Dans le monde des sorciers, Arks Sheldart Elbyas, est transformé en canard et envoyé dans notre monde. Il tombe (et le mot est juste) alors sur Ink Nijihara, une lycéenne de 17 ans qui ressemble plus à une gamine de 6 ans, et lui donne alors le pouvoir de se transformer en Magical Teacher Pastel Ink pour aider des personnes en détresse. Elle décide alors d’aider Nao Tezuka, un étudiant de sa classe terriblement mauvais en anglais, en lui donnant des cours sous cette identité secrète.

Cher ami lecteur, bienvenue dans mes aventures. N’hésitant pas à repousser les limites de l’extrême toujours plus loin, je me suis cette fois-ci plongé dans un univers sombre et inquiétant : celui de Moetan. Les plus japanophiles d’entre vous auront remarqué le « Moe » au début du titre. Ouvrons alors une page encyclopédique très fun (merci Wikipédia) pour expliquer ce mot à ceux qui ne le connaissent pas : « Moe est un néologisme japonais qui se rapporte au sentiment ou à l\’affection fétichiste et à l\’attraction sexuelle pour un personnage (souvent féminin, mais pas forcément) d\’un anime, d\’un manga ou encore d\’un jeu vidéo, que ce soit pour un personnage particulier ou un type précis (comme les filles qui portent des lunettes). ». J’oserai même dire qu’on s’approche même plus souvent du lolicon « contraction de Lolita Complex, désignant l\’attirance sexuelle pour les jeunes adolescentes non encore totalement formées (les lolitas) voire les fillettes. », ce qui risque de poser problème pour l’exportation en cas de succès planétaire de la série, ce dont je doute fort. Voilà donc les dangers de cette aventure que je vous propose de découvrir en toute sécurité avec moi-même.

Je ne m’attarderai pas beaucoup plus sur le scénario que je ne l’ai fait dans le synopsis, je laisse aux volontaires l’occasion de le découvrir en regardant la série. Une petite précision s’impose quand même : Ink ne va pas faire que des cours d’anglais. Elle devra faire de nombreuses bonnes actions afin que Ah-kun (car c’est comme cela que Arcs se fait finalement appeler) reprenne sa forme humaine. Evidemment, de nombreux semeurs de troubles viendront mettre des bâtons dans les roues d’Ink, parmi lesquelles sa rivale, Sumi, qui aura également des pouvoirs comme Ink. Et comme me voici lancé sur les personnages, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. Oui, « bon », car c’est l’un des points forts de la série. Les personnages principaux sont super mignons et ultra attachants. En effet, comment ne pas éprouver de sympathie pour ces petites gamines qui n’ont rien de leur statut de lycéennes, même si on veut nous faire gober qu’elles ont 17 ans. Et puis parlons surtout de Ah, qui est une super mascotte pour la série avec son chara-design bien réussi. Pervers à souhait, il ne manquera pas de saliver à outrance devant les positions osées d’Ink durant sa transformation et de se prendre des coups magistraux à faire pâlir de jalousie Naru Narusegawa, tout en émettant un petit nasillement des plus drôles.

Et vous avez sûrement détecté le second point fort de Moetan, c’est le fun. Cette série ne se prend absolument pas au sérieux et en profite pour se moquer de toutes les habitudes des animes de Magical Girl (comme Sailor Moon). Mais le fun ne s’arrête pas à ce niveau, j’en veux pour preuve la phrase d’anglais qu’on apprend à la fin de l’épisode 1 : « It\’s great that the animation staff go all out with the quality of an anime\’s first episode. ». Et oui, Moetan est aussi un anime pédagogique, et c’est le Moetan Corner à la fin de chaque épisode qui entrainera votre anglais, avec un accent japonais pour bémol quand même.

Enfin vous apprécierez sûrement les graphismes très propres et soignés de la série. Le seul point qui m’a choqué, c’est que seuls les personnages au physique adulte ont un nez. Faut croire que pour les dessinateurs c’est : « tu es pas adulte, et bin tu respires pas, et puis va pas te plaindre, ça peut servir, Krilin l’a prouvé, non mais oh ! ». Enfin bon, rien de gênant quand même. Puisque je parle de choses propres et soignées, je me dois également de citer la musique qui, loin d’être un chef d’œuvre, est toute aussi mignonne que les personnages.

Mais l’heure tourne et il serait temps d’aller explorer les défauts de cette série quand même. Et malheureusement, il y en a un qui n’est pas n’importe quel défaut, il va être rédhibitoire pour bon nombre d’entre vous. Vous l’aurez compris au vu du premier paragraphe, qui est en fait le second si on prend en compte le synopsis, c’est l’excès de scènes à fortes connotations sexuelles et d’images de nudité mettant en scène des personnages au look d’enfant. Je reprocherais aussi à la série de trop jouer sur cet humour lolicon, alors qu’on sent que les auteurs étaient capables de faire du fun plus subtilement. Enfin, on peut aussi reprocher à l\’anime, si on met de côté le fan service (et donc il ne reste plus grand-chose), d’être un peu trop gamin sur les bords, comme son héroïne en fait.

Moetan avait tout ce qu’il fallait pour être une petite série bien marrante, qui aurait fait son petit bonhomme de chemin sans faire de vagues grâce à une bonne réalisation. Malheureusement, la prédominance de lolicon dans les épisodes réserve cette série aux grands amateurs de ce genre. Sinon, s’il existe des amateurs de parodie du genre Magical Girl que le moe ne repousse pas et bien ça fera 3 personnes de plus pour regarder. En attendant, je pars en séance d’hypnose pour chasser de ma mémoire la plupart des images que vous pouvez voir dans la colonne de droite.

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