En ce moment dans le RER je joue à Devil Survivor, c’est un des derniers rejetons de la série des Shin Megami Tenseï qui est surtout connue chez nous pour les Persona. Leurs caractéristiques étant de se dérouler dans un univers contemporain et de contrôler des démons. Là en plus Devil Survivor est un tactical sur DS … donc forcément avec mon faible pour ce genre … bah j’ai craqué, impressions à la moitié du jeu environ.

Des lycéens dans un Tokyo contemporain qui se découvrent des pouvoirs, avec beaucoup de dialogues et en sus ils savent qu’ils n’ont que 7 jours… Ça fait penser au récent et excellent The Worlds Ends With You. En tout cas à moi, ça m’y fait penser. Mais le tout un cran en dessous au niveau ambiance. On va donc suivre le héros aidé par ses deux amis Yuzu et Atsuro (et plus par la suite), qui se retrouvent coincés dans la zone de la Yamanote Line, c’est-à-dire une grande partie de Tokyo. En effet la zone entière se retrouve mise sous quarantaine par l’armée. Et évidemment des démons apparaissent et, pardonnez-moi l’expression, foutent la merde. Les trois protagonistes se rendent compte que leurs Comps (des Nintendo DS) peuvent invoquer des démons via des programmes bizarres. Ce qui est bien pratique pour se défendre contre les autre démons. Et donc durant le jeu on se déplace dans cette zone, en combattant des démons et en discutant avec d’autres personnes bloquées elles aussi. Comme dans TWEWY je reproche aux dialogues leur longueur que je trouve vraiment extrême, les personnages ne vont jamais au but et font plein de formules pour dire des banalités qu’on a compris depuis longtemps. Rien d’exceptionnel donc mais rien de vraiment gênant non plus, l’univers est très frais et permet de captiver un peu plus (même si la série MegaTen est très ancienne et avec le même genre d’univers).

Mais bon à la limite on s’en fout de l’histoire, comme dans tout bon Shin Megami Tensei qui se respecte, c’est avant tout les combats et systèmes d’évolutions qui tiennent en haleine ! Ici la particularité en tant que Tactical, est de permettre à chaque personnage (jusqu’à quatre) de venir au combat avec deux démons, ce qui monte tout de suite le nombre de démon utilisés à un maximum de huit, et plus si on compte ceux de réserve. Et bien que les déplacements se feront case par case comme dans tout tactical, les combats prendront place dans un autre écran où l’on fait face à l’équipe adverse, un peu comme dans Bahamut Lagoon, mais en vue à la première personne façon Dragon Quest. On pourra embaucher des démons via une maison des enchères en ligne, mais aussi et surtout les fusionner comme dans Persona. J’avais justement trouvé Persona 3 un peu limité sur ce point, avec un seul démon par perso et qui ne fait qu’octroyer des sorts en plus, cela ne m’encourageait pas à fusionner. Ici les démons combattent vraiment avec nous avec leur propres sorts et caractéristiques, ce qui rend la fusion beaucoup plus intéressante et même indispensable ! On peut fusionner un nouveau démon à partir de deux autres, celui-ci aura ses propres sorts et on pourra lui rajouter les compétences des démons fusionnés pour encore plus de personnalisation. Mais on ne peut sélectionner que trois attaques et trois capacités passives, pour les démons comme pour les personnages, ce qui oblige à les choisir avec minutie.

En effet un autre point commun avec les Persona est l’extrême importance des affinités des monstres. Non seulement un monstre touché par un élément auquel il est sensible subira des dégâts accrus, mais en plus la personne qui a lancé ce sort gagnera le droit d’attaquer une fois de plus (limité à une seule attaque). Il faudra donc sélectionner ses sorts avec attention car ce tour bonus peut être décisif.

Et en plus de tout ça on peut également apprendre un sort à chaque rencontre en sélectionnant le sort d’un ennemi et en tuant cet ennemi. Nos propres démons peuvent également apprendre un de nos sorts de temps en temps. Le nombre de démon étant très important on passe beaucoup de temps à les fusionner pour en obtenir des plus puissants !

Ajoutez à cela une durée de vie bien conséquente et une difficulté bien dosée (les missions de protections sont particulièrement chaudes) et on obtient un vrai indispensable pour tout fan de Tactical-RPG. Tout au plus pourra-t’on reprocher le déroulement par heure qui est trop dirigiste, on à juste le droit à des combats libre de temps en temps alors qu’avec le nombre de personnages rencontrés on aurai pu avoir des quête annexes. De même le déroulement par heure oblige qu’à tel moment on pourra parler à tel personnage à tel endroit d’un sujet bien précis, ce qui donne l’impression d’être constamment guidé. Enfin et hélas, aucun éditeur n’a jugé bon de sortir le jeu en Europe, on est donc obligés de se rabattre sur la version US et très logiquement uniquement en anglais.

Une réponse à “Devil Survivor Shin Megami Tenseï ou le tuning de démons”
  1. Maxobiwan dit :

    Il n’y a que Atlus pour distribuer des jeux comme ça et malheureusement ils ne s’occupent pas de l’europe. On a eu le miracle d’avoir Nintendo pour distribuer Etrian Odyssey, mais ça n’a pas l’air de se refaire :/

  2.