

Pas de réponse à “Tengen Toppa Gurren-Lagann”
  1. Kyofu dit :

    n\’oublions pas la signification du 4 au Japon !

    Le 4 se prononce de la même façon que la mort, et si chez nous il n\’y a pas de 13eme étage dans les building, chez eux, il n\’y a pas d\’étage 4 *o*

    Mouhahaha, sur cette explication vaseuse, je retourne rematter pour la 152eme fois des épisodes de Gurren Lagann, et crier GIGA DRILL BREAKER

  2.