Horreur, malheur !! Les extraterrestres funkies veulent envahir la planète ! Heureusement, Ulala est là. La plus mignonne des journalistes que la terre ait jamais vu va tout faire pour repousser l’invasion, dans un jeu très très prenant !

Je vous présente Ulala !
Dès le début du jeu vous serez plongé dans l’ambiance clairement décalée et délirante de Space Channel Five. La musique donne le ton, kitch et entraînante à souhait. Ulala prend alors le micro et commence à se dandiner et là, le charme (du jeu ou d’Ulala ? :p) fait immédiatement effet. On se prend au jeu, on commence à se dandiner devant sa télé, à remuer la tête et à se laisser emporter par la musique et les séquences de jeu. Séquences de jeu dont nous allons parler immédiatement.

Up, Down, Up, Down…
Space Channel 5 est donc un jeu de rythme (terme qui me semble plus approprié que jeu musical) au concept tout simple mais réellement addictif ! En effet, Ulala rencontre des extraterrestres sur sa route qui exécutent une chorégraphie basée sur des mouvements des quatre directions du pad (haut bas droite gauche, plus un petit cri « Chu »). Les extraterrestres donnent donc en premier la séquence que vous devez répéter ensuite. Simple me direz-vous, mais ça l’est rapidement moins en avançant ! En effet, les séquences sont vicieuses et ne sont pas très tolérantes vis à vis d’éventuels légers décalages dans le rythme, et leur longueur varie : vous pouvez avoir trois touches de suite à presser comme huit ou plus ! On en arrive d’ailleurs même très vite à répéter à haute voix les séquences, et à accessoirement passer pour un imbécile devant sa télé. Il n’y a d’ailleurs pas que des phases de danse puisque vous aurez aussi certaines séquences de tir. Rassurez vous, ce n’est pas Panzer Dragoon loin de là. En fait, vous ne suivez plus une chorégraphie mais l’ordre et le rythme d’apparition des ennemis ou des humains hypnotisés. Une bonne idée qui évite une répétitivité des séquences.

Fais chauffer l’audimat Ulala !
Alors bien sûr, devant le rythme des séquences de rythme, tout le monde ne joue pas forcément comme un pro dès le début. En effet, si vous faites trop d’erreurs contre un même extraterrestre, vous ne libérerez pas les otages qu’ils retiennent. Et oui car vous ne danserez pas longtemps tout seul ! Les extraterrestres ont kidnappé des personnes et vous pourrez les libérer en route ; ils vous rejoindront alors dans votre joyeuse troupe qui se dandinera de toute part, avec même la possibilité d’avoir à certains moments des musiciens pour quelques coups de gratte électrique par exemple, pour avoir une vraie fanfare à vos coté ! Mais revenons-en à notre audimat : je vous rappelle qu’Ulala est journaliste pour Channel 5 et que le but est de faire péter l’audimat. Mieux vous danserez et plus vous sauverez « héroïquement » des otages, plus l’audimat grimpera. Mais si vous ne sauvez personne et vous plantez à chaque séquence, évidemment ce sera la chute libre pour l’audimat. D’ailleurs votre patron n’attendra pas que l’audimat transperce le plancher pour vous couper ! Et ce n’est pas tout car vous avez un audimat minimum à atteindre donc il ne suffit pas de se maintenir à un score correct mais bel et bien de danser comme un dieu (enfin, une déesse :=) pour que votre reportage ait le maximum de succès !

Faut que ca bouge !
D’un point de vue purement technique, on peut dire que Space Channel 5 s’en sort assez bien. L’animation est une vraie réussite (la démarche d’Ulala tout particulièrement) et même lorsque vous avez une dizaine de personnes qui dansent avec vous. Les musiques sont très sympa et essayent de ne pas trop se répéter d’un niveau sur l’autre, un bon point car on aurait pu croire à une répétitivité musicale au premier abord. Cependant, les cinématiques n’ont pas bénéficié d’un aussi bon soin et déçoivent un peu par une qualité moyenne. Un reproche similaire d’ailleurs au décors de fond qui ne sont pas en temps réel, ce qui n’est pas un vrai problème, mais qui sont surtout parfois un peu pixélisés ce qui est un peu dommage. Même si globalement pour un jeu Dreamcast de milieu de vie, cela reste tout à fait acceptable. Et puis, l’intérêt de ce jeu est loin d’être dans sa réalisation !

Mais…
Eh oui il y a un mais ! Car si tout s’annonce si beau, si fun, le constat n’est pas unanime. Déjà en premier lieu, il faut être sensible au genre de jeu qu’est Space Channel Five, qui ne concerne peut être pas tout le monde : certains adoreront comme d’autres détesteront. De plus, comme Rez, l’autre célèbre expérience musicale de l’United Game Artists, la durée de vie est quand même assez réduite. Bon d’accord, SC5 possède aussi une rejouabilité même si moins de 2 heures et demie pour finir le jeu, ça le fait mal. Même si c’est sans compter les nombreuses fois où vous risquez de vous y reprendre sur certains niveaux. Mais bon, ce défaut est finalement mineur de nos jours vu le prix que coûte le jeu aujourd’hui (trouvable à moins de 10 euros en occasion) en comparaison du fun intense apporté ce jeu.

Space Channel 5 est donc finalement un jeu très subjectif. Certains n’adhèreront peut être pas au concept délirant et resteront sceptiques alors que pour d’autres, jamais le fun n’a été aussi bien incarné. En tout cas, ce qui est sûr c’est sur c’est que l’ambiance déchaînée et le graphisme flashie de ce jeu ne pourront vous laisser indifférent !

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