Petit retour sur les 3 OAV disponibles gratuitement en vost depuis le 24 à cette adresse. Un rédacteur différent pour chaque oav, histoire de ne laisser parler que les spécialistes internationaux en la matière (oui oui, au moins).

Tegamibachi: Hikari to Ao no Gensou Yawa

Tegamibachi: L’Histoire Fantastique de la Lumière et du Bleu

Par Toulal :

Dans le pays d’Amber Ground où la nuit est perpétuelle, uniquement éclairée par un lointain soleil artificiel, Lag Seeing est ce qu’on appelle un Tegamibachi, un coursier au sein d’un service de livraison dépendant du gouvernement, le Hive (la ruche). Accompagné de son « Dingo » personnel Niche (prononcez « Nitchi », c’est une sorte de garde du corps qui accompagne le Tegamibachi) et son ‘animal’ Steak, Lag voyage à travers Amber Ground pour délivrer lettres et colis transportant le « coeur » des gens, tout en combattant les Gaichuu, d’énormes insectes en armure.

Cette OAV est la toute première et très attendue adaptation animée du manga « Tegami Bachi » de Hiroyuki ASADA (I’ll, Pez et les fraises chaudes). Pour autant, l’intrigue ne se situe pas au commencement de l’histoire, mais pendant une livraison au cours de laquelle le petit Lag se remémore sa rencontre avec Gauche Suede, le Tegamibachi qui l’a transporté cinq ans plus tôt alors que l’enfant était lui-même une « lettre ». Nous n’apprenons donc pas grand-chose sur son passé, mais plutôt sur la raison qui l’a amené à vouloir devenir un Tegamibachi à son tour.

Pour une OAV, nous pouvons dire que les détails sont très soignés et fidèles, tant pour le trait des personnages que dans le bleu du décor. En effet, la couleur maîtresse de la série est le bleu nuit ponctué de quelques flocons de neige, dotant cet univers d’une pointe de tristesse si propre à cette touchante série. Cette introduction dans le monde de Tegami Bachi n’aurait pu être plus fidèle à l’oeuvre originale et, au vu du traitement qu’elle a reçu jusqu’à sa sublime fin, nous ne pouvons que penser que Tegami Bachi pourrait faire un animé spectaculaire. Patientons donc dans l’allégresse. En attendant, le manga en est à son sixième tome au Japon, et toujours aucun éditeur français n’a posé sa patte dessus.

One Piece : Romance Dawn Story

Par Kirox :

Au premier regard classifié comme HS, cet OAV sur nos pirates préférés ne sort pourtant pas complètement de nulle part. C’est en effet une adaptation du tout premier One Shot dessiné par Oda et publié dans une édition spéciale été du Shonen Jump en 96. Prototype de ce qui deviendra un an plus tard la série que nous connaissons tous, ce one shot met en scène un certain Luffy dont le rêve est de devenir un grand pirate, aux prises avec un corsaire belliqueux. A noter que ce chapitre est disponible dans le tome One Piece RED Grand Character File, un livre contentant des informations détaillées sur la plupart des personnages, et qui plus est sorti en France.

L’adaptation n’est cependant pas tout à fait fidèle, en effet on retrouvera dès le début l’équipage entier comme il est actuellement dans la publication du manga japonais (au passage attention pour ceux qui suivent uniquement la parution française, vous risquez de vous faire spoiler), mais heureusement, Luffy va trouver le moyen de partir à l’aventure seul un instant, histoire de recoller au scénario du one shot. Et après cela, excepté la fin, ça devient tout à fait fidèle. On retrouve l’esprit des premiers épisodes/tomes de la saga, avec un ton léger et frais, un méchant plus comique qu’effrayant et un Luffy qui se contente d’utiliser ses attaques les plus basiques. Bon, c’est même tellement dans l’esprit rétro que ça en devient risible quand ils essayent de nous surprendre en nous montrant que Luffy peut se prendre une balle de fusil sans souci… alors que ça fait juste 50 tomes qu’on est au courant. Dans le même ordre d’idée, vouloir retenir Luffy avec une simple corde quand on sait de quoi il est capable… Bref quelques petits défauts qui tiennent du fait de vouloir trop coller à l’oeuvre d’origine (qui a été écrite bien avant la série) et d’avoir voulu l’implémenter dans la chronologie onepiecienne d’aujourd’hui. Surtout qu’ils se permettent de nous faire un clin d’oeil à la fin en s’écartant du matériel d’origine et en nous montrant une des techniques les plus récentes de Luffy. Du pur fan service, puisque le coup est bien trop puissant par rapport à ce qu’il veut faire, un peu comme si on sortait un marteau-piqueur pour ouvrir une noix.

Au niveau technique on se situe tout à fait au niveau actuel de la série, ni plus ni moins. Bref cet OAV n’est qu’une pure curiosité pour le fan qui pourra se réjouir de retrouver l’ambiance du tout début de la série. Avec même une légère pointe de nostalgie en bonus quand le fameux We are! retentira vers la fin de l’épisode… Pas vraiment une réussite, mais pas raté non plus.

Dragon Ball: Ossu! Kaette Kita Son Goku to Nakamatachi

Dragon Ball : Salut! Sangoku et ses amis sont de retour!

Par FireShot :

Après plus de 12 ans d’absence, la série la plus connue au monde est enfin de retour. Et histoire de briser de suite le suspense voici mon verdict : si vous n’êtes pas un gros fanboy totalement frustré par toutes ces années de disette, passez votre chemin car le résultat est très moyen. Le scénario n’a rien de bien passionnant (comme pour un OAV DBZ me direz-vous) : 2 ans après le combat contre Boo, Goku et ses amis sont invités à l’inauguration du nouvel hôtel de Mr Satan. Arrive alors un saiyen (oui, Freezer a bien raté son extermination) qui n’est autre que le petit frère de Végéta. Celui vient lui demander de l’aide car il est poursuivi et persécuté par deux anciens soldats de Freezer, au chara-design plus que douteux. Et comme nos héros sont tous trop super balèzes, ils décident de choisir qui va les affronter au jeu du radis le plus long (oui, c’est passionnant). Au final, on assiste à un combat où ne participeront activement que Goten et Trunks aidés tout de même très brièvement par Piccolo, Goku, Krilin et Yamcha. Tortue Géniale, aussi en forme qu’à l’époque du Ruban Rouge, et Végéta, qui s’entend toujours aussi bien avec Goku, auront quant à eux un rôle de divertissement comique durant l’épisode.

L’OAV ne se rattrapant pas au niveau graphique, car même si c’est plus beau qu’à l’époque, on peut faire bien mieux de nos jours. Où se situe donc l’intérêt de cet épisode ? Et bien il s’agit tout simplement de faire vibrer la fibre nostalgique du spectateur. On retravaille les images de l’opening original (Cha-la Head Cha-la), on ressort les vieilles attaques qu’on n’a pas vues depuis longtemps (même les plus désuètes telle la technique du loup), on fait porter aux combattants leurs vieux kimonos d’époque au moment opportun et on place le tout sur les musiques qui ont bercées nos oreilles pendant les 291 épisodes de notre jeunesse et nous voilà retombés en enfance. L’effet est plutôt réussi mais à vouloir trop en mettre pour satisfaire tout le monde, on ne fait finalement que survoler les choses et au final, cet OAV principalement axé sur l’humour plutôt que sur le combat ne présente que peu d’intérêt.

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