Amateurs de plombiers à moustache et de salopettes rouges, bienvenue sur ce nouveau test du J-Truc (NDLR : Ouais ! *Applause*) ! La célèbre mascotte de Nintendo, qui n’hésite pas à se prostituer pour faire vendre des jeux de Tennis ou encore de Golf, est de retour pour un vrai épisode plate-forme de la saga et je ne vous cache pas mon plus grand bonheur. 5 ans après Super Mario Sunshine et 11 ans après Super Mario 64, Super Mario Galaxy arrive pour dépoussiérer nos Wiimote entre deux mini-jeux.

Un héritage Galactique

Prévu pour être le second « killer-app » de la console après The Legend of Zelda : Twilight Princess, ce Mario propose de nous replonger dans un monde totalement 3D que nous avait fait découvrir l’opus Nintendo 64. La comparaison avec cet opus ne s’arrête pas là, Mario Galaxy reprend presque tout ce qu’il y a de meilleur dans Mario 64, notamment son fabuleux gameplay. Les mouvements de bases sont exactement les mêmes : on retrouve tous les sauts (simple, double, triple, rodéo, en longueur, salto arrière ou encore contre les murs pour être le plus exhaustif possible) mais aussi les déplacements au stick analogique. On prend donc toujours autant de plaisir à manipuler le héros moustachu, le gameplay est un modèle de précision comme il l’était déjà à l’époque. De même les mécaniques de jeu sont semblables, 120 étoiles à attraper dans plusieurs mondes différents, sauf qu’au lieu de rentrer dans des tableaux, on se retrouve propulsé vers de lointaines galaxies. Contrairement à Mario Sunshine qui restait toujours dans l’univers tropical, on a droit au retour des fameux niveaux de neige, de désert, de volcan, etc… qui éveilleront notre nostalgie de gamer, mais aussi de nombreux niveaux originaux qui ne manqueront pas de renouveler l’ambiance et le level design.

Une nouvelle Expérience

En plus de reprendre les qualités de ses aînés, Mario Galaxy sait innover avec maestria. Wiimote oblige, certaines de ses capacités sont exploitées dans le gameplay du jeu. La première d’entre elles est l’utilisation du pointeur pour ramasser, dans les niveaux, les fraîchement apparus « fragments d’étoiles ». A l’instar des pièces, ces fragments permettront de débloquer de nouveaux endroits mais ils pourront aussi être utilisés comme arme. Je m’explique : un simple passage du pointeur sur un fragment le ramène vers vous pour le collecter et il suffit ensuite de pointer un ennemi et d’appuyer sur B pour lui renvoyer son fragment dessus. Cela ne le tuera pas, mais aura le mérite de l’assommer quelques instants. Une autre petite nouveauté du maniement à la Wiimote est l’attaque tournoyante (Miyamoto a du relire la notice de Twilight Princess), elle permettra de sonner ou tuer les ennemis mais aussi de sauter plus haut et d’activer certains mécanismes.
Pour récolter les étoiles, Mario aura aussi à sa disposition de nombreuses transformations qui vont complètement renouveler le gameplay, en fantôme Mario pourra traverser les grilles et voler, en abeille il pourra voler un court instant et s’accrocher aux alvéoles de miel sur les murs. On en comptera encore 4 autres dont certaines particulièrement classes et funs mais je vous laisse les découvrir par vous-mêmes.
Mais les nouveautés ne s’arrêtent pas là, il me reste encore à vous expliquer le principe de planètes qui peuplent les galaxies de ce Mario. Alors que l’on parcourra de grandes planètes à l’instar des niveaux de Mario 64, on découvrira aussi de plus petites, leurs particularités étant d’avoir leurs formes et gravités propres. Elles sont prétextes à des grands moments de plate-forme où l’on devra aller de planètes en planètes tout en comprenant le mécanisme qui régit chacune d’entre elle. On pourra tourner autour (et ce, qu’elles soient rondes, cylindriques, carrées ou bien complètement difformes) ou encore rentrer à l’intérieur où, du coup, la gravité va se trouver encore chamboulée. Et pour tout vous dire, j’en oublie encore avec le système de comètes qui propose de nouveaux défis dans les niveaux déjà parcourus ou encore les phases de courses qui exploitent les capacités de la Wiimote.
Bref ce Mario possède peut être les bases de gameplay de ses ancêtres, mais il propose aussi amplement de quoi le renouveler 120 fois, surtout que chacune des idées du jeu n’est pas surexploitée comme elles pourraient l’avoir été, certains développeurs n’auraient pas hésité à nous sortir un jeu avec même pas le quart des idées présentes dans celui-ci (et le pire c’est que cela aurait quand même pu donner un bon jeu).

Un très beau conte

Mario Galaxy ne se contente pas de posséder un gameplay et level design exemplaires, il s’offre aussi le luxe d’être le plus beau jeu sur Wii. Bien que les modèles 3D soient simples pour coller au style de la saga, le jeu n’en est pas moins magnifique, les environnements chatoient de couleurs et les personnages sont fins et sublimes. On admirera, les yeux papillonnants, les effets d’eau mais aussi chacune des apparitions de Bowser tellement celui-ci est magnifiquement animé. Mais gardons les pieds sur Terre, on est loin d’atteindre la qualité graphique d’un jeu PS3 ou Xbox 360 mais il est toutefois clair que ce jeu n’aurait pas pu tourner sur Gamecube. J’émettrai aussi une réserve sur certaines textures, notamment en ce qui concerne les fonds marins, qui font tout sauf graphismes next-gen.
Les graphismes chatoyants vont de paire avec l’ambiance galactique du jeu. En effet, il possède une ambiance générale particulièrement réussie, l’idée de parcourir les galaxies colle parfaitement avec l’esprit Mario d’autant plus que celle-ci est introduite avec brio au cours du scénario. D’ailleurs ce dernier est plutôt correct si on le compare avec les autres épisodes de la saga, il s’agit encore d’une histoire de kidnapping de princesse Peach, mais à côté Miyamoto nous introduit un nouveau personnage, la princesse Harmonie, qui possède un background assez travaillé, ce qui est loin d’être coutume dans les Mario. On est bien sûr loin d’atteindre des trésors d’imagination mais n’oublions pas que nous sommes dans Mario.
Le jeu étonne aussi par la qualité de son ambiance sonore : outre les bruitages toujours excellents dans la saga, on retrouve des thèmes musicaux sublimes pour le genre. Entre les magnifiques reprises qui transcendent les grands classiques de la série et les nouveaux thèmes tout aussi réussis, les compositions de Koji Kondo n’ont jamais été aussi belles au sein de la saga.

Une tâche d’encre au milieu de la Galaxie

Depuis le début de ce test je vous peins le plus beau des tableaux pour ce jeu, mais malheureusement il n’est pas exempt de petits défauts. Le premier d’entre eux est la caméra, bien entendu on est pas au niveau de certaines caméras catastrophiques de Mario Sunshine mais il subsiste certains problèmes. En effet lorsque l’on se trouve sur certaines petites planètes et que l’on se retrouve la tête en bas, il n’est pas toujours évident d’ajuster ses sauts avec les placements de caméras. Il se trouve aussi que l’on a pas toujours le contrôle de la caméra pour la recadrer et cela est particulièrement dommageable dans certaines situations.
Au delà de ce défaut, on peut déplorer la certaine linéarité des niveaux et la disparition de la phase de recherche libre des étoiles comme c’était le cas dans Mario 64. Mais il subsiste quand même certains niveaux qui présentent de grandes étendues que l’on prendra plaisir à parcourir.

La Galaxie Finale

Il me reste encore quelques points à aborder, notamment en ce qui concerne la durée de vie. Cette dernière est plutôt courte en ce qui me concerne. Si l’on se contente de rusher sur les 60 premières étoiles pour débloquer la fin du jeu, comptez sur 10 à 15h. Par contre si vous êtes un vrai joueur de Mario et que vous voulez le finir à 100% avec les 120 étoiles voire à 200%, ce Mario triplera voire quadruplera sa durée de vie, sans compter le fait que l’on prendra un malin plaisir à refaire le jeu dans les prochaines années comme on peut le faire avec plaisir avec Mario 64.
Niveau difficulté, ce Mario est très bien dosé, les joueurs occasionnels pourront finir le jeu sans souci et les hardcores gamers auront à défier certaines étoiles plus ardues qui leur vaudront de perdre un bon nombre de vies. Par contre, jamais on ne verra apparaître le gameover tant les 1up sont fréquents.
J’ai dit beaucoup de choses dans ce test, mais autant vous dire que j’en ai encore oublié, entre les niveaux inspirations old-school, le mode 2 joueurs (plutôt 1,5 joueurs), et les boss variés. Mario Galaxy est une expérience à vivre et revivre.

Au final, Mario Galaxy est peut-être le meilleur jeu de plate-forme de ces dix dernières années avec son univers et ses graphismes enchanteurs, son gameplay précis et efficace et enfin son grand lot de nouveautés qui ne manquent pas de renouveler constamment l’expérience de jeu. Bref il ne faut en aucun cas passer à côté si vous possédez la Wii, certainement le jeu de l’année.

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