En 2000, une gigantesque explosion se produit en Antarctique, provoquant un cataclysme (raz-de-marées, fonte des calottes polaires) qui dévaste une grande partie de la planète. Les autorités déclarent que cette catastrophe est due à la chute d’un astéroïde.

Quinze ans plus tard, l’humanité a surmonté cet événement, appelé le Second Impact. Mais de mystérieuses créatures nommées Anges font leur apparition et tentent de détruire Tokyo-3, la nouvelle capitale-forteresse du Japon, construite après le Second Impact.

Pour les combattre, l’organisation secrète NERV a mis au point une arme ultime : l’« Evangelion » ou « Eva », robot géant anthropoïde piloté.

Shinji Ikari, quatorze ans, se rend à Tokyo-3 sur invitation de son père, qu’il n’a pas revu depuis ses 3 ans. Il est loin de se douter qu’il sera impliqué dans un conflit qui pourrait bien signifier la fin de l’humanité quoi qu’il arrive…

Véritable pierre angulaire du monde de l’animation, Shinseiki Evangelion, sorti le 4 octobre 1995 avec ses 26 épisodes, a défrayé la chronique en bousculant tout sur son passage dans la mer relativement calme de l’animation japonaise, avec son animation hors norme et son scénario des plus complexes abordant des thèmes encore jamais vus dans une animation, fut une telle baffe qu’aujourd’hui encore nous en gardons un ressenti plein d’émotions encore intactes…
Je vous annonce la couleur tout de suite, ce « 1.0 You Are (Not) Alone » ne déçoit pas !

Mais d’abord revenons-en à l’origine de ce projet !
Hideaki Anno, réalisateur de la série et éternel insatisfait, a mis en place le projet Rebuild of Evangelion divisé en quatre OAV qui ont pour but de mettre à jour techniquement la série, d’ajouter de nouvelles scènes, d’en supprimer et surtout d’apporter une fin différente à la série et au film The end of Evangelion (sortie en 1997), fins qui à l’époque ont été sujets à controverse.

Ce premier OAV est un condensé des épisodes 1 à 6 qui débute par les devenus mythiques crissements de cigales (j’espère pour elles qu’elles touchent des royalties :o) avec notre cher Ikari Shinji attendant Misato et se demandant déjà pourquoi il est là…Clin d’œil aux fans, vous y verrez aussi la nouvelle séquence de lancement de l’EVA 01 où Shinji se « viande » magistralement, mais moins rapidement que dans la série (quoi ? ils ont font du suspens sur une pauvre chute ? oui ! mais quelle chute…xD).
Autrement, on y retrouve avec plaisir tous nos charmants protagonistes : Misato plus bourrée que jamais, la rencontre très froide avec le père de Shinji, la rencontre explosive que Shinji a à son premier jour d’école ….. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas oublier de vous parler de la scène que tout le monde attendait, je veux bien sur parler de la première apparition de Pen² ! Bah oui un pingouin d’eau chaude qui lit le journal dans une baignoire et qui vit dans un réfrigérateur c’est culte…
Plus sérieusement je veux parler de la rencontre avec une Rei Ayanami plus énigmatique que jamais (le chara design n’a pas subit de transformation mais il n’en a pas besoin…), une scène excellemment retranscrite dans un mélange d’émerveillement pour les fans et de mélancolie…

Pour ce qui est de la réalisation, elle a pris un sacré coup de neuf avec l’intégration des CGI, qui sont parfaitement bien intégrés et l’animation s’en est retrouvée encore plus réussi, surtout lors des affrontement contre les anges où les EVA y paraissent plus mobiles que jamais. D’ailleurs, ces EVA ont reçu un petit coup de lifting au niveau du design avec des couleurs plus fluo pour l’unité 01 et leur armature ressemble encore plus à un squelette avec l’apparition d’une colonne vertébrale bien visible qui renforce le coté « humain» …
L’équipe de Hideaki Anno a très bien su s’adapter aux nouvelles technologies !

Pour ce qui est de l’histoire et des différentes allusions de ce résumé de 6 épisodes, je ne vais pas m’y attarder, il y a des années que le sujet est sur Internet avec pleins de dossier faits par d’autres fans qui méritent le coup d’œil pour approfondir l’expérience Evangelion.
Du côté musical, nous y trouvons les mêmes et très bonnes musiques de la série plus en guise d’ending un magnifique « Beautiful World » chanté sans fausse note par Utada Hikaru.

Vous vous demandez quel est donc l’intérêt de voir un film résumant une partie d’une série vieille de plus de 13 ans en y ajoutant quelques nouveautés ?
Tout simplement à en faire une introduction de choix aux néophytes et à y poser les bases d’une histoire rénovée qui va enfin pouvoir prendre son envol et nous rapporter les réponses qu’on y attend. Ce premier OAV ne déçoit donc pas avec sa nouvelle « technique » béton qui laisse augurer du meilleur pour une suite qui sait se faire attendre !
Un film à voir donc obligatoirement par nostalgie ou par découverte d’un des animes les plus révolutionnaires de ces 20 dernières années, rien que ça….

Les commentaires ne sont plus admis.