Après deux années passées en France, Mao, jeune lycéenne, rentre sans sa famille au Japon pour continuer ses études. Elle va habiter dans la maison de son ami d’enfance, Sanada Kouichi, et retourner au lycée. C’est à ce moment là que l’amour décide de pointer son nez et Mao va aider Sanada à conquérir le doux cœur d’Hoshino, la princesse de ses rêves.

KimiKiss pure rouge. En voilà un nom bien débile. Adapté d’un jeu PS2 sorti en 2006, KimiKiss aurait pu être une série d’action frénétique où l’on découpe du zombie à la pelle. Ou encore une épopée fantastique où une bande de héros sauve le monde en chevauchant des dragons. Ou encore un anime de plomberie où le héros moustachu saute sur des tortues en mangeant des champignons pour grandir ! Pas de bol, le jeu en question est un dating-sim (jeu de drague), on se retrouve donc avec un anime de romance. Et assez classique, qui plus est.

Toutefois, quelques singularités bienvenues sont de la partie. La plus évidente : on ne suit pas un héros, mais deux ! On appréciera donc que les jolies filles de la série ne s’agglutinent pas toutes autour du même boulet, ainsi que le fait d’avoir deux, voire trois (pour ne pas dire deux et demi) triangles amoureux à suivre en parallèle pour le prix d’une seule série. Ensuite, pas une once de fan service ne viendra vous titiller les pupilles. Ceci peut être considéré un point négatif pour certains mâles, mais pas pour moi (et ça tombe bien, c’est mon article, na !). Enfin, évoquons le fait que la série se veut globalement très terre à terre et réaliste dans les situations et les personnages. Pas de fille qui parle aux poulets, qui sculpte des étoiles de mer en bois ou autres personnages fantasques, mais des lycéen(e)s comme on pourrait en trouver dans n’importe quel lycée japonais. Enfin je suppose, c’est pas comme si j’étais déjà allé dans un vrai lycée japonais pour vérifier non plus.

Donc, de la romance disais-je. Plutôt bien traitée ici pour chacune des intrigues que l’on suivra, ces dernières étant largement différentes les unes des autres. On pourra ainsi s’attacher soit à Kouichi qui vit une relation très timide avec Yuumi, poussé par son amie d’enfance Mao, ou bien à Aihara qui court après Futami après avoir fait connaissance avec cette dernière, tout en aidant Sakino avec ses entraînements de football. Ou aux deux. Ou à aucun (vous êtes difficile là). Plus sérieusement il est agréable d’avoir affaire à des amours traitées de façon crédibles et non pas un énième harem centré sur un unique héros. En parlant de ce dernier, si Kouichi est un peu du même type que ces fameux héros losers (pas de qualité particulière, timide, n’arrive à se décider qu’au dernier épisode, etc.), Aihara est en revanche bien plus sympathique, un jeune homme qui sait ce qu’il veut et qui n’hésite pas à aller de l’avant, sans toutefois en faire trop et gaffer.

Les personnages sont dans l’ensemble légèrement stéréotypés, mais agréables et relativement bien développés. Si on excepte le duo de la mort composé par deux fillettes et leurs insupportables grenouilles en peluche, on obtient un casting relativement sympathique dans l’ensemble.
Au niveau des graphismes le tout est soigné et joli, l’animation sans faille particulière et la bande-son cohérente. On notera toutefois quelques variations dans le chara-design pour certains épisodes de la série, au profit d’un dessin un poil plus joli (épisode 20 par exemple).

Toutefois tout n’est pas rose (ou pure rouge dans ce cas précis) au pays de Kimikiss. Le principal défaut étant que la série tourne légèrement en rond arrivé à la dizaine d’épisodes. On a l’impression qu’il ne se passe plus grand chose, et il faut attendre les cinq derniers pour voir l’intrigue redémarrer véritablement. 24 épisodes était un peu trop ambitieux pour cette série, et je pense qu’un format de 13 épisodes lui aurait été plus profitable. Malgré cela on ne s’ennuie pas véritablement en regardant la série (même si on est pas passé loin), mais simplement on a parfois l’impression que ça n’avance pas. Heureusement tout s’accélère à la fin, et la conclusion est même assez satisfaisante (sauf si vous n’aimez pas les couples finaux, forcément).

Souffrant de quelques longueurs mais se rattrapant grâce à ses intrigues amoureuses évoluant en parallèle, ses personnages sympathiques et sa réalisation agréable, cette série reste tout de même assez classique dans l’ensemble et ne se destinera au final qu’aux aficionados des histoires d’amour qui sont en manque et qui chercheraient à passer un bon moment. Ce que Kimikiss leur procurera, à défaut d’être l’anime du genre dans sa catégorie.
P.S : pour ceux qui en voudraient encore : à noter qu’un ova spécial sortira uniquement sur dvd au japon le 22 août.

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