Ce dimanche 30 Septembre moi, Mithrandir, et khyos avons été au Micromania Game Show, grande messe annuelle du Jeu-Vidéo. Nous y avons été invités par Micromania en tant que reporters sur le J-Truc et…. non je déconne, c’est parce que je claque toute ma thune chez Micromania et donc ils peuvent bien m’inviter au Micromania Game Show ! >.<

Bilan de Mithrandir :

Arrivés sur place à 9H20, la première chose qui nous saute aux yeux après le festival du jeu vidéo : ça ressemble déjà plus à un vrai salon ! Bien qu’assez petit, les allées sont larges, il y a plein de bornes jouables et des personnes pour guider le joueur.

Ayant repéré les lieux avant, nous fonçons vers notre premier objectif : la démo jouable de Mario Galaxy !! Après une courte queue (8 stands jouables tout de même, c’est bien), nous pouvons tester ce jeu tant attendu. Bien que n’étant pas un inconditionnel du plombier moche (et des jeux de plate-forme en général), je me dois de reconnaître l’extrême qualité de Super Mario Galaxy. Les graphismes sont magnifiques pour de la Wii. Le gameplay est toujours aussi simple, précis et fun que dans les ancien Mario. Le fait de marcher un peu tout le temps la tête en bas ne m’a vraiment pas gêné et même au contraire, c’est assez jouissif de jouer ainsi avec la gravité. Par contre un petit temps d’adaptation est nécessaire pour apprécier les distances : par exemple dans la partie que j’ai testée, un poulpe m’envoyait des noix de coco que je devais lui renvoyer et il m’était difficile de savoir à quel moment celles-ci étaient sur moi. Rien de bien grave donc, ce jeu va probablement se révéler comme étant le jeu de la Wii à coté de Zelda : Twilight Princess.

Après cela nous enquillons sur une présentation de Haze et du tant attendu Assassin’s Creed. Haze était jouable sur le salon, je donnerai donc tout de suite mon avis d’après la démo et la présentation. Haze est un FPS futuriste dans lequel la Mantel Corp gouverne le monde entier, vous êtes un de ses soldats et vous pouvez utilisez le Nectar, une drogue créée par la Mantel Corp. Tout le gameplay repose sur l’utilisation de cette drogue qui vous permet d’avoir des dons de surhomme. Dans la démo, une injection vous permettait de courir plus vite et de voir les ennemis en orange vif, pratique dans la jungle environnante. On nous promet plein d’autres améliorations à débloquer durant le jeu. Par contre, si on s’injecte trop de Nectar, on subit une overdose et on se met alors à tirer sur tout ce qui arrive dans notre champ de vision, ami comme ennemi. Cela réserve quelques surprises car il paraît que les ennemis visent des fois l’endroit qui déclenche la libération de Nectar, il faut bien avouer qu’il faut être débile pour s’injecter trop de Nectar. Le gros point fort de Haze par rapport à la concurrence est la possibilité de jouer la campagne solo à quatre en coopération, sur internet ou avec des amis. Coté graphisme, je ne peux pas trop juger car la version qui nous était présentée était en développement et on voyait donc des textures très laides et un clipping des herbes à 10 mètres qui ne seront sûrement pas là dans la version finale attendue en novembre.

Ensuite j’ai découvert avec tristesse que Assassin’s Creed n’était pas jouable sur le salon mais juste en présentation. Autre déception : ce n’était pas la jolie productrice de Assassin’s Creed, Jade Raydmond qui a commenté la démo. La démo se passait dans Saint Jean d’Acre dans une citadelle où il fallait récupérer les poules égarées de euh … je veux dire assassiner un français pas cool ! (faut dire que le titre c’est pas Assassin’s Creed pour rien). Tout d’abord le jeu est magnifique, les décors comme les personnes déambulant un peu partout sont étonnamment réalistes, la profondeur de champ est tout bonnement incroyable, et le testeur n’hésitera pas à nous le montrer en grimpant tout en haut de la muraille de la citadelle offrant ainsi à la vue la ville entière. Les animations sont également de haute volée (environ 400 rien que pour les combats, nous a dit le mec de chez Ubisoft), cependant en chipotant je trouve que par moment elles s’enchaînent bizarrement (c’est vraiment histoire de trouver un défaut). Pour mener à bien sa mission, le testeur optera pour une approche par les toits, mettant en évidences les capacités acrobatiques de Altair. On notera une gestion de l’alerte à plusieurs niveaux, comme dans un Metal Gear Solid, de la suspicion du garde qui vous a vu au loin et restera concentré dans cette direction, à l’alerte générale où les ennemis affluent de tout coin et vous pourchassent avec hargne. Après avoir tué les archers postés sur les toits (à coups de couteaux de lancer), le testeur arrive au dessus de la cible qui est en train de parler avec ses soldats, et sans fioriture lui saute dessus et le tue. Puis une petite séquence où Altair parle avec le mec qu’il vient de tuer, ce qui laisse espérer un scénario intéressant. Après cela évidemment il faut réussir à sortir de la citadelle en un seul morceau, le testeur nous montre les contres à l’épée et au couteau : avec un bon timing on peut tuer les ennemis en un seul coup ou les repousser, montrant par là même que les ennemis sont de plus en plus intimidés au fur et à mesure que vous enchaînez ces mouvements particulièrement « stylish ». Je rajouterai un bémol : j’ai peur que ces techniques soient trop puissantes et que l’on finisse par ne faire que ça. Après avoir tué quelques gardes, il y en a décidément trop, alors le testeur prend la fuite pour montrer que les ennemis ne lâchent pas l’affaire facilement et que la foule est particulièrement bien gérée. Enfin il finit la démonstration par un saut de l’ange dans une caisse de foin depuis les remparts de la citadelle. Ajoutons à cela le fait que Altair pourra gagner de nouvelles armes et accessoires, et cela confirme le fait que Assassin’s Creed va déchirer sa mère ! J’ai même craqué pour précommander le jeu avec un coffret en métal super classe, un DVD bonus et un mini comic d’offert. Bref rendez-vous mi-novembre que je puisse chroniquer la bête, et faire bénéficier le J-Truc d’un joli test, cela va sans dire.

J’ai également pu tester Devil May Cry 4, sur X-Box 360 et PS3. Après 1h de queue (seulement deux bornes jouables), j’ai pu tâter de la bête sur une courte démo. Au programme tuage de monstre de glace et d’un énorme boss de feu. Pour ce qui est des graphismes, c’est évidemment impressionnant, le boss démon de 20 m de haut surtout qui est superbement animé avec des effets de flammes de tout côté. Coté gameplay nous sommes en terrain connu avec du bon gros DMC comme dans le premier de la série, c’est-à-dire du combat très nerveux et surtout très stylish, à l’épée et les guns s’ajoutent la possibilité de faire des prises avec la main de glace de Nero, le nouveau héros de DMC 4 (ne vous en faites pas Dante est là aussi). Les caméras ne m’ont pas semblées très convaincantes car elles sont fixes, c’est bien que le boss soit toujours visé par la caméra mais on aurait aimé voir un peu plus différemment quand il s’agit de récolter de la vie à la périphérie de l’aire de combat. Bref j’aurais aimé un peu plus d’originalité, on peut cependant espérer retrouver les sensations de Devil May Cry premier du nom car le 2 et 3 se sont un peu égarés, et c’est déjà ça.

Eternal Sonata était également sur le salon sur X-Box 360. Les graphismes cel-shadés sont évidemment très beaux et fins, sans être extraordinaires. Du peu que j’ai vu, les combats sont très instinctifs mais un brin bourrins. Comme cela se fait ces temps-ci, les ennemis sont visibles lors des déplacements et dès qu’on rentre en contact avec l’un d’eux un combat s’engage. Pendant le combat il y a un tour pour chaque unité, lorsqu’on se déplace une jauge sur la gauche diminue, et une fois vide, le tour du personnage est fini. Un bouton pour attaquer (à marteler façon A-RPG), un bouton pour les objets et un pour les attaques spéciales (qui varient selon que l’on soit dans la lumière ou non), et c’est à peu près tout pour l’instant. On se déplace donc à portée de l’ennemi le plus proche et on martèle le bouton d’attaque et/ou celui de coup spécial. Il y a cependant quelques subtilités, comme une attaque qui touche plusieurs ennemis en ligne droite mais c’est encore bien maigre. Mais pour un RPG c’est relativement normal qu’au début de l’histoire, on ait peu de possibilités, gageons que cela se diversifiera dans la suite de l’histoire.

Juste à coté de Mario Galaxy, on pouvait voir en démonstration No More Heroes. Je le rappelle, No More Heroes est un jeu développé par les créateurs de Killer 7 (entre autres), où l’on incarne Travis, qui après avoir fait l’acquisition d’une épée laser sur internet, se donne comme objectif de tuer tous les autres héros pour être le number one ! Dans la démo, il nous était proposé de tuer quelques ennemis puis de s’attaquer à Destroy Man. Première constatation : c’est très bourrin, on s’approche des ennemis, puis on martèle le bouton A. Pour faire un coup de grâce on déplace la wiimote dans la direction indiquée à la fin du combo. Face à Destroy Man, ce n’est guère plus compliqué, ce boss faisant toujours les mêmes attaques faciles à esquiver. Les caméras sont également loin d’être au point : il faut constamment recadrer derrière soi. Bref No More Heroes ne se présente pas sous une très bonne augure. Espérons que les développeurs rectifieront le tir d’ici la sortie, mais personnellement je n’y crois pas trop. Par contre ayant adoré Killer 7, l’ambiance délire est une nouvelle fois au rendez-vous avec par exemple la démo qui commence avec Travis dans les chiottes, l’allure complètement ridicule de Destroy Man (c’est une manie après les Handsome Men de Killer 7 !) ou encore les dialogues tarantinesques (« Mais tu peux me dire pourquoi on se bat ? On est des héros !). Bref No More Heroes à une belle tête d’ovni et pour ceux qui peuvent passer outre un gameplay ayant de grosses lacunes, et pour peu que l’on accroche au style si particulier c’est le bonheur assuré (comme dans Killer 7 quoi).

Bilan de khyos :

J’ai donc moi aussi pu tester quelques jeux jouables inédits en France et rien que pour ça, ce Micromania Game Show valait le coup. Beaucoup plus professionnel que le festival du jeu-vidéo, on ressentait aussi beaucoup plus l’enjeu promotionnel et commercial de ce salon.

Comme l’a bien dit Mithrandir, nous nous sommes rués sur Mario Galaxy et ça en valait la peine. C’était de loin à mon avis le jeu du salon, étant un grand fan de Mario j’ai retrouvé très vite les bases du gameplay (sauts, déplacements, etc.) mais aussi découvert quelques nouveautés. Le gameplay est extrêmement instinctif, au point que l’accompagnatrice censée me donner des explications pour jouer n’a pas eu le temps de placer un mot que j’avais déjà compris l’ensemble des commandes. Autre que sa jouabilité au poil, Mario Galaxy possède une qualité graphique magnifique pour de la Wii, on croirait voir un vrai jeu Next Gen. Il est vrai qu’un bon jeu n’a pas besoin de textures léchées, mais on apprécie cette beauté quand on a vu des jeux comme Far Cry sur la même console. J’ai pu effectuer un niveau entier pour récupérer une étoile, j’ai parcouru sans problème les petites planètes sphériques et j’aurais aimé sûrement plus de « problèmes » car le jeu m’a semblé bien facile. Le niveau présenté était probablement un des premiers mais je ne me fais pas trop de doutes que le jeu risque d’être bel est bien trop facile (tendance de plus en plus commune dans les jeux grand public, il suffit de voir le dernier Zelda DS). N’ayant pas beaucoup joué je n’ai pas pu voir beaucoup de nouveautés mais au vu des vidéos, on en aura quelques unes avec les costumes mais rien qui révolutionnera le genre. En bref Mario va être un excellent jeu mais il reste à voir la difficulté et la durée de vie.

Côté plate forme / action, il m’a été donné de jouer à Ratchet and Clank sur PS3, et il n’y a pas grand chose à dire sur ce titre à part qu’il ressemble à un Ratchet and Clank. Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion d’y jouer, il s’agit d’une saga où l’on incarne Ratchet (animal aux grandes oreilles) et son compagnon Clank (petit robot sarcastique) dans le but avoué de sauver le monde. Le jeu est réputé pour son action à la fois simple et défoulante ainsi que pour son humour. On peut bien sûr faire tous les mouvements classiques d’un jeu de plate forme, mais surtout se battre avec la multitude d’armes à disposition (fusils, lance-roquettes, bombes, …). Pour cet opus PS3, pas de grandes nouveautés, le gameplay n’a pas bougé d’un pouce, on notera juste toujours de nouvelles armes et bien entendu des graphismes dignes d’une console Next Gen.

Je ferai le même constat pour un jeu qui n’a rien à voir, Ace Combat 6 sur Xbox 360. Là aussi le gameplay reste exactement le même que les versions précédentes, mais bien sûr les développeurs y ont rajouté un petit coup de polish sur les graphismes. Mention spéciale aux textures du sol qui pour une fois ne sont pas horribles.

Je continue dans la longue liste des jeux qui ne se renouvellent pas avec Halo 3, le jeu est sorti juste avant le début du salon alors on pouvait bien sûr s’y essayer. On retrouve toujours le même gameplay aussi efficace pour un FPS console et son fameux mode online qui ravira toujours autant les fans du Master Chief. Par contre, on peut lui reprocher de ne pas être si beau que ça pour un jeu Xbox 360 à si gros budget. Mais Halo reste Halo et c’est toujours un plaisir d’y jouer.

Un petit mot sur Uncharted : Drake’s Fortune qui a déjà été détaillé par Mithrandir dans le bilan du festival du jeu-vidéo, je n’ai pu jouer qu’à une scène de gun fight donc vous ne m’entendrez pas parler des phases de plate forme. On prend pas mal de plaisir à tuer du guérillero dans la jungle luxuriante, grâce à une bonne jouabilité avec un gameplay précis et efficace. On peut se planquer derrière n’importe quel morceau de mur pour en surgir et lâcher une bonne rafale de balle. Je ne vais pas m’étendre dessus mais le jeu semble avoir une bonne petite difficulté car je suis mort pas mal de fois et je ne suis pas le seul.

J’enchaîne sur No More Heroes qui restera pour moi la déception du salon. Je ne l’attendais pas vraiment mais j’espérais que le Studio Suda 51 nous en ferait quelque chose de bon. Mais malheureusement le constat est là : la jouabilité est bourrine à souhait et les caméras sont catastrophiques. Il faut avouer que le concept de base du jeu était attrayant de par son originalité : tuer tous les héros pour devenir le seul héros, et que l’aspect graphique était plutôt réussi bien que limité par la puissance de la Wii (faut croire que seul Nintendo fait de beaux jeux sur cette console). Ici on passe son temps à appuyer sur A pour donner des coups de sabres et à recadrer la caméra dans l’espoir d’avoir enfin son ennemi dans le centre de l’écran. J’espère que ces problèmes seront réglés une fois le développement du jeu fini mais j’en doute réellement.

Pour ce qui est des jeux, je vais finir avec Mario & Sonic, on pouvait s’y essayer mais attention, seulement au 110m haies. Rien de bien passionnant pour tout vous avouer, on agite la wiimote et le nunchuk le plus rapidement possible et on appuie sur B quand on arrive à proximité d’une haie. Les fans de Track & Field apprécieront mais on aurait quand même bien aimé pouvoir toucher aux autres épreuves.

Je terminerai en saluant quand même l’initiative de Nintendo qui a installé des bornes jouables de jeux japonais qu’on ne trouvera sûrement jamais dans nos bonnes vielles boutiques françaises. Ainsi Opoona, Dragon Quest Swords et It’s a Wonderful World étaient jouables. Mais ça ne m’empêche pas d’attribuer aussi le Carton Rouge du salon à la firme au plombier qui avait engagé un nombre de gros bras faramineux pour empêcher les gens de prendre des photos et vidéos de Mario Galaxy de trop près, un peu abusé quand on sait que l’on trouve depuis longtemps sur le net beaucoup de vidéos et de photos de ce jeu.

Les commentaires ne sont plus admis.