Après cinq ans passés dans la capitale, Sada Hikada revient enfin dans sa ville natale afin de s’y installer pour continuer ses études. Une fois sur place il rencontre ses vieux amis avec qui il jouait quand il avait 11 ans, mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis, et certains d’entre eux ont bien changé. Notamment sa meilleure amie : Nanaka Yatsushiro, qu’il ne semble trouver nulle part depuis son arrivée…

Un héros gentil mais un peu con et qui a un don pour se faire des amies ? Plein de filles plus mignonnes les unes que les autres qui vont se prendre d’affection pour le héros ? Une pincée de fan-service peut-être ? Pas de doute, vous êtes bien dans l’univers des comédies romantiques destinées à un public masculin, dont Myself Yourself en est un représentant tout ce qu’il y a de plus classique. Voilà un scénariste qui a bien retenu les leçons de ses sempais les plus vendeurs comme Love Hina, I »s ou autres Suzuka dont il reprend les plus grosses ficelles pour notre plus grand ennui. L’originalité ? Connait pas apparemment.

A commencer par les personnages : plus stéréotypés tu meurs ! Côté casting féminin nous avons : la fille un peu bébête et maladroite mais avec des gros seins pour rattraper un peu le tout, la fille froide, distante et qui déteste le héros à première vue, la miss perfect aussi gentille que jolie, etc.
Et après quelques minutes, il ne fait aucun doute pour le spectateur aguerri qu’elles vont toutes s’agglutiner à notre héros (pas) favori aussi vite que des mouches autour d’un pot de confiture. Quand au héros c’est encore pire. Un Harem-lead ultra typique, doté d’un charisme aussi plat qu’une limande passée sous un rouleau compresseur, et qui n’a absolument aucune autre qualité propre, si ce n’est qu’il est… gentil. Ah si tiens, il sait jouer une mélodie au piano avec seulement sa main droite. Quelle performance, BRAVO ON APPLAUDIT LA ! Marre de ces héros fades au possible qu’on nous colle quasi-systématiquement dans ce genre d’anime afin que le spectateur lambda puisse s’identifier à lui !

Pour l’instant le scénario suit son cours on ne peut plus classique, trois filles tournent déjà autour de lui et nul doute que le nombre risque fort d’augmenter encore d’ici la fin de la série. Les épisodes se déroulent dans l’ennui entre gags qui se veulent drôles mais en fait non, et scènes typiques du genre comme par exemple le toujours efficace « ohlala j’ai malencontreusement touché ta poitrine hahaha désolé ! ». L’épisode 3 en particulier est navrant de non-originalité avec sa séquence piscine bourrée de fan-service. Notons toutefois une tentative de réhaussage du niveau avec une séquence qui nous laisse avec deux suppositions sur le héros : soit il n’aime pas la viande, soit il a un passé plus ou moins torturé (vous comprendrez en regardant). Une once d’originalité dans ce déluge de clichés, mais n’en espérons pas trop non plus.

Côté réalisation le bilan est un peu plus positif. Le graphisme est assez soigné et sans faute de goût, malgré un chara design encore une fois peu original. Rien à signaler du point de vue des musiques, si ce n’est l’opening qui est bien sympa avec sa séquence « concert ». Non, ce qui agresse vraiment les oreilles c’est la voix d’une des héroïnes : Aoi. Qui après un seul épisode, est rentrée directement première de mon classement des voix les plus énervantes jamais entendues dans un anime.

Recommandations :

Kirox : 2/5
khyos : 1/5

Myself Yourself ne marquera à priori pas l’Histoire, puisqu’il n’a absolument rien pour se différencier de ses concurrents. Tout dans cet anime donne une impression de déjà-vu en mieux ailleurs, et seuls les graphismes réussissent à relever un peu le bilan au final. Ce qui le réservera uniquement aux grands fans du genre.

Pas de réponse à “Myself;Yourself”
  1. Pouet dit :

    au fil de l\’histoire il se demarque des autres genres, il faut au moins regarde l\’arc des jumeaux.Donc oui le début avec la voix de aoi est enervante mais apres on la voit (presque) plus donc moi je dis que cet anime est bien dans son genre.
    Dépasser au moins la moitié de la série.

  2.