Dans un futur où certains humains ont développé des pouvoirs psychiques (qu’on appelle ESP ou en français PES pour Perceptions Extra-Sensorielles) les différenciant du reste de la masse, le monde fait de son mieux pour s’adapter à cette évolution en employant ces nouvelles capacités à bon escient. Hélas, de nombreux individus s’en servent pour commettre des crimes pour leur profit personnel, entâchant ainsi la réputation des Espers et contribuant à la ségrégation déjà bien présente envers cette minorité. C’est dans ce contexte qu’est créée la fondation BABEL (pour Base of Backing ESP Laboratory) ayant pour but d’étudier, protéger et défendre les interêts des Espers, quitte à intervenir directement en cas de perturbation causée par l’un de ces individus. Le corps d’élite d’intervention de BABEL est composé d’un trio de jeunes filles d’une dizaine d’années : Kaoru Akashi, Aoi Nogami et Shiho Sannomiya. Leur particularité étant d’être toutes trois level 7, considéré comme le plus haut degré de pouvoir psychiques atteignables, ce qui leur confère des pouvoirs très dangereux malgré leur jeune âge. C’est le quotidien de ces trois Espers que nous suivrons ici, accompagnées de leur nouveau tuteur Kouichi Minamoto, qui a pour but de les éduquer et surtout de les guider vers le droit chemin, chose beaucoup plus importante qu’au premier abord…

C'est nous qu'on est les heroines ! \o/

C'est nous qu'on est les héroïnes ! \o/

Adaptation du manga éponyme de Takashi Shiina, comprenant 17 tomes et toujours en cours de parution à l’heure actuelle, c’est au studio SynergySP qu’on doit la version animée en 51 épisodes, diffuséee d’avril 2008 à avril 2009 au Japon. C’est un studio qui a produit peu de séries pour l’instant, bien qu’ayant déjà contribué à de nombreuses séries avant de se lancer dans la production. On retiendra notamment parmi leurs productions précédentes Hayate no Gotoku!, une autre adaptation de manga, dont Zettai Karen Children reprendra entre autre l’horaire de diffusion, à savoir le dimanche matin à 10h. Une tranche horaire orientée jeunes enfants, qui nous prévient d’entrée de jeu que la série risque de ne pas voler très haut question philosophie, et qu’on doit plutôt s’attendre à un divertissement sympathique ne faisant appel à aucun neurone. Et en fait… c’est le cas.

L’anime suit un format épisodique, c’est à dire que les épisodes, bien qu’étant tous compris dans une trame cohérente, sont relativement indépendants entre eux à quelques exceptions près, et on pourra en général louper un épisode une semaine et ne pas être trop perdu la semaine suivante (j’ai pas dit que c’était à faire non plus, hein). Le scénario, bien que présent, est surtout prétexte à introduire une nouvelle crise à gérer pour la durée de l’épisode, soit par l’apparition d’un nouveau méchant, ou bien d’un autre événement tiré de l’imagination des scénaristes. D’où une légère impression de statique sur la trame globale, en bref ça n’avance pas beaucoup. En revanche côté développement des personnages, c’est un peu mieux. Les principaux protagonistes ont un réel développement du début à la fin de la série, surtout les trois héroïnes évidemment. A noter toutefois que la série se termine sur une fin assez ouverte en laissant en suspens pas mal d’interrogations, ce qui semble être le destin de toutes les adaptations de mangas en cours.

Ceci dit, il va de soi que ce n’est ni vraiment pour son scénario, ni pour voir du véritable « character developpement » qu’on regarde cette série, mais pour voir du fun et de l’action ! Et sur ces points, Zettai Karen Children remplit son contrat avec du combat à coups de super pouvoirs à gogo, et des situations rocambolesques à la limite du débile. Ces fameux pouvoirs extra sensoriels offrent des possibilités quasi infinies, et on retrouve des méchants télépathes, qui se téléportent, qui lancent des rayon lasers ou qui contrôlent des robots géants. Bref c’est varié et on ne s’ennuie pas, si tant est qu’on adhère à l’humour de la série. Humour qui d’ailleurs, comme son « aîné »Hayate, ne se prive pas pour jouer sur les références à d’autres séries, bien que ce soit largement moins prononcé ici.  Bref de l’humour assez otaku finalement, avec un peu de ecchi de temps à autre, ce qui en soit est un peu déplacé vu l’horaire de diffusion mais bon, ce n’est pas moi qui m’en plaindrait.

Quand je vous dis que c'est varié

Quand je vous dis que c'est varié

Techniquement la série n’a rien d’extraordinaire, tout est animé correctement la plupart du temps, mais de temps à autre la qualité graphique et d’animation en prend fortement un coup. Il semblerait que tenir une cinquantaine d’épisode une qualité d’animation constante soit trop dur à atteindre pour la plupart des studios, qui doivent souvent faire appel à d’autres studios pour un petit coup de main. Ici c’est Gonzo qui prend la main sur certains épisodes, et généralement on les reconnaît très bien à leur patte graphique différente du reste et plus… moche. Une contribution qui ne fera rien pour arranger l’image de ce studio qui décidément baisse d’année en année. Côté musique rien à signaler, l’ost est suffisamment bien faite pour coller à l’action, mais pas suffisamment pour que j’en retienne des morceaux marquants après coup.

C'est fou le nombre de personnages qu'on peut introduire en 51 épisodes...

C'est fou le nombre de personnages qu'on peut introduire en 51 épisodes...

Série passée relativement inaperçue, voire boudée par la plupart de la blogosphère (francophone comme anglophone d’ailleurs), Zettai Karen Children est pourtant un divertissement tout à fait acceptable, sans temps mort, remplie de fun et de bonne humeur et qui reste fidèle à elle-même de l’épisode 1 jusqu’au dernier. Et ma foi, c’est déjà pas mal. Reste plus qu’à attendre une éventuelle licence française de l’anime ou même du manga, histoire de connaître un jour la suite. En attendant, je m’en vais regarder la saison 2 de Hayate no Gotoku pour conserver ma dose de fun hebdomadaire.

3 réponses à “Zettai Karen Children, that’s why we won’t lose !”
  1. Tetho dit :

    Meilleure série du genre depuis que Keroro s’est mis a enchainer les épisodes moyens voir chiants, et largement au dessus d’Hayate qui ne vivait que pour et par ses parodies. Y plus qu’a esperer une éventuelle 2eme série.

  2. tamashii dit :

    Pour ma part je préfère les Hayate no gotoku mais ça reste mon avis^^

    Sinon je suis tout à fait d’accord avec toi cette série mérite vraiment le coup d’être vu, malheureusement en France elle n’a pas l’air de percer^^

    En tout cas je recommande cette série car y a de quoi bien se marrer, c’est vraiment sympathique 🙂

  3. Phlogistique dit :

    Je suis addict à l’opening, mais j’ai pas franchement envie de regarder la série.

  4.