Vous en avez assez des jeux où tout le monde se tue à toute berzingue, des jeux stupides où la justice se rend à coups d’armes à feu et de règlements de compte ? En bref, vous rêvez d’être un héros de la justice sans vous salir les mains ? Phoenix Wright est fait pour vous !
Préalablement sorti au Japon sous le doux nom de Gyakutensaiban (dont la traduction française, «coup de théâtre dans le tribunal» fait frémir) en 2001 sur GBA, ce jeu a déclenché une véritable passion sur l’archipel nippon. A tel point d’ailleurs que Capcom, flairant logiquement le bon coup, en sortit deux autres volets, l’un en 2002, l’autre en 2004, toujours sur GBA. Ce n’est seulement qu’en mars 2006 que le premier volet, renommé pour l’occasion Phoenix Wright : Ace Attorney, atteindra enfin notre continent. Mais, ô miracle, c’est bien sur la nouvelle portable de Nintendo, la DS, que s’offre à nous cette aventure vidéoludique hors du commun. Le procès de Phoenix Wright : Ace Attorney et Justice for All peut maintenant commencer.

Avant d’entamer le test, un rappel des faits s’impose. J’ai tout d’abord décidé de tester en parallèle les deux premiers jeux, les seuls à ce jour sortis en France, votre Honneur … euh, cher lecteur. Le second opus est en effet la suite directe du premier et le gameplay ne diffère pas d’un iota.

La parole est à la Défense

Phoenix Wright est un jeune avocat de 24 ans, coiffé en pique et propriétaire d’un costard bleu des plus classes. Au début du premier volet, il participe à son premier procès, où il doit tant bien que mal défendre l’un de ses amis, accusé de meurtre. Pour l’aider dans cette affaire, il sera accompagné de Mia Fey (non, pas Mia Frey), une avocate de la Défense chevronnée. Et oui, dans Phoenix Wright, on ne fait que défendre. Mais je rassure les plus sceptiques d’entre vous, la défense, ce n’est pas de tout repos (poil au dos). Car notre ami ne défend (pratiquement) que des causes désespérées, des accusés dont il est certain de l’innocence mais le problème étant que tout les accuse et qu’il est pratiquement impossible de les tirer d’affaire.
Phoenix Wright premier du nom nous met donc aux commandes d’un avocat de la Défense débutant, qui apprend quasiment le métier en même temps que nous. La première affaire du premier jeu est une sorte de tutorial expliquant les bases essentielles du jeu. Le second opus reprend presque le même principe, avec un faux tutorial habilement déguisé, qui permettra au joueur ayant quelque peu perdu la main de bien vite reprendre le coup de main (ou d’index pointé vers l’avant, en fait). Par la suite, chaque affaire verra le personnage principal avoir de plus en plus d’assurance et d’aplomb ; le joueur également. C’est d’ailleurs l’une des grandes forces de ce jeu, l’assimilation du joueur au personnage. Quiconque osera s’aventurer plus loin que la première affaire se retrouvera littéralement envoûté. Notre héros, Phoenix Wright donc, ne paraît pas vraiment enthousiasmant au premier abord ; mais il deviendra vite une figure emblématique pour le joueur, retrouvant chacune de ses actions et paroles dans celle de Phoenix.

Le poids des mots, le choc des images

Ah ça oui, des mots, il y en a. 80% de l’intérêt du jeu réside dans sa trame de fond scénaristique, subtilement mise en œuvre à travers différents scripts. Chaque affaire nous plonge dans un scénario passionnant et garni par pléthore de rebondissements en tous genres et d’arabesques scénaristiques impressionnantes de réalisme. A tel point que le joueur vit véritablement chaque affaire et passera tantôt du sentiment jouissif d’une preuve récupérée ou d’un témoin désavoué ; tantôt de l’étonnement dû à l’apparition d’un nouvel élément de l’affaire ou d’une intervention haute en couleur du procureur («l’ennemi» de l’avocat de la Défense). Les affaires oscillent entre le burlesque voire le comique, et le sombre voire le très très noir. Les personnalités de certains personnages sont d’ailleurs tout à fait en adéquation avec les différents scénarios. On passe de l’assassin froid et calculateur, au meurtrier malheureux, cherchant à cacher son crime. Cette richesse scénaristique est un véritable régal. Elle vous fera passer des heures sur votre DS à trimer pour rechercher des indices et contrecarrer les plans que le vil procureur aura montés contre vous (c’est bien connu, l’accusation aime les verdicts «coupable»).
Chaque affaire des deux opus mettra le joueur au contact de nouveaux personnages, de situations rocambolesques et de preuves en tous genres (cela va du rapport d’autopsie de la victime à l’arme du crime en passant par les débris de verre sur le sol). Tous ces éléments tendent à rendre l’aventure encore plus immersive et réelle pour le joueur. Et avec cinq affaires pour le premier opus, quatre pour le second et une durée variant d’une heure à cinq voire six heures pour les affaires les plus dures, vous aurez vraiment de quoi faire. Un régal.
Je tiens d’ailleurs au passage à féliciter la traduction française (une fois n’est pas coutume) qui a réalisé un travail exceptionnel afin de traduire en intégralité toutes les affaires, preuves et profils de personnages. C’est normal me direz-vous, mais dans Phoenix Wright, la qualité est au rendez-vous. Les dialogues sont truculents, drôles lorsqu’il le faut, sérieux voire graves lorsqu’il le faut également. L’humour est toujours présent et si l’on se penche de près sur la qualité des textes en elle-même, on se rend compte qu’un minimum de culture est requis pour les comprendre et apprécier au mieux l’aventure. Enfin un jeu réservé aux intellectuels !

Objection ! Votre Honneur, ce sont des personnages de manga !

Objection rejetée et retenue. Oui ce sont presque des personnages de manga qui sont présents dans Phoenix Wright. Mais en quoi est-ce gênant ?
La réalisation graphique du soft, volontairement restée en 2D (GBA oblige à l’époque) malgré le passage à la DS pouvait surprendre de prime abord. Mais la qualité des textures des personnages, tant au niveau de leur visage (surtout au niveau des expressions, mais je vais y venir, votre Honneur) que de leurs tenues vestimentaires est sublime. Chaque pixel est détaillé, utilisé au mieux pour rendre l’action plus réaliste, plus vivante. Il en va de même pour les décors, très fouillés, complets et magnifiques à observer (celui du tribunal par exemple, simple mais efficace). L’insertion de la 3D dans la dernière affaire du premier opus est, quant à elle, une belle réussite. Les preuves peuvent par exemple être analysées en trois dimensions afin d’y déceler des indices particuliers.
Mais revenons-en donc aux personnages. Les attitudes faciales et mimiques de ceux-ci sont tout bonnement extraordinaires. Elles évoluent au fil du procès par exemple ; si le témoin que l’on interroge ment, il peut devenir hors de lui et sa réaction se verra automatiquement sur sa figure et dans son comportement. Ce système, qui nuit un peu au réalisme d’ensemble, il faut bien l’avouer, se révèle particulièrement fun et plaisant. Les réactions des différents protagonistes sont souvent surréalistes mais encouragent fortement le joueur à continuer, tant elles sont excellemment bien réalisées. Sans conteste un gros point fort du jeu.

Elémentaire, mon cher Wright !

Le jeu en lui-même se déroule d’une manière simple, en deux parties importantes. La première peut se résumer au bas mot à une séquence d’enquête, d’investigation, de recherche d’indices. Phoenix se verra assigné un client de différentes manières possibles (soit par contrainte, soit par réelle volonté). Après une rapide discussion, histoire de se dire que l’accusé est véritablement innocent, vous avez une liberté de mouvement absolue. Et c’est là que la phase d’exploration commence (l’apport de Maya, dont je parlerai plus tard, est ici vraiment primordial). L’écran tactile du bas vous permet d’examiner le lieu dans lequel vous vous trouvez, afin de récolter des indices ou d’entendre des commentaires toujours bien sentis de Phoenix sur ce qui l’entoure. Phoenix peut également se déplacer sur tous les lieux en rapport avec l’affaire, que ce soit son cabinet (oui, il en a un), le centre de détention, le lieu du crime, le poste de police…
Chaque lieu vous mettra ou non en relation avec un personnage, avec lequel il sera possible de discuter. Certains vous diront beaucoup de choses, d’autres peu, d’autres encore vous présenteront des preuves (le fameux rapport d’autopsie par exemple). C’est la magie du scénario qui fera le reste. Il est également possible d’interagir avec les personnages en leur présentant un objet ou une preuve que vous avez découverte durant votre exploration. Au gré des rencontres et des indices découverts, l’action et le scénario progressent, vous amenant à découvrir de nouveaux lieux, personnages, indices … Ce panel d’actions proposé ne sera pas de trop pour permettre à Phoenix de saisir toute la subtilité de la psychologie de certains personnages, parfois bien tordues à souhait.
Malheureusement, ce système d’exploration n’est pas «parfait». Dans son essence même, une certaine linéarité des actions à effectuer est présente. Si Phoenix ne rencontre pas tel personnage avec tel objet en main, ce dernier ne lui expliquera pas tel volet de l’affaire. On peut donc se retrouver plusieurs minutes à tourner en rond entre les divers lieux de l’enquête, sans trop savoir quoi faire, alors qu’il suffisait par exemple de parler une nouvelle fois à tel personnage pour débloquer la situation. Cette linéarité est surtout présente dans le déroulement global de l’affaire. Une fois tous les indices en votre possession et les bons témoignages recueillis, la phase d’exploration se termine, et ce même si l’on voulait encore converser avec un autre personnage. De plus, la succession des écrans fixes (un écran pour un lieu, sauf certains où l’on peut bouger panoramiquement) rend l’exploration un peu moins «active». C’est assez contraignant au début du premier opus, mais on s’y fait finalement assez rapidement et on finit à force par pratiquement l’oublier.

Acquis de droit

La seconde phase, sans aucun doute la plus passionnante, sera celle du procès en lui-même. Le lieu où Phoenix pourra mettre en exergue ses talents d’orateur. Le déroulement d’un procès dans Phoenix Wright est somme toute assez proche de notre réalité, la vitesse en moins. Après la déclaration préliminaire de l’accusation, vous serez amené à interroger un témoin, qui sera appelé à la barre. Après la déposition du témoin sur ce qu’il a vu, votre rôle principal sera de relever les incohérences avec la réalité (car si votre client est innocent, c’est que le témoin ment, logique). Un contre-interrogatoire vous permet d’attaquer le témoin sur chacune des phrases de sa déposition. Attention, cependant. Si cette action s’avère très souvent d’une grande utilité et peut permettre de renverser une situation bien mal engagée, elle peut parfois vous conduire sur une fausse piste et vous faire perdre le fil du procès ainsi que de précieuses munitions d’attaque. Car dans le tribunal, vous êtes seul. L’accusation et le juge n’auront de cesse de vous contredire et vous demander des explications sur ce que vous avancez. Soyez donc sûr d’avoir réfléchi avant de lancer n’importe quelle supposition. La réflexion est plus que tout autre chose votre meilleure arme au cours du procès (même si un petit coup de bluff de temps en temps peut s’avérer fort utile).

Une fois une véritable contradiction découverte, vous n’aurez plus qu’à la révéler à la cour. Pour cela, la présentation d’une preuve tangible sera obligatoire, sous peine de sanction du juge (au bout de plusieurs sanctions, vous perdrez votre crédibilité et le procès du même coup, et ce sera Game Over. Prudence donc). Et dans un moment épique, la montée d’adrénaline sera à son paroxysme lorsque Phoenix s’écrira «OBJECTION !», présentant du même coup une preuve compromettant alors la version des faits proposée par le témoin. Celui-ci changera alors de tactique et modifiera sa déposition, essayant de ne plus commettre de fautes. C’est une accumulation de fautes de la part d’un témoin qui vous fera progresser dans votre recherche de la vérité. Mais, le scénario d’une enquête étant vraiment imprévisible, il se peut que rien ne puisse vous permettre de changer le cours du procès. C’est alors un évènement extérieur qui vous permettra de sortir la tête de l’eau et continuer votre plaidoirie. Les successions de témoins, les oppositions verbales perpétuelles entre Défense et Accusation n’auront pour effet que d’augmenter l’intensité de l’action.
Les phases de procès sont un véritable régal, tant au niveau de l’émotion qu’elles véhiculent que pour votre petite matière grise. Elles mettront vos nerfs à rudes épreuves, surtout en fin de procès, lorsque Phoenix est à la recherche des véritables preuves pouvant conclure l’affaire. Il ne sera pas rare de se tromper de preuve, tant certaines relations de cause à effet sont compliquées à mettre en place. Les retournements de situations seront monnaie courante lors des procès, alors un conseil : restez attentif ! Tous les moyens seront bons pour prouver l’innocence de votre client : analyse de photographie afin de trouver LE DETAIL QUI TUE, analyse de plan, réfuter les thèses avancées par l’accusation … Selon la situation, vous serez amené, de gré ou de force, à vous servir de certains indices et de certaines manœuvres afin de parvenir à vos fins. Bref la gestion des procès est tout simplement prodigieuse.

Un instant ! Et le reste alors ?

Le reste ? Ah, vous voulez parler des musiques, de l’ambiance générale et tout ça ? Ah oui, effectivement. Les musiques donc ; et bien elles sont de très bonne facture. Les thèmes principaux reviennent tout au long du jeu et accompagnent parfaitement les montées épiques du procès (les objections notamment). La majorité des thèmes musicaux se réécouteront sans aucun problème, mis à part les musiques d’interrogatoires (qui moi ne me gênent pas outre mesure, mais qui peuvent être sacrément redondantes, surtout si on met du temps à trouver les contradictions). Mais la véritable innovation, c’est l’implantation des voix lors du procès. Outre le fameux «Objection !», les «Un instant !» d’une attaque lors d’un témoignage et les «Prends ça !» lors de la présentation d’une preuve importante, agrémentent les procès. De plus, les échanges entre la Défense et l’Accusation à grands coups d’objections sont truculentes et valent vraiment la peine d’être vues. Des hautes joutes verbales comme celles-ci ne sont pas les légions dans les jeux vidéo récents. Mais le véritable «petit plus» de la DS, c’est le micro. Pour rendre l’immersion quasi parfaite, quoi de mieux que d’hurler «UN INSTANT !» ou «OBJECTION !» ? Et bien Capcom est tout à fait de notre avis et permet aux plus passionnés d’entre tous de profiter du micro afin de pouvoir s’offusquer du mensonge du témoin ou de la blague lancée par l’Accusation (ils en font souvent, mais elles ne sont pas drôles).
Quant à l’ambiance générale des deux softs, certains la trouveront niaise parfois. Bien au contraire, votre Honneur ! Rappelons-nous quand même que nous parlons de meurtres. Certaines affaires sont d’ailleurs très sombres et glauques de premier abord, et le seront encore bien plus à la conclusion. La personnalité de certains des véritables meurtriers est, au passage, véritablement réussie. On passe allégrement du criminel heureux de sa prestation au tueur en série professionnel, lequel attache un profond respect à la tenue de ses engagements envers son client (ce qui, je vous le conçois, est assez déroutant). Certains crimes relèvent vraiment de l’ignoble et les causes sont souvent aussi ténébreuses que le crime lui-même. Des langues se délient, des faits passés sont ressortis au grand jour, offrant toujours plus de ramifications passionnantes au scénario. On a parfois l’impression de regarder un film, tant les évènements narrés nous tiennent en haleine. Si Phoenix Wright a été autant plébiscité au Japon, c’est en grande partie grâce à la richesse de son ambiance globale.

Objection ! Votre Honneur, l’Accusation a décrété un niveau de spoil à deux, or il n’y en a toujours pas !

Ça arrive, mon coco, ça arrive. En réalité, il est impossible de décrire pleinement toute la puissance de ces deux titres sans entrer dans les détails scénaristiques. En premier lieu, Phoenix est un héros que l’on apprend à aimer au cours du jeu. Si, au départ, il fait plus pitié qu’autre chose, au fur et à mesure des affaires, on se rend compte qu’il roxxtend ! (oui c’est une de mes nouvelles expressions). Du côté des procureurs, plusieurs se succèdent sur le banc de l’accusation. Ils sont tous d’un charisme fou et dégagent une vraie force mentale (mais il est si bon de les voir en difficulté). Benjamin Hunter par exemple, le surdoué, le plus classe de tous les personnages du jeu, qu’on aurait bien envie de contrôler une fois ou deux tant il a la classe. Comme tout bon procureur qu’il est, il a réponse à tout et a toujours tout prévu. Viennent ensuite le père et la fille Von Karma, qui vous feront maudire ce nom le restant de votre vie. Ils sont aussi insupportables que doués, c’est dire. Ils auront chacun leur manière de peser sur la cour (le fouet de la fille Von Karma par exemple) et seront de véritables poisons à affronter. A chaque petite hésitation de la part de Phoenix, à chaque interprétation bancale, à chaque faux pas, PAF une objection. Mais une fois ceux-ci défaits vous serez heureux, croyez-moi.

La présence de certains personnages récurrents est également à souligner, ceux-ci ayant toujours un rôle important à jouer, soit en qualité de témoins, soit pour aider Phoenix dans sa quête de la vérité. Ces personnages auront d’ailleurs toujours un profil psychologique propre dont il faudra prendre compte avant de les aborder. Que ce soit l’Inspecteur Tektiv (Dick de son prénom, notez le jeu de mot trop dur à trouver), un peu bourru mais toujours prêt à vous aider, la vieille Flavie Eïchouette (vieille chouette, pour les plus réticents à l’humour) qui raconte sa vie pendant trois plombes alors qu’elle a un témoignage à faire à son «petit Benji chéri» (Hunter adore, je vous assure) ou Eva Cozésouci (si là vous ne trouvez pas, je ne peux plus rien pour vous) qui adore vous causer des soucis (bravo, vous avez trouvé !) ; le panel de personnages à rencontrer est mirifique.
Phoenix est seul, vous ai-je dit. Et bien c’est faux ! Il est accompagné, à partir de la troisième enquête du premier opus, d’une jeune fille nommée Maya qui secondera notre héros dans les enquêtes. Je ne détaillerai pas son histoire, beaucoup trop longue à expliquer, vous découvrirez en jouant. Sachez simplement qu’il s’agit de la sœur de Mia. Si au premier abord elle peut paraître (et elle l’est) emmerdeuse, chiante et inutile au possible, elle est en réalité une assistante compétente et utile, malgré son agitation incessante et sa vivacité exacerbée. Elle possède surtout un pouvoir de médium (son costume parle de lui-même) qui servira souvent à Phoenix, surtout dans les moments les plus critiques.
Enfin, je ne peux que vous conseiller de jouer au second opus juste après avoir fini le premier. Bien qu’il s’agisse effectivement du même gameplay, le scénario est bien évidemment différent et il serait dommage, voire criminel, de passer à côté des deux principales affaires de ce second opus, tant elles sont magnifiques de bout en bout. L’histoire se suivant presque immédiatement, vous ne serez, de plus, pas dépaysé. Ce second opus apporte également une nouveauté qui rend les phases d’exploration bien plus intéressantes que le simple dialogue. Toujours lié aux pouvoirs de la famille de Maya, cet objet que l’on appelle Magatama (c’est mystique, vous comprenez …) vous permettra de savoir si la personne en face de vous ment. Phoenix pourra ainsi tenter de découvrir ce que cache ladite personne en présentant des preuves.

Même si le jeu repose sur une base de réalité, il y a ce petit soupçon de mystère et de mystique qui vient rendre le sujet global encore plus passionnant et intrigant. En tous les cas, si vous n’avez pas compris à la lecture de ce test que ce jeu est une pure merveille à essayer d’urgence, vous serez reconnu coupable de bêtise profonde et de crime contre l’humanité. Et ne comptez pas sur moi pour venir vous défendre.

Il est l’heure d’annoncer le verdict. Phoenix Wright : Ace Attorney et Justice for All, vous êtes reconnus coupables d’addiction prolongée et d’excellent concept vidéoludique. Vous êtes condamnés à la Nintendo DS de chaque personne du monde qui en possède. Les charges retenues contre vous seront un sublime scénario, un univers envoûtant emprunt de mystère ainsi qu’un intérêt sans cesse renouvelé. Vous devrez verser comme dommages et intérêts du suspens et de l’émotion à toute personne vous ayant entre les mains. Et si vous n’êtes pas satisfaits de la décision, un recours à l’appel pour un troisième et quatrième opus sera toujours possible. Voilà, la séance est levée !

Pas de réponse à “Phoenix Wright”
  1. Mithrandir dit :

    Je n\’ai personnelement joué qu\’à la démo de Appolo Justice en Flash, et ca m\’as suffit !! Bon je n\’ai pas ici là prétention de faire un test objectif, juste de signaler les défauts (énormes) de ce \ »jeu\ » (AHAHA) que Darki à manifestement \ »oubliés\ ». Darki va donc faire office de Docteur Jekyll, je serai Mister Hyde.

    Bon déjà c\’est terriblement moche comme jeu, on a droit qu\’a des sprites 2D qui manquent terriblement de punch et d\’animations. Pour ceux qui aiment beaucoup (vraiment beaucoup) le style animé, ca peut passer, pour moi c\’est digne d\’un mauvais shonen qui date des année 70 ! Le design des personnages est tout simplement une insulte a mon sens esthétique, ce qui ruine pour moi l\’ambiance et l\’interet du scénario. Parlons du scénario, moi je n\’y vois qu\’un mauvais shonen avec retournement de situations pas crédibles, personnages clichés et tout le toutim. Le gameplay est déjà plus interessant mais tellement peu présent que je me suis ennuyé beaucoup trop vite, on se contente durant le procès de faire un contre interogatoire (qui se résume a tout le temps demander plus d\’infos) et faire des objections, problème : je rate les objections pasque je lit le texte trop vite tellement c\’est chiant et prévisible. De plus les retournement de situations ne sont pas mauvais dans le fond, mais comme c\’était impossible de les deviner on se retrouve comme un blaireau face à cette masquarade vidéoludique.

    Bref voilà, non seulement je hais ce jeu, mais en plus Darki en fait une élloge sans soulever un seul défaut ni prendre un millimètre de distance pour juger ce jeu. Voilà ca va mieux maintenant.

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