Attention, cet article n’est pas un article d’actualité.
Cela fait depuis septembre que je joue donc activement sur la dernière console de Microsoft (en fait je la possède depuis un peu plus longtemps, mais j’attendais d’avoir une TV digne de ce nom pour en profiter pleinement), et en profitant allègrement de l’import UK qui a le vent en poupe ces temps-ci, j’ai pu entamer une petite collection de jeux à moindre prix (jamais plus de 30 euros pour un jeu). Je vais donc ici parler un peu de ces divers jeux qui m’ont occupé dernièrement, puisque si je ne me sens pas d’attaque d’en faire des tests complets, j’ai quand même envie d’en parler.

Banjo – Kazooie : Nuts & Bolts

Le jeu qui m’a plus ou moins fait acheter la console. Je pense que je l’ai déjà suffisamment évoqué lors de notre trilogie de tests consacrée à la saga Banjo.
Cool, ça commence bien, il va être facile à rédiger ce bilan !

Mirror’s Edge

Pour une raison qui m’échappe, ce jeu semble avoir une floppée d’adorateurs ou au minimum de sympathisants qui pestent sur l’accueil mitigé qu’a eu ce jeu à la fois au niveau des testeurs que du grand public. Des masochistes sans doute.
Le concept me paraissait peu attrayant (je hais les sauts dans les FPS), j’y ai tout de même jeté un coup d’oeil parce que je suis un grand fan de jeux de plate-forme devant l’éternel et ce jeu promettait une sorte de révolution du genre (et parce qu’il était vraiment pas cher).
Déjà première arnaque, le mode solo n’est pas un jeu de plate-forme mais un jeu de poursuite. En effet, on ne peut jamais faire ses sauts tranquille et optimiser ses trajectoires, vu qu’on est toujours collé aux basques par des policiers, des snipers ou même des ninjas yamakasi (??). Du coup on se retrouve tout le temps à foncer bêtement, à prier qu’on a choisi le bon chemin, et à prier pour que les policiers soient plus mauvais qu’à l’itération précédente. D’ailleurs les phases de combat sont catastrophiques, on veut nous faire croire qu’elles sont optionnelles mais il y a plusieurs passages dans le jeu où on est obligé de se les taper… Liberté de mouvement qu’ils nous disaient…
Ensuite non rien à faire, un jeu de plate forme en vue à la première personne c’est une idée de merde. Immersion et réalisme? Sauf que dans la vraie vie on a le temps de jeter un oeil à ses pieds en pleine course pour jauger de son point d’appui. Ici on ne voit pas ses pieds, on saute toujours au pifomètre,et ça ne fait que rajouter une difficulté supplémentaire (comme si c’était pas déjà assez chiant comme ça).
Et je passe sur le scénario pitoyable présenté dans des cinématiques au goût douteux, et les contrôles à chier (pourquoi toutes les actions utilisent les boutons de tranche ??).
Reste le mode Time Trial, qui lui se concentre sur le gameplay plate-forme du jeu, sans ennemi et avec des parcours à optimiser pour atteindre le meilleur temps possible. Pour le coup ce dernier est vraiment plus intéressant, puisque non seulement on a plus de pression, mais chaque parcours contient toujours plein de chemins possibles à découvrir par soi-même.
Mais c’était trop tard, j’étais déjà dégoûté de ce jeu et suffisamment content d’avoir terminé ce calvaire pour me motiver à y retourner.

Devil May Cry 4

Je n’avais joué qu’au premier opus sur PS2 il y a quelques années de cela, sans en garder un souvenir impérissable. Celui-ci m’a en revanche bien plu, avec son gameplay au début paraissant assez rigide, mais finalement permettant de faire pas mal de choses si on time bien ses actions. La bande-son est sympa, Dante est toujours aussi poseur, et surtout le scénario cliché et chiant du début est prétexte dans la deuxième moitié du jeu à des cinématiques complètement hallucinantes de surréalisme, avec un Dante qui sort des trucs de nulle part juste pour le plaisir de la pose.

Refaire les décors dans l’autre sens pour cette deuxième moitié du jeu ne m’a pas trop gêné, puisqu’on change de personnage et que le cheminement n’est pas le même, par contre se retaper trois fois au total les mêmes boss c’est vraiment abusé… Enfin il paraît que c’est une constante Capcom.

DJ Hero

J’adore les jeux de rythme et Daft Punk (l’immonde Human after all mis à part), forcément je ne pouvais que craquer sur celui-là. Rien de spécial à dire, la platine répond bien et les différents mouvements qu’on peut effectuer s’apprennent vite. Contraiement aux Guitar Hero & Co, ce que je retiendrai ici c’est qu’on a plus l’impression d’avoir une marge de manoeuvre d’improvisation sur le morceau, grâce au déclenchement manuel des samples et de la molette d’effets. On s’y croirait presque parfois !
La marge de progression monte très vite; comme d’habitude dans ce genre de jeu. La difficulté est en revanche un poil mal dosée. En normal on s’ennuie vite une fois qu’on a pris le coup, par contre en Difficile c’est l’horreur.
La playlist n’est pas fantastique, mais contient tout de même quelques très bons mash-up. Dont ne fait pas partie la sélection Daft Punk, qui est tout simplement à chier, à part l’excellent We will rock you/Robot Rock (alors que je n’aime aucun des deux morceaux à la base, fortiche).
Plus qu’à attendre le 2 ou d’éventuels DLC intéressants.

Sonic the Hedgehog

Non, pas le 1 sorti sur Mega Drive/Master System à l’origine, mais bien l’opus sorti en 2006 sur PS3/360. Oh bien sûr j’avais lu bon nombre d’avis plus négatifs les uns que les autres, mais bon je suis tombé dessus à 3 euros en vide greniers, pour ce prix-là je pouvais bien tester l’ampleur des dégâts…
Sans surprise, je n’ai fait que constater que c’est encore pire que ce que je m’imaginais. Comme s’ils avaient pris le principe général des Sonic Adventure, en y ajoutant encore plus de bugs, une maniabilité encore plus sensible, une caméra encore plus pourrie, et des phases en ville absolument nulles à pleurer. Ils ont aussi tenté d’ajouter un scénario plus sérieux avec… une princesse à sauver du méchant Robotnik. Il va sans dire qu’au début on rigole, et au bout de deux ou trois on zappe.
Ah oui, et les temps de chargement sont absolument atroces et vraiment omniprésents. Il y en a PARTOUT : pour charger une cinématique, pour charger un niveau, pour charger un dialogue, même parfois pour charger une seule ligne de dialogue !!
Reste la bande-son, qui étonnamment, elle, est géniale. Ecoutez-ça !
Bref j’ai essayé 3 ou 4 heures, et j’ai fini par lâcher l’affaire. Soit à peu près autant que pour Sonic Unleashed, qui est ceci dit un peu moins pourri (mais pas beaucoup).
Heureusement que Sonic 4 a été annoncé pour relancer enfin la franchise. Allez, on y croit à mort.

King Kong

En lot avec Sonic dans le même vide-grenier. Je n’en attendais absolument rien et je le classais dans les adaptations de films auquel on ne devrait même pas jeter un oeil, mais khyos m’a soufflé que celui-ci avait été supervisé par Michel Ancel, créateur de Rayman et du très overhypé Beyond Good & Evil. Et effectivement, King Kong n’est pas une daube à ranger à côté des autres adaptations cinématographiques, même s’il reste un fps court, facile et somme toute anecdotique. Les phases fps sont assez frustrantes du fait du peu de munitions qu’on a à chaque arme, ce qui fait qu’on se retrouve souvent armé d’un bout de bois contre les dinos affamés… Et les phases dans la peau de Kong sont trop simples et bourrines.
Ceci dit, j’ai pris plus de plaisir à le faire que Mirror’s Edge.
Il a de plus un atout caché sur sa version 360: les succès sont hyper simples. Il suffit de finir le jeu (5 ou 6h) pour débloquer tranquillement ses 1000G. Merci Ubi !

Lost Odyssey

Mithrandir m’avait prévenu. Mais comme ce jeu avait plutôt bonne presse et a pas mal de fans sur le net, je voulais tester par moi-même pour voir dans quel camp je me situe. Résultat : remboursez-moi mes heures perdues…

J’ai atteint le début du CD3, et tout ce que je retiens pour l’instant ce sont des défauts. Les personnages, et en particulier le héros, ont le charisme d’une moule amnésique. Le scénario est mou, chiant, et blindé de scènes niaises et ridicules. Franchement, quand je vois partout que ce jeu est mature, et largement au dessus des autres J-RPG en terme d’ambiance… On y retrouve exactement les mêmes poncifs qu’ailleurs, parfois en pire. Les cinématiques sont verbeuses, les dialogues chiants et n’apportent absolument rien, surtout pas de développement de background sur les personnages. Le seul atout narratif qui démarque Lost Odyssey des autres, ce sont les rêves de Kaïm, qui malheureusement interviennent un peu n’importe quand, venant plomber encore plus un rythme déjà bien mou. Ces rêves apportent certes un peu de background sur le héros, mais bon au final tout ce qu’on y apprend c’est qu’il sait tout, qu’il a tout vu, et qu’il est sympa.
D’ailleurs ça non plus ça n’a rien de mature, puisque ces rêves ne sont que des fables modernisées avec une belle morale bien visible à la fin. Et des fables, on en fait lire aux enfants.

Mais le pire c’est le design vestimentaire qui est absolument catastrophique. C’est bien simple, jamais je n’ai vu des personnages aussi moches et mal habillés. Entre la reine Ming qui se ballade en string, les gardes royaux avec une armure en forme phallique sur la tête, ou Tolten qui s’est visiblement échappé des chevaliers du Zodiaque, les abominations visuelles sont légion dans ce jeu. Autre truc technique qui m’a choqué : le coup des écrans splittés pendant les cinématiques n’apporte absolument rien et devient vite lourd tellement il survient n’importe quand. Si ce n’est qu’on se croirait dans un épisode de 24, mais où Jack Bauer plutôt que de sauver le monde, tenterait de cuisiner une tarte. Et que dire des loadings absolument insupportables, et ce même si on a installé le jeu sur le disque dur au préalable ?

Tiens je n’ai pas encore évoqué le système de combat. En fait ce n’est pas que je le déteste, il y a moyen de faire ses propres tactiques avec le coup du Mur à gérer notamment, mais vraiment on se croirait revenu 20 ans en arrière, avec son tour par tour implacable, qui fait qu’on décide de ses attaques sans trop savoir dans quel ordre elles vont se lancer par la suite. Sérieux, même FFIV sorti en 1991 avec sa barre ATB est plus palpitant et moins frustrant que ce système. Le système des anneaux qui donne un bonus est une bonne idée et pimente un peu les combats, il est cependant dommage qu’on effectue toujours la même action quelque soit l’anneau qu’on porte. Un peu de diversité n’aurait pas été de refus.

Reste la bande-son de Nobuo Uematsu, qui si elle comporte des très bons morceaux, en comporte aussi des très anecdotiques et vite oubliés. Encore une fois, on est loin du niveau de ses meilleures oeuvres sur les FF.

Voilà, plus que deux CD à faire… Pffou…

Kameo : Elements of Power

En tant que fanboy de Rare, il fallait bien que j’essaye celui-là. Jeu autrefois développé sur Gamecube, puis annoncé sur Xbox lors du rachat de la firme par Crosoft, puis repoussé jusqu’au lancement de la 360. Tout ça pour ça ?
Kameo est un sous-Starfox Adventures. Qui est lui-même un sous Zelda, sans le côté exploration et très linéaire. Le jeu est très joli, rien à dire techniquement, mais vraiment trop facile et linéaire. Chaque nouveau pouvoir se situe idéalement pile à côté de l’endroit où on en a besoin. On peut explorer le monde si on en a envie, pour trouver des upgrades, mais le jeu étant déjà assez facile comme ça… Assez court en plus. Un peu déçu donc, pourtant j’aime beaucoup Starfox, mais là non, ses défauts sont encore plus accentués.

Sega Mega Drive Ultimate Collection

En fait je voulais me refaire les Sonic sur grand écran, et je suis tombé sur ce jeu à un prix raisonnable (17 euros) sur thehut. Largement plus rentable que d’acheter les rééditions une par une sur le XBLA, le PSN ou le Wiiware. Rien de spécial à dire, tous les jeux rendent du coup plutôt correctement sur écran HD. Les succès, les vidéos à débloquer et les jeux arcades incitent à essayer au moins une fois tous les jeux présents sur la galette. Et il y a du culte dans le lot ! On peut aussi faire des save states à tout moment, bien pratique quand on a plus le courage comme autrefois de passer tout son temps sur le même jeu pour faire un perfect.

Les Jeux XBLA

Ikaruga

Shoot’em up culte de Treasure sorti à la base sur Arcade, Dreamcast puis Gamecube, la conversion XBLA profite évidemment d’un polissage pour le passage sur écran HD. Ikaruga est en fait assez particulier parmi les shoots, puisque pour une fois, on ne doit pas éviter tous les tirs ennemis, mais au contraire on doit foncer sur les projectiles de même couleur que le vaisseau. Demandant un temps d’adaptation, la marge de progression est bien sûr énorme, avec en plus des crédits supplémentaires qui se débloquent au fur et à mesure que le temps de jeu augmente.
Ikaruga n’en reste pas moins un jeu super exigent, qui demandera une connaissance parfaite des niveaux et des ennemis pour pouvoir espérer survivre. Perso j’ai arrêté quand j’ai atteint mon objectif : finir le jeu en 3 crédits en facile. Pour pouvoir faire mieux il m’aurait fallu encore des dizaines d’heures de jeu, et… je vais laisser ça aux acharnés. N’est pas Ben Shinobi qui veut.

Castlevania : Symphony Of The Night

Conversion de l’épisode culte sorti sur PSX à l’origine, et un des jeux préférés de Mithrandir, qui l’avait longuement évoqué ici-même.
Pour les spécificités de la version 360, on trouve un mode qui permet d’améliorer nettement les graphismes pour les TV HD, et c’est tout. Ah si, le pad 360 est vraiment moins pratique pour déclencher les sorts à base de quart de cercle et autres combos. Un jeu mythique, toujours aussi mythique.

Splosion Man

Exclu XBLA, Splosion Man est un jeu de plate forme « à l’ancienne ». Des directions, un bouton de saut et puis c’est tout. Pour autant, le jeu dure 50 niveaux très bien conçus sans pour autant trop se répéter, et varie allègrement les plaisirs. La difficulté est fort bien dosée, avec des passages bien prise de tête disséminés un peu partout. En normal vous aurez des checkpoint réguliers pour ne pas trop criser, mais le jeu est bien plus drôle en mode Hardcore, où là vous aurez à recommencer chaque niveau depuis le début à la moindre faute. Perso je l’ai fait, j’en ai bavé, j’ai hurlé sur certains niveaux, mais quel bonheur quand on les passe !! Je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer le mode co-op, mais je n’en ai entendu que du bien ailleurs. En tout cas, clairement un indispensable du XBLA pour tous les fans de plate forme.

Voilà pour l’instant. Prochains sur la liste (déjà achetés mais pas entamés) : Tales of Vesperia, Bayonetta et Darksiders. J’en attends que du bon, j’espère ne pas être déçu.

Edit :

et mon profil sur Trueachievements

5 réponses à “Six mois de Xbox360”
  1. Maxobiwan dit :

    Yay ! Un de plus pour Splosion man. En ce qui concerne le mode multi, il vaut mieux se limiter à 2 joueurs : avant chaque checkpoint, il faut absolument un joueur sur un switch. Si un des joueurs est mort avant le checkpoint, c’est foutu.
    Sonic 2006 est déjà assez naze, mais pas assez pour que je veuille le finir… sauf que les temps de chargement m’ont tué.

    Tu ne partage pas ton gamertag ?

  2. Fisico dit :

    Je me suis fait avoir sur Mirror’s Edge aussi il y a à peine deux mois, on m’y reprendra à croire que EA édite des jeux bien sur console. Loading Odyssey on était prévenu également, Mistwalker est vraiment overrated vu qu’à ce jour on attend toujours leur premier jeu décent (parce que bon les Blue Dragon…), so true pour Kameo aussi, le seul jeu potable de Rare sur 360 ça reste Viva Pinata (et le genre est particulier, faut aimer)

  3. Kirox dit :

    Maxobiwan > Gamertag ajouté, y’a aussi les profils de deux autres xboxeux du site sur Trueachievements d’ailleurs.

  4. Amo dit :

    Mirror’s Edge j’avais bien aimé… jusqu’a ce que je m’attaque au mode défi. Là le jeu te demande tellement de précision et de maîtrise… précision et maîtrise qu’il n’arrive pas à t’offrir parce que tout est méga sensible et franchement pas précis. Revendu aussi sec à ce moment là, j’y ai connu des crises de nerfs que j’avais pas retrouvé depuis longtemps.

    Kameo m’a aussi beaucoup deçu. J’en attendais pas grand chose, eh bah le « pas grand chose » je l’ai même pas eu: univers super cliché, personnages sans personnalité, aucune exploration de l’univers, on nous balade du point a a un point b, chiant. Je me suis forcé à le finir pour pas laisser le jeu pourrir mon super tableau à succès.

    Du coup en tant que fanboy de Rare, je te conseille pas vraiment Perfect Dark Zéro. N’y touche jamais. Je l’avais chopé sans trop d’attentes et bah putain il a réussi à me gacher le Perfect Dark original tellement on allait loin dans le défectueux. Ignoble.

    Sinon en jeu XBLA que je te conseille à mort là, tout de suite: Chime. 400 points, un jeu de puzzle musical absolument démentiel, dont les profits vont en plus à une oeuvre caricative. C’est hypnotisant, bouffeur de temps… donc absolument indispensable !

    (et 17 Mars: Perfect Dark XBLA !)

  5. Kaïl dit :

    Considérant sa réputation de console en carton, j’hésiterai à acheter une XBox 360, nonobstant les titres de Rare qui pourraient être les seules exclusivités susceptibles de me faire changer d’avis. Du reste, on a accès à une bonne partie de la ludothèque sur PC et Playstation 3.

  6.