Nous sommes tous en droit de nous demander si, une fois de plus, on ne se fout pas royalement du joueur et surtout du fan de ce manga. Devoir de nouveau affronter un jeu comme Taiketsu me ferait lancer ma GBA à travers la fenêtre. Etant toujours maître de moi, j’insère la cartouche et… Verdict.

Un petit entraînement s’impose…
Qui oserait prétendre ne pas connaître cette série mythique qu’est Dragon Ball Z (ou DBZ pour les intimes ^^), à moins d’avoir été privé de télé ces vingt dernières années ? Ayant connu un succès plus qu’honorable, la série s’est vue adaptée d’innombrables fois sur divers supports. Mais malgré cette boulimie d’opus vidéoludiques, aucun n’a semblé véritablement combler les joueurs et les fans de cette superbe série, à l’exception peut-être de Dragon Ball Z : La légende Saiyen ou du superbe Hyper-dimension, sorti il y a huit ans sur Snes. Mais depuis c’est la débandade. En particulier pour les deux derniers opus sortis sous les noms de Dragon Ball Z Budokai I et II sur PlayStation 2. Ces derniers bénéficiant d’une réalisation honorable respectant le style de la série, et disposant d’un gameplay novateur mais un peu exécrable, et aussi d’un fun inexistant durant les combats par rapport à toutes les autres versions connues à ce jour. Un autre jeu de combat vit aussi le jour auparavent sur GBA, le très médiocre DBZ : Taiketsu, encore plus raté que tous les autres (parfois on se demande comment les développeurs font pour ne pas avoir honte de faire des jeux aussi nuls). Nouvelle tentative sur GBA maintenant, avec Dragon Ball Z : Supersonic Warriors. Serait-ce enfin LE MESSIE que tous les fans attendent depuis la création de cette série ? Sera-t-il à la hauteur de nos espérances ?

Les saiyens ne pensent vraiment qu’à se battre…
Dès le jeu lancé, on peut déjà regretter une chose : il n’y a pas d’introduction !!!! Ce qui est plutôt décevant sachant que l’on est quand même sur une 32 bits et que l’on a payé ce jeu 45 euros. On doit juste se contenter de l’apparition des logos des éditeurs et développeurs jusqu’à l’arrivée de l’écran titre (ce qui prend environ dix secondes quand même), le tout orchestré sur une superbe musique de fond qui n’est autre que celle du premier générique d’intro de l’animé japonais !

Arrivé au menu, on a alors le choix entre différents modes de jeu. Lesquels sont : Story, Z Battle, Challenge, Free Battle, Training et Remote Versus (ce dernier n’étant disponible que si vous possédez deux GBA et un câble link). Un menu traditionnel aux couleurs des Dragon Ball. Le mode Story nous propose de refaire les combats les plus importants de la série, ces derniers étant entrecoupés de textes et d’images des persos directement inspirés des scènes de la série, plutôt bien réalisés ceci dit. Ce mode se déroule en incarnant le personnage de votre choix, et vous suivrez son histoire, certains appellent ça les « If story ». Par exemple si vous prenez Frieza, vous serez obligé de battre Goku donc l’histoire que l’on connaît sera radicalement changée, etc.. Ou bien vous pouvez choisir « l’histoire des Z », en trois parties, qui suit globalement les points importants de la série, et pendant laquelle vous incarnerez le personnage qui doit gagner lors d’un combat.
Le mode Challenge vous permet de composer une équipe de trois persos et d’affronter d’autres équipes ennemies jusqu’à la victoire finale, c’est-à-dire que vous pouvez très bien vous retrouver à contrôler Cell, Frieza et Bou contre Gohan, Krilin et Piccolo en même temps. D’ailleurs on découvre ici un nouvel aspect encore jamais exploré dans les précédents opus : le Team Battle. Manipuler trois personnages, et alterner leur utilisation en appuyant sur le bouton L. Lorsque vous terminez l’histoire, vous gagnez des points permettant de débloquer des personnages, des modes, ou bien encore des levels de personnages. En effet, chaque protagoniste possède trois levels : un perso de level 1 étant bien moins puissant qu’un perso de level 3. Et il se peut que lorsque vous changez de level, le graphisme du personnage soit changé et que ses attaques d’énergie aient également changées. Ainsi, Vejita se retrouve en « super guerrier » en level 2 et en « Majin Vejita » en level 3.

Le mode Z Battle est une équivalence du traditionnel mode Arcade. Vous affronterez donc une dizaine d’adversaires, soit en solo, soit en team afin de récupérer quelques points supplémentaires. (Que ce soit en Z Battle ou en Challenge, de jolis dessins des protagonistes gagnants apparaîtront entre chaque combat).

Le Free Battle mode, comme son nom l’indique permet de se battre librement, mais sans points récoltés en définitive. Le mode training quant à lui propose soit un combat banal contre un adversaire immortel, soit un tutorial plutôt bien réalisé pour maîtriser pas à pas les trois coups du jeu (encore faut-il comprendre le japonais). Le mode Versus vous permettra de vous éclater contre un ami via le câble link de la GBA, malgré tout peu utile tant les victoires ou défaites paraissent aléatoires.

L’esprit Dragon Ball…
De ce côté-là, rien à redire. Ce jeu est un de ceux rendant le plus fidèlement possible les combats entre vos héros favoris (depuis le temps que l’on attend ça ^^). Un système de profondeur permanent vous permet de vous croire dans les airs, de tourner autour de l’ennemi, alors que tout ça reste bien en 2D, c’est du très bon boulot. Les personnages sont plutôt bien réalisés, certains diront qu’ils se ressemblent tous, mais ce serait de la mauvaise foi, car il faut rappeler que nous sommes sur un support portable et qu’il y a des limites aux détails pouvant être apportés. Des images de bonnes factures représentant les protagonistes jonchent tout le jeu quelque soit le mode, certaines viennent même s’ajouter pendant le combat, avant que vous ne fassiez une de vos vagues déferlantes. Du côté des décors, c’est très pauvre et très pixélisé, bien qu’ils soient sur trois ou quatre niveaux de profondeur pour donner cet effet de « 3D » si intéressant et dynamique. Dans son coin, le gameplay est très limité et hélas très simple. On est loin des King of Fighters & Cie, ici c’est surtout le bourrinage de boutons et d’attaques spéciales qui gèrent les combats. Malgré ça, cette simplicité permet de faire des combats presque tout le temps fidèles à la série tant les coups, les esquives, les téléportations, les explosions d’énergies et les contres sont rapides. N’oublions pas de parler de la bande-son qui est un pur régal pour les fans. Les bruitages et la plupart des musiques sont les mêmes que dans l’animé, et chaque personnage possède sa voix digitale d’origine pour les attaques spéciales et au moment où ils reçoivent un choc.

On se retrouve donc avec un des meilleurs jeux DBZ depuis les « Budokai », tant l’esprit de la série est respecté et que le plaisir y est. Néanmoins le gameplay trop simpliste, et la palette ridicule de coups proposés, portent un énorme bémol à cet enthousiasme. Mais si vous êtes fan de la bande de Saiyens à la capillarité décolorée, ce n’est pas ça qui vous arrêtera !

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