Jin Kamishina est un personnage super torturé. Dès le premier épisode, son père, sa mère et sa sœur meurent dans un accident de capsule spatiale dont il est le seul rescapé, mystérieusement sauvé par un coup de tête des scénaristes. Après deux ans de déprime totale où il rejettera toute tentative de conversation hanté par ce souvenir, il rencontre la non moins mystérieuse Toa. Sans doute subjugué par sa chevelure rose ou bien ses gros seins, Jin se lie très vite d’amitié en quelques paroles échangées. Mais leur conversation est vite interrompue par des membres d’une organisation secrète nommée ISDA qui semble s’intéresser de très près aux agissements de Toa et de Jin. Mais une autre menace se profile à l’horizon, un astéroïde géant nommé Thanatos se dirige vers la Terre et seul le pouvoir des dragons pourra l’arrêter…

J’avoue que mon synopsis est légèrement orienté, n’importe quel scénario aussi bon soit-il peut ressembler à une daube s’il est raconté de telle manière. Mais là en l’occurrence, nous sommes bel et bien face à de la bouse. Et pourtant Dragonaut -The Resonance- avait l’air assez alléchant bien que classique en apparence, au vu des images et autres trailers qui circulaient quelques semaines avant la sortie du premier épisode. Et même si le nom du studio Gonzo peut faire mauvaise impression à certains (qui n’auront pas tout à fait tort), il n’empêche qu’ils ont dans leur répertoire quelques séries de qualité comme Full Metal Panic! Ou Chrno Crusade. Mais là pour le coup, il aura suffit de trois épisodes pour vite déchanter : Dragonaut ne sera pas l’anime de la saison. Mais alors vraiment pas.

Déjà le scénario est bidon, confus, et ne fait qu’empiler les clichés les uns par dessus les autres. L’intrigue de base est une grosse repompe de celle d’Evangelion, en remplaçant simplement les anges par des dragons. La différence est que ces dragons peuvent prendre forme humaine et parler à leurs pilotes. Oui oui, vous avez bien lu, ici on PILOTE des dragons, car ils sont idéalement munis d’un cockpit à l’intérieur avec un siège, des radars, un réfrigérateur intégré, et tout ce qu’il faut pour les diriger ou leur faire cracher des flammes ! Evoquons enfin le coup du « ah mon meilleur ami a rejoint le camp ennemi et on va devoir finir par s’affronter, quel cruel dilemme ! » qui renvoie par exemple à Gundam Seed ou plus récemment à l’excellent Code Geass, mais qui paraît ici bien fade tant les personnages sont inintéressants.

Et ce n’est pas les graphismes qui vont relever le niveau. Le chara design est peu inspiré et pour tout dire pas terrible. On reconnaît vaguement celui qui a déjà officié sur Stellvia, sauf qu’ici c’est moche. Et puis qu’est-ce que c’est que ces poitrines immenses « airbag intégré » absolument hideuses dont sont dotées les adultes de cette série ?? On se demande comment elles arrivent à se tenir droit sans pencher en avant avec de tels obus. La cerise sur le pompon étant l’animation des dragons en 3D tout simplement ratée, et assez mal incrustée dans le décor.

Bon alors qu’est-ce qu’il reste ? Des bastons correctes au moins ? Ben euh… non plus. Les dragons sont moches, ressemblent plus à des jouets qu’autre chose, et les bastons aériennes sont à peu près aussi passionnantes qu’un duel entre un Gundam et un pigeon unijambiste. Reste à voir les bastons « à mains nues » qui sont présentes dans l’opening et qui suggèrent qu’elles auront une place aussi importante que celles avec les dragons dans le déroulement de la série, une seule est à noter pour l’instant dans l’épisode 1, qui était ma foi correctement animée mais sans plus.

Recommandations :

Kirox : 1/5
khyos : 1/5

Bref c’est pas la joie. Dragonaut -The Resonance- cumule les défauts et je ne vois pas grand chose qui puisse vous convaincre de jeter un œil à la série. Malgré le fait que cette arrivée de nouveaux animes soit assez pauvre en qualité, Gonzo arrive tout de même à placer sa dernière série parmi les moins intéressantes de la saison. Jolie performance.

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