Sur la planète Aqua se trouve une ville semblable comme deux gouttes d’eau à Venise : Neo-Venesia. Dans cette ville vit Akari, venue de la planète Man-Home, elle cherche à devenir une « Undine », célèbres conductrices de gondoles qui parcourent Neo-Venesia.

Aria fait partie de ces animes purement contemplatifs, on suit la vie quotidienne d’Akari dans son apprentissage pour devenir une « Undine ». On assiste à son entraînement avec ses amies apprenties, mais aussi à ses rencontres avec ses mentors et ses clients. Bref, on observe ce petit monde s’agiter (enfin il n’y pas trop d’agitation quand même) et on suit leurs petites vies, rien de bien passionnant pour tout vous dire.

En effet, autant être clair tout de suite : Aria souffre d’un grave défaut de rythme, l’ensemble est lent, très lent, et atteint même le soporifique sur certains épisodes. Pourtant je suis un adepte du contemplatif, un grand fan d’Haibane Renmei et de Mushishi, mais là c’était trop, dans les premiers épisodes il ne se passe rien, ou du moins rien d’intéressant. Des épisodes entiers sont consacrés à l’introduction d’un unique personnage alors que la moitié d’un aurait largement suffi. L’anime se bonifie heureusement dans la deuxième moitié, une fois tous les personnages présentés, mais jamais la moindre trace de scénario suivi n’apparaîtra au cours des 13 épisodes. Chaque nouvel épisode présente un morceau de vie d’Akari, et comme je l’ai déjà dit le début n’est pas très intéressant, on a droit à des histoires telles que « au secours la marée est montée et je ne pas plus passer sous les ponts avec ma gondole » ou encore « mince j’ai perdu mon gros chat extraterrestre ». Heureusement que plus on avance dans l’anime plus on s’attache aux personnages et plus les épisodes deviennent funs, car n’étant plus centrés sur un personnage précis mais plutôt sur la cohésion de groupe chez les Undines.

La série possède quand même un atout majeur, c’est son aspect « trop mignon kawaii ». Au début je n’y étais pas très sensible, mais au fur et à mesure des épisodes je me suis laisser prendre au jeu et il est vrai que les personnages sont tous extrêmement attachants. On peut aussi saluer un background sympathique et relativement riche avec un mélange de tradition et de futurisme bien réussi.

D’un côté graphique, l’anime n’est pas en reste, l’aspect kawaii est largement présent de par le charac design et grâce à une animation douce et paisible (ce qui par contre n’aide pas à se tenir éveillé). Mention spéciale aux décors de Neo-Venesia mais aussi à l’utilisation de la SD dans certains passages, ceci ne manquera pas non plus d’accentuer l’aspect mignon de l’anime.

Pour finir deux mots sur l’OST : « trop mimi ». Plus en détail, on a droit à des thèmes très paisibles, ce qui colle parfaitement à l’ambiance. L’opening et l’ending sont du même acabit accompagnés d’une voix douce et apaisante.

J’ai été méchant avec Aria sur sa lenteur mais il le mérite, les premiers épisodes sont soporifiques mais heureusement la seconde moitié rectifie le tir au point de m’avoir donné l’envie de jeter un œil au manga et peut être même de voir la suite de l’anime Aria The Natural. Un anime contemplatif à conseiller aux inconditionnels du « kawaii ».

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  1. pouet dit :

    la deuxieme saison est bien meilleure et la troisième encore plus.

  2.