Shungo Ninomiya est un étudiant tout ce qu’il y a de plus normal, sauf que c’est un expert en arts martiaux, qui voit sa vie soudainement changer lorsqu’un hélicoptère de l’armée atterrit dans la cour de son école, avec à son bord, une mystérieuse jeune fille aux formes généreuses. Il se voit alors confier la mission de la protéger à tout prix. Et cela n’a rien de facile car Mayu Tsukimura, tel est son nom, est une succube qui a le pouvoir d’attirer les personnes de sexe opposé et de se nourrir de leur énergie vitale. Et comme elle ne contrôle pas vraiment ce pouvoir, cela promet de rocambolesques aventures.

Et voici encore un anime qui ne brillera pas par son originalité. Vous l’aurez compris, le scénario n’est qu’un prétexte à une comédie sentimentale remplie de fan service qui est bien décidée à emprunter ce qui a fait le succès de plusieurs séries antérieures, du même genre ou non. Et principalement, un fan service bien présent (trop même, et c’est le spécialiste du J-Truc en la matière qui vous le dit) avec dès le premier épisode des plans entre contre-plongée sur petite culotte et en plongée sur décolleté accompagné des traditionnels gags du robinet qui fuit pour rendre transparente la magnifique robe blanche de l’héroïne et de la chute accidentelle de la jolie fille sur le héros bien content d’être si près du paradis. Et hélas, ces scènes ne manquent pas car nous avons le droit à une héroïne aux cheveux roses bien maladroite, qui se retrouve dans une situation embarrassante dès que l’occasion se présente. En bref très énervante, même pour un amateur de fan service. Et comme si ça ne suffisait pas, on se retrouve rapidement avec un triangle amoureux on ne peut plus classique qui fait plonger définitivement cette série dans la pauvreté scénaristique. Les personnages n’ont pas un chara-design et une personnalité très travaillée non plus. Par exemple, Ninomiya a un petit côté Hayate, faisant preuve d’une force surhumaine par moment mais ce côté n’a pas été très développé. Le seul personnage à peu près potable est aussi le plus fun, il s’agit de la sœur de Ninomiya, qui hélas n’a pas pris de cours de blagues récurrentes avec Qulbutoké, mais qui est excellente dans le premier épisode.

Et là est bien le problème. Sur les trois premiers épisodes que j’ai regardé, la qualité de l’histoire va en décroissant. Toujours plus de fan service, alors qu’on se demande comment faire plus à chaque fois, et un scénario qui n’avance pas. Bref, digne d’un anime basique de harem. Sinon graphiquement, ce n’est pas super, mais ce n’est pas moche non plus. On notera quelques (très peu mais ils ont le mérite d’exister) effets 3D intéressants sur l’image mais c’est tout. Enfin, en ce qui concerne la musique, rien de bien marquant, à part l’opening et l’ending (qui n’apparaît qu’au troisième épisode) qui risquent de plaire aux amateurs de Dance Dance Revolution.

Recommandations :

FireShot: 1/5

Goshusho-sama Ninomiya-kun est donc un énième anime ecchi qui ne sert à rien, vu qu’il n’apporte rien au genre. Si vous êtes fan de fan service gratuit à base de blagues classiques de ce genre d’anime, libre à vous de vous aventurer à le regarder. Sinon, si vous êtes un lecteur raisonnable (et c’est sûrement le cas, vu que vous surfez sur le J-Truc), passez votre chemin sans même vous retourner.

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