Aaaah Final Fantasy IX… Ce nom sonne comme de la musique à mes oreilles. Une mélodie douce et claire, chargée de souvenirs, d’émotions et de nostalgie. C’est donc avec un sentiment de subjugation totale que je vais vous parler de Final Fantasy IX.
J’ai utilisé l’analogie à de la musique pour parler de Final Fantasy IX, mais j’aurais aussi bien pu parler d’un tableau de maître ou d’un conte fabuleux tellement Final Fantasy IX représente à mes yeux l’esprit, l’âme de la « fantasy ».

Dernier Final Fantasy de la PSX, FFIX marqua véritablement la fin d’une époque pour la série. En effet, il a été pensé comme un hommage à la série toute entière, et plus précisément aux premiers opus. Après FFVI qui était plutôt steam-punk, FFVII qui était plutôt techno-punk et FFVIII carrément SF, ce FFIX est un véritable retour aux sources de la fantasy.

Au niveau graphique, c’est sûrement le plus flagrant, les décors en 2D précalculée sont tout simplement somptueux, détaillés, colorés et évoquent les plus belles fresques des contes de fées, et rien qu’avec ça, le jeu est absolument indémodable !! Après deux opus charac designés par Nomura, dont le style assez aseptisé était plus facile à retranscrire en 3 dimensions, c’est l’artiste Yoshitaka Amano qui a cette fois-ci créé les personnages. Et le résultat est des plus probants, les personnages en SD sont incroyablement détaillés, bien animés, super mignons, et rappellent directement les sprites 2D des opus Nes et Super Nes. Les scènes cinématiques en images de synthèse sont également au rendez-vous, encore plus nombreuses, plus belles, et plus cinématographiques. Elles rendent certains passages inoubliables grâce à leur mise en scène élaborée, et complètent bien les scènes de scénario classiques.

Les combats aussi marquent un retour aux sources avec 4 persos dans l’équipe, ainsi que des jobs déterminés pour chaque perso comme dans FFIV ou FFVI. La jauge d’ATB introduite dans FFIV est bien sûr toujours de mise. Introduites dans FFVII (bien qu’on en voit déjà dans FFVI), les limites apparaissent également, cette fois-ci appelées transes. Cependant celles-ci sont totalement inutiles car on ne peut pas choisir quand les lancer, elles se déclenchent donc n’importe quand et bien souvent lorsqu’elles ne servent à rien. En plus, à part celle de Djidane, elles sont totalement inutiles vu qu’elles changent juste l’aspect du personnage et le nom de ses commandes, ce qui a pour effet d’augmenter sa puissance mais on a bien du mal à s’en rendre compte.

Le système d’évolution a suscité beaucoup de dissensions, comme vous le savez déjà si vous écoutez nos podcasts. Après deux épisodes au système assez complexe (en tout cas permettant beaucoup de personnalisations) et où le côté équipement est un peu délaissé, FFIX redonne de l’importance à l’équipement. En effet, toutes les compétences sont apprises via les équipements que l’on porte sur soi. Chaque pièce d’équipement confère à son porteur des compétences utilisables immédiatement, mais il faudra remplir une jauge grâce à des AP gagnés au combat pour pouvoir apprendre cette compétence de façon définitive. Les compétences sont bien entendu adaptées aux jobs des persos, et on se retrouve avec les poncifs du genre : demi MP pour les magos, contre-attaque pour les combattants au corps à corps etc… Ce qui fait qu’on se trouve souvent à équiper des équipements qui sont moins puissants afin d’obtenir certaines capacités. Les détracteurs trouveront ça énervant et essaieront d’obtenir le plus vite possible toutes les capacités, s’obligeant ainsi à des séances d’XP. Je trouve au contraire que ce système a son charme, il faut choisir entre puissance brute et compétences et jongler entre les équipements selon la situation.

L’histoire est également plus simple, sans que ce soit un mal, on retrouve au contraire un magnifique conte de fées. La psychologie des personnages n’est pas extraordinaire, mais tous sont incroyablement attachants grâce à des mentalités fortes et typées, que tout le monde connait. On retrouve la classique princesse ultra polie timide toussa qui découvre le monde, le chevalier qui s’attarde sur des valeurs inutiles qui finalement découvre les vraies valeurs de la chevalerie, etc. Des schémas assez classiques mais traités avec tellement de maestria qu’on ne peut s’empêcher d’avoir un sourire béat lorsqu’ils réfléchissent tout haut ou pleurer pour eux lorsqu’ils sont tristes.

La narration prend une bonne part dans la réussite du scénario, en partie grâce à son système d’ATE (Active Time Event). À divers moments de l’histoire, il sera possible de suivre un autre personnage que le héros, et ce en appuyant sur select lorsque « ATE » s’affiche. Le personnage que l’on suivra pourra être juste à côté dans le village ou sur un autre continent ! Cela permet d’appréhender l’histoire comme un tout, avec plein de personnages qui évoluent dans un monde cohérent. Par exemple à la découverte d’un nouveau village, on le découvre par les yeux de tous les personnages de son équipe, ce qui permet de mieux comprendre les persos et de mieux mémoriser le village en question.

La bande-son n’est pas en reste, avec peut-être la dernière grande OST de Nobuo Uematsu. Moins variée au niveau des genres que celles des opus VI à VIII, elle l’est tout autant au niveau des thèmes et sentiments transmis. Elle permet encore plus de se plonger dans l’ambiance résolument féerique de FFIX.

En tant qu’hommage à la série, FFIX contient aussi énormément de références qu’adoreront les fans, avec par exemple le retour en force des mogs qui sauvegardent notre partie. Les chocobos sont également de retour, avec le meilleur mini-jeu de tous les Final Fantasy. Et comme j’ai lancé pas mal de fois FFIX en me disant « jvais jouer au mini-jeu des chocobos », je vais en parler plus en détail tellement c’est l’exemple du mini-jeu parfait dans les RPGs. Déjà il se décompose en 2 phases, la première il faudra creuser avec votre chocobo dans une petite zone dans un temps limité, on trouve ainsi des chocographes qui donnent accès à la seconde partie. Sur la carte du monde, il faudra chercher des trésors enterrés grâce à quelques indices donnés par le chocographe. Cette quête annexe des chocobos est très longue, les chocographes sont nombreux, demandent d’un côté de l’adresse dans un mini-jeu fun, puis de la réflexion pour trouver les trésors sur la carte du monde. Au niveau des clins d’oeil, on pourra également noter des reprises de thèmes d’anciens FF, comme Rufus’ Welcome Ceremony, le knight qui peut enchanter son arme comme le job Mystic dans FFV, ainsi que l’importance des aéronefs à vapeur et des invocs dans le scénario, autant de références qui feront sourire le fan de la série.

Je ne compterai pas, mais j’ai utilisé « féerique » de nombreuses fois et pas pour rien ! Ce mot caractérise en effet magnifiquement ce qu’est Final Fantasy IX, une plongée dans un monde merveilleux dont on est pas sûr de vouloir sortir…

Pas de réponse à “Final Fantasy IX”
  1. terrence dit :

    rien a redire, c\’est tout simplement le meilleur des FF ^^

  2.