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Nos chers compatriotes de Square Enix viennent d’annoncer la sortie prochaine exclusivement européenne d’une édition limitée du très attendu Final Fantasy VII : Crisis Core sur Playstation Portable.
Keskela de spécial ? Une boîte cartonnée ornée d’un visuel tout nouveau tout beau, mais elle contient aussi un artbook de 48 pages rempli de concept arts et autres illustrations.

Faute de communiqué officiel à l’heure actuelle, il suffit d’attendre une DATE (T_T) ainsi qu’un prix. Si vous bavez déjà d’impatience comme moi, de nombreuses boutiques online proposent des réservations.

Et hop histoire de marquer le coup et d’imager ces propos :

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Quand Square Enix s’associe avec les créateurs de Star Ocean, Valkyrie Profile et Radiata Stories en créant un nouvel RPG uniquement destiné à la Xbox 360, on a de quoi être impatient…
Graphismes sublimes, musique épique, personnages classes… que demande le peuple ?

A dying world – bound to a moon worshipped to guard and guide – a moon that shines no more.
The darkness that binds the moon blights the world.

*bave*

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Prévision d’une autre bombe de Square Enix 8D

The Last Remnant est un RPG prévu sur Playstation 3 et sur Xbox 360, et ce trailer en met plein la vue…
Le héros (classe) assiste impuissant à la capture de sa soeur, les épées s’entrechoquent, les gros monstres frappent etc… cébô, très beau.

Hop le lien du site officiel : http://www.square-enix.co.jp/remnant/
Et hop au lit~

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Meilleur élève de sa promotion au conservatoire section piano et excellant aussi en violon, Shinichi Chiaki désespère pourtant de voir un jour se concrétiser sa véritable ambition : devenir chef d’orchestre. Sa cause de souffrance : sa peur de prendre l’avion qui l’empêche ainsi d’envisager tout voyage à l’étranger. Ce qui lui vaut de se faire souffler des grandes occasions par d’autres élèves pourtant moins prommeteurs. C’est dans une période de déprime qu’il fait la connaissance de sa voisine de palier : Noda Megumi (surnomée Nodame), pianiste fantasque qui vit dans un monde totalement opposé à celui de Chiaki. Pourtant, c’est en la cotoyant qu’il va petit à petit changer et pourra sérieusement envisager un avenir de chef.

Avec son titre japono-italien qui sonne bien, Nodame Cantabile nous embarque dans la vie parfaitement orchestrée d’étudiants plus funs et touchants les uns que les autres.
Ce qui ressort le plus de cet animé, c’est l’énergie, la volonté, l’ambition et l’optimisme des personnages. Et aussi la passion (nan pas Passionata pervers) ~

Nous avons Chiaki, le surdoué, ô combien brillant au piano et au violon.
Il est beau gosse, adulé et admiré par un grand nombre de personnes, de musiciens et de gentes demoiselles. Jeune homme froid et arrogant, il se révèle au fur et à mesure de plus en plus patient et attentionné avec ses amis. Tiraillé entre ses ambitions et ses obligations, il ne cesse de se remettre en question.

Vient ensuite Nodame, exubérante à souhait. Son innocence et sa naïveté en feront craquer plus d’un. C’est le personnage le plus drôle de la série, elle est caricaturale, touchante, parfois énervante.
Elle excelle au piano, bien que sa technique puisse être controversée. Jouant de manière impulsive sans respecter véritablement l’esprit d’origine d’un morceau, elle donne à chaque mélodie une autre vie, plus énergique, plus brute. Ses petits cris très étranges tels que « gyabo ! » ou « mukya ! » sont mémorables, à l’instar de la passion qu’elle voue à Chiaki. Rires garantis devant une telle fille, plongée dans ses partitions, oubliant de se laver et de nettoyer son dépo… appartement.
Rien de mieux qu’un homme dévoué pour s’en occuper.

Le duo Chiaki-Nodame est phénoménal, fun, émouvant et trouve son apogée lorsqu’ils sont assis derrière leurs pianos. D’ailleurs, lorsqu’ils jouent ensemble, une sorte de fusion transcendante se produit (nouvelle expression). Ces instants dégagent beaucoup d’émotion et dévoilent deux autres personnalités, se découvrant mutuellement par la même occasion. La relation qui les unit est pour le moins étrange -mais solide- et témoigne de la sensibilité des deux personnages.

Mine Ryuutarou est quant à lui un jeune homme très émotif et enjoué. Il joue principalement du violon et peine à trouver son style. C’est grâce à Chiaki qu’il reprendra goût à la musique classique, après avoir expérimenté à tort et à travers le violon électrique.

Okuyama Masumi, jeune homme aux poils tétaux soyeux et abondants, est profondément éperdu de Chiaki (et oui encore un tombé sous son charme… Axe, plus t’en met plus t’en as). C’est un musicien excentrique, ultra-sensible et souffrant de claustrophobie. Une terrible confrontation aura lieu entre lui et Nodame, afin de décider lequel sera le plus apte à séduire Chiaki.

Nodame Cantabile est un anime qui se distingue de par sa puissance humoristisque et sentimentale. Il n’est pas nécessaire d’aimer la musique classique pour l’apprécier, mais lorsque c’est le cas, tout n’en devient que plus exaltant. La mise en scène de certains morceaux au piano est simplement splendide, jusqu’à nous faire trembler.
Les moments humoristiques contrastent à merveille avec la réalité qui fait face aux protagonistes, tout en insistant sur les liens qui les unit.

Les graphismes sont très joulis et rappellent ceux d’Honey and Clover.
L’opening et les endings sont quant à eux très réussis, autant visuellement que musicalement.

Article
écrit par Gogote le [16/08/07]

Cette série peint à merveille la sensibilité véhiculée par la musique et l’émotivité des musiciens, qui deviennent autres une fois le concerto commencé.
Nodame Cantabile, sur un fond de Mozart, allie subtilité, tendresse et humour.
Originale, fun et touchante, c’est une oeuvre à ne pas manquer – parole de vache à la larme facile.

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Deux mains liées pour un unique destin.
Une destinée, une histoire.

Bien qu’ayant fini le jeu il y a longtemps déjà, sa lumière, les émotions qu’Ico a véhiculé en moi sont intactes. Il suffit juste d’un zeste de concentration et tout transparaît dans ma tête, pour finalement glisser sur le papier.

Ico et Yorda symbolisent à eux seuls la volonté, l’innocence et le courage. Ces deux enfants se complètent pour mieux échapper à leur sort.
Leur histoire intemporelle prend place au beau milieu d’une immense forteresse, à la fois sinistre et majestueuse. A la fois plongés dans l’ombre et baignés de lumière, les murs du château où Ico est condamné à mourir paraissent infranchissables.
Cette forteresse, perdue au beau milieu de nulle part, possède des murailles qui s’étendent à perte de vue, mais la diversité de son architecture et du paysage qu’elle renferme nous donne la sensation de parcourir le monde tout en étant coincés entre quatre murs.

Comment ne pas tomber sous le charme de deux personnages qui se tiennent la main pour survivre ? Pour sauvegarder, Ico doit s’asseoir et se reposer sur des bancs de pierre, mais pas question que cela se fasse sans Yorda à ses côtés. Leur union est perpétuelle… ils ne sont rien l’un sans l’autre.
Tout est douceur et respect entre eux deux. Un monde les sépare, pourtant tout semble les rapprocher. La douceur de la voix d’Ico lorsqu’il appelle Yorda, sa douceur quand il lui prend la main. Tout dans Yorda est fragilité, dépendance. Sa démarche est titubante, sans assurance.

Lorsque les créatures des ténèbres tentent de la ramener d’où elle vient, elle pousse des cris affolés. L’absence presque totale de musique lors de l’exploration traduit à merveille l’angoissant silence qui les entoure. Le silence de la forteresse, le souffle suffocant des fantômes sombres, le léger bruit du vent.

Silence pourtant fragile, brisé quand les créatures ténébreuses surgissent des entrailles de la Terre.
Les effets de lumière sont saisissants. A travers les murailles, les arbres, les rares fenêtres… chaque rayon est magnifié et réchauffe la destinée des deux personnages.

Des cornes d’un côté, une robe blanche de l’autre. Deux langages pour une seule volonté : retrouver la liberté. Malgré le monde qui les sépare, Ico et Yorda tentent l’impossible ensemble.
On pourrait d’ailleurs croire que Yorda est plus un fardeau qu’autre chose.
Non seulement elle aide Ico à résoudre les énigmes de la forteresse, mais elle lui permet en plus de trouver le courage d’avancer, de persévérer.
Ce qui touche le plus, c’est l’innocence des deux personnages. Tout semble si cruel et si immense autour d’eux, tout semble démesuré face à ces deux enfants.
La forteresse, les épreuves qu’ils affrontent, leur destin. Une démesure à la fois onirique et angoissante, qui donne une teinte si mémorable à leur aventure.
Ne sachant même pas encore qui ils sont, ils vont l’apprendre et grandir plus rapidement et plus violemment que prévu.

Pourtant, au milieu de toute cette cruauté, ces deux petits êtres qui paraissent impuissants et insignifiants vont réaliser l’impossible. Ensemble, en unissant leurs forces et leur courage, ils vont se frayer un chemin vers la liberté tant désirée. Cette liberté, la plus pure, la plus indispensable, celle de l’enfance.

Lorsqu’on combat les monstres, lorsqu’on avance dans la forteresse, on ressent la fébrilité des deux protagonistes. Ils découvrent un monde sans états d’âmes, des murs et des paysages qui s’étendent à perte de vue. A la fois seuls et unis, Ico et Yorda contrastent avec le silence qui règne dans la forteresse. Leur lutte, qui paraît si désespérée, si vaine, est pourtant plus solide que les murs qui les entourent.

Sans s’en rendre véritablement compte, Ico et Yorda risquent leur vie. Ils avancent avec crainte mais sans s’arrêter, sans douter l’un de l’autre. Poussés par une volonté inébranlable. Tant que leurs mains seront liées, aucun obstacle ne pourra leur résister.

La sensation d’écrasement, d’impuissance et de fatalité qui pèse sur les deux protagonistes est quasi permanente, mais elle s’envole dès qu’on ouvre une porte ou tue une créature. Ico et Yorda peuvent au début paraître fades, mais au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu et que l’on s’attache à eux, ils font surgir des sentiments jusqu’alors inconnus dans un jeu vidéo.

La force d’Ico réside dans son apparente simplicité qui cache en réalité une foule de sentiments, d’émotions et d’interrogations. Gravée dans notre mémoire et notre coeur, l’aventure d’Ico est immortelle. Ce chef d’oeuvre, en nous peignant un destin hors du commun, nous rappelle que la volonté, la tolérance et l’entraide sont plus forts que tout. A travers deux personnages que tout oppose et que tout rapproche, Ico nous retranscrit avec onirisme et poésie les plus importantes valeurs de la vie.

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Partons découvrir les Mushis, êtres vivants nés de l’ombre, qui sont à la base même de l’existence et visibles par un nombre restreint d’humains. Ces créatures peuvent prendre diverses formes et évoluent aux côtés des êtres humains avec des aspirations très variées. Ginko est l’une des personnes qui peut interagir avec elles et qui les étudie : c’est un Mushishi. Il voyage pour venir en aide aux personnes qui y sont confrontées, mais aussi pour assouvir sa soif de découverte.

Ah Mushishi
Un univers onirique mêlant familiarité et découverte au travers de destinées éphémères et toutes liées à une même chose : les Mushis. Véritable hymne à la persévérance et à l’espoir, Mushishi est une série qui nous fait retrouver notre âme d’enfant tout en faisant appel à notre vécu. Enfin un anime qui sait à la fois détendre, surprendre, émouvoir et émerveiller.

Vingt-six épidodes qui possédent tous un charme et une énergie à part entière devant lesquels personne ne peut rester indifférent. Chaque aventure aux côtés de Ginko est un véritable conte, une fable qui enchante tous nos sens. La série nous peint une fresque poétique de l’existence et de la nature en se penchant sans lourdeur sur les plus petits détails de la vie, les plus insoupçonnables – les plus importants. Ça change des interminables et violents combats… un peu de modestie fait un bien fou. Toutefois, autant dire que le manque d’action et de continuité – chaque épisode procède de la même façon . Ginko débarque dans un endroit au début de l’épisode et aide différentes personnes – pourra déplaire à certains.

Chaque épisode trace une intrigue différente, avec des lieux et des personnages distincts. Malgré le court laps de temps pendant lequel Ginko séjourne parmi eux, impossible de ne pas tomber sous le charme des paysages plus beaux les uns que les autres et des personnages touchants et désarmés face à cette nature imprévisible. D’autant plus que Ginko, les Mushis et les multiples paysages sont superbement dessinés et animés.

Ah Ginko
Mystère, charisme, intelligence et générosité, tout cela concentré en un seul homme. Véritable bibliothèque ambulante et altruiste, il n’hésitera pas à aider toutes les personnes dans le besoin qu’il rencontrera sur son chemin. Les nombreux personnages que Ginko rencontre sont malheureusement tous un peu semblables (tant d’un côté graphique que psychologique), mais leurs destinées et leur sensibilité fait qu’on s’y attache.

Il est dommage que Ginko ne révèle pas beaucoup d’éléments sur son passé et ses motivations – seuls quelques flash-back nous mettront sur la voie. Un grand mystère plane autour de sa personne, ce qui fait son caractère unique et justifie la sympathie qu’on lui porte. Uniquement porté par son envie de renouveau, de découvertes et de rencontres, il semble imperturbable et toujours sûr de lui – en faisant le choix de cacher ses sentiments (il me fait penser à Lucky Luke qui s’en va discrètement, sans rien demander, la clope au bec.)

Mais qui est-il ? Un Mushishi, ou collectionneur de Mushis, créatures situées entre la vie et la mort, entre les bactéries et les animaux. De forme très variées et étranges, ni bons ni mauvais en soi, ils prennent possession chacun à leur manière de la nature ou des êtres humains. La quête des Mushis constitue une sorte de masque, un prétexte pour redécouvrir ce que l’on pensait être familier, que ce soit la nature qui nous entoure ou ce que nous pensons savoir de nous-même. Grâce à eux, nous découvrons une nature plus riche et plus fascinante qu’elle ne l’est déjà et des mystères qui ne demandent qu’à être perçés.

Ah Dame Nature
Les paysages sont absolument magnifiques. Ginko évolue dans des contrées perdues jonchées de modestes villages qui possédent toutes une ambiance et un charme unique. Océans, montagnes, plaines… le dépaysement est total. Nous sommes plongés dans une nature sauvage magnifiée par des couleurs chatoyantes et de très beaux effets de lumière. Lorsque les Mushis interviennent, le contraste a lieu ; les personnages errent dans un monde totalement différent, telle une nouvelle dimension qui naît. Quant à la musique, très douce, elle intervient toujours au bon moment. L’opening est superbe.

Ah la fin… (de l’article)
Mushishi a le don de mêler avec sensibilité et réalisme des faits surnaturels avec des choses que l’on rencontre dans notre vie de tous les jours. Tout cela avec beaucoup de poésie. Chaque épisode se déroule comme une métaphore, une réflexion sur la vie, qui ne finit d’ailleurs pas toujours bien. Cette série est un autre regard sur le monde, un des plus profonds et des plus subtils qu’il m’ait été donné de voir et de ressentir. Les paysages, la musique et les personnages nous ramènent sans cesse à la contemplation devant un monde qui se révèle grâce à son plus simple apparat : la nature. Un message écologique et poétique -mais qui sait rester simple- où il est impossible de ne pas se reconnaître. Tout cela sans artefacts inutiles, comme pour nous rappeler l’importance des choses les plus simples, dans un monde où la superficialité prédomine. Les différentes intrigues font appel à notre sensibilité avec une grande maturité et ont le don de faire resurgir des rêves d’enfant.

À voir absolument.

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Koshiro Saeki, jeune homme de 27 ans habitant toujours chez son père, travaille au sein d’une agence matrimoniale et se remet difficilement de sa récente séparation. C’est à ce moment qu’il apprend que sa petite soeur, Nanoka Kohinata, qu’il n’a pas vu depuis de nombreuses années, va venir vivre sous le même toit. Ne sachant rien l’un de l’autre, leur rencontre va pourtant tout bouleverser.

Comme vous l’avez remarqué, le sujet de cet anime (inceste pour simplifier) peut en rebuter certains. Mais ce serait dommage de passer à côté, sincérement. Ceux qui n’aiment pas les rythmes narratifs lents (l’intrigue prend son temps pourrait-on dire), passez votre chemin, à moins que vous n’aimiez les histoires d’amour impossible.

Que du bon du côté de l’animation et des graphismes. Les couleurs pâles sont très agréables à l’oeil et traduisent à merveille l’atmosphère sensible de l’histoire. La beauté des décors et des expressions surprennent… mais l’impression de « crayonné » rapide peut parfois subsister. L’OST est jolie et intervient aux moments les plus propices pour insister sur telle ou telle émotion.

Les personnages sont tous très travaillés et touchants dans leur sincérité et leur dévotion. Impliqués dans la destinée des deux héros avec ou contre leur gré, les personnages « secondaires » apportent tous quelque chose d’important pour l’intrigue et les deux personnages principaux.

Chaque personnage renvoie d’ailleurs un point de vue face à la situation, de sorte que le spectateur puisse se forger sa propre opinion, tout en s’identifiant à eux. Cette diversité ajoute à la série une force particulière, qui réside dans sa maturité et le suspense très bien dosé qui nous pousse véritablement au coeur de l’intrigue et nous donne envie de connaître l’issue de l’histoire.

Le grand frère est pour moi LE personnage de cette série, et un des plus émouvants que j’ai pu rencontrer. Sa détresse, la lutte qu’il mène contre lui-même, la sincérité de ses sentiments m’ont vraiment pris aux tripes, jusqu’à m’en tirer des larmes. Quant à Nanoka, elle qui ressent en premier le besoin d’un grand frère -tout simplement- est vite perdue et déboussolée face aux sentiments de son frère, et aux siens qui ne font que grandir. Malgré son jeune âge, elle change très vite et gagne en maturité tout au long de la série.

Le sujet abordé, lorsqu’on prend de la distance, est peint avec tendresse, objectivité et sérieux, tout en nous poussant à réfléchir. Beaucoup de souffrance, de remises en question, de bonheur aussi, pour donner un ensemble qui ne nous laisse pas indifférent. Une série qui ose traiter d’un thème tabou avec beaucoup de brio, tout en éblouissant par une fin qui sonne très juste. Un de mes plus grands coups de coeur.

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Je vais m’attarder sur les pistes de l’OST qui m’ont le plus marqué, en essayant de faire ressortir l’ambiance, les sensations qui en émanent. (NB : Nan, je ne me suis pas droguée avant d’écrire ces quelques lignes, j’ai seulement monté le son et fermé les yeux).

La musique n’est présente qu’à un moment précis dans Shadow Of The Colossus : quand Wanda (ou Wander) s’approche des colosses. Lorsqu’on les aperçoit, on a droit à une première mélodie, douce, mais quand on ose les provoquer, une musique beaucoup plus entrainante et plus épique régale nos oreilles.
Quand Wanda parcourt les plaines, uniquement le souffle du vent, les cris des aigles et les murmures d’Agro viennent pimenter sa découverte.

Pour décrire l’OST dans son intégralité, je dirais que c’est un mélange d’airs dédiés à l’épique et à la contemplation. Nous sommes face à l’immensité des colosses, des paysages mais aussi du courage et de la solitude de Wanda.
Ces pistes confirment que ce jeu est un rêve éveillé, un poème intéractif. Qui ne rêve pas de sillonner ces terres ?

01 – Prologue ~ To the Ancient Land
Ma piste préférée. Celle que nous entendons au tout début du jeu, dans la cinématique d’introduction. Autant dire qu’on est tout de suite averti de la qualité générale du jeu en la découvrant. Aucun mot n’est selon moi adéquat pour la définir. Tout ce que je sais, c’est qu’elle est magique. Des chants splendides, une mélodie qui se dévoile petit à petit, mélancolique à souhait. On la ressent à la fois comme un hymne épique et sentimental, qui fait l’éloge de la découverte, de l’émerveillement. Et pour encore plus nous pousser à bout, elle accompagne des images splendides, dévoilées dans une lumière aveuglante qui révèle au héros les terres infinies qu’il va devoir parcourir, qui seront son terrain de bataille et de conquête (et infiniment plus…). Bref c’est pour moi LA piste qui englobe, exprime le jeu et son univers, en étant à la hauteur de sa beauté, de sa poésie.
La première fois que je l’ai entendue, les larmes ont coulé.

02 – Prohibited Art
Très belle mélodie, mélancolique, qui traduit à merveille l’angoisse, la peur du héros qui dépose le corps inerte de sa dulcinée sur l’autel (prévu à cet effet x3). D’ici, il peut voir au travers d’une lumière étincelante les plaines interdites, qui s’étendent à perte de vue.

08 – The Opened Way ~ Battle With the Colossus
Ma musique de combat préférée. Très entrainante, épique, elle nous donne un sentiment de puissance jamais atteint dans un jeu vidéo.

09 – The End of the Battle
Magnifique. Quand les colosses s’effondrent. Elle exprime à merveille la chute de leur majestuosité, l’extinction de leur puissance. On n’entend pas le choc de la chute, mais seulement cette mélodie, comme pour glorifier leur bataille, la lutte et la souffrance qu’ils ont enduré. Leurs yeux s’éteignent (si si, vérifiez), et j’en viens à regretter mon acharnement contre une telle beauté.
D’ailleurs notre brutalité,notre destin nous rattrape. Les tentacules noires émanant du colosse viennent pourfendre notre corps et notre âme. On a beau courir, appeler Agro dans un dernier souffle, Wanda s’écroule sans pouvoir lutter.

15 – Silence ~ Battle With the Colossus
On y ressent beaucoup de choses entremêlées : au début la fascination devant le colosse (dont l’un de mes préférés, volant au-dessus du désert), mais aussi la peur face à son imposance. La musique exprime la majestuosité du colosse, inaccessible, qui est l’un des plus poétiques du jeu. Cette mélodie intervient quand le colosse nous frôle, accompagnée du souffle de ses ailes dans le vent.

12 – A Violent Encounter ~ Battle With the Colossus
16 – In Awe of the Power ~ Battle With the Colossus
13 – Revived Power ~ Battle With the Colossus
25 – A Despair-filled Farewell ~ Battle With the Colossus
Pistes grandioses. Hymne à la lutte, au courage. Comment ne pas défoncer les colosses avec ces musiques en fond ?
(La 25 se démarque avec ses chants majestueux.)

30 – Demise of the Ritual ~ Battle With the Colossus
La musique qui accompagne le dernier colosse. Monumentale, à l’instar du combat. On sent que Wanda concentre toutes ses forces et ses dernières bribes de volonté. Cette mélodie est un mélange magnifique de chants à la fois angoissants et lyriques.

35 – The Sunlit Earth
Une piste qui commence en beauté avec un air au piano. Une mélodie contemplative plus gaie, teintée d’espoir. Trop courte T_T. On s’éloigne petit à petit du Jardin Secret et l’aigle nous guide pour une deuxième et dernière fois, en fermant ainsi la boucle (ma deuxième piste préférée si ça vous intéresse).

Il y a tellement de pistes et tellement d’émotion qui se dégage que je vais m’arrêter là. Cette OST est un bijou, une oeuvre à posséder absolument. Quand je l’écoute, impossible de ne pas me remettre dans la peau de Wanda et de trembler.

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Après un premier épisode plus que réussi, qui mêlait beaucoup de sentiments différents tels que l’amitié, la volonté, le courage, la vengeance… cette fantastique saga a été complétée par un opus sur Gameboy Advance (Chain Of Memories).
Celui-ci nous apprend beaucoup de choses sur l’univers et les personnages du jeu, donc je vous conseille vivement d’y jouer.
Mais je m’égare.

Ce nouvel épisode débute sous le crépuscule constant et reposant de Twilight Town (que nous connaissons grâce à KH COM). Le joueur se retrouve dans la peau de Roxas, jeune homme réservé, cheveux blonds, et qui ressemble étonnamment à Sora. Roxas passe des journées paisibles aux côtés de ses trois amis, jusqu’au jour où un homme étrange armé de deux immenses Keyblade arrête le temps. Les combats contre les Nobody commencent alors. Ce sont des créatures errantes entre la lumières et les ténèbres, qui n’ont pas fini de se mettre en travers de notre chemin. Je vais sauter sur cette occasion pour parler de la maniabilité et des combats de ce KH 2. Ceux qui ont joué à Kingdom Hearts premier du nom se sentiront à l’aise dès les premières minutes de jeu : la maniabilité n’a pas changé, elle est juste beaucoup plus fluide. Et comment ne pas rester ébahi devant la beauté des décors, la lumière, l’ambiance et les mélodies ? La caméra est manipulable à souhait, les mouvements et animations d’une fluidité ahurissante.

Le jeu commence dans un univers teinté de couleurs chaudes, avec une ambiance bon enfant, ce qui va fortement contraster avec la suite des évènements. Les combats sont hallucinants de fluidité, les combos s’enchaînent, les magies éblouissantes fusent et le bestiaire varié nous donne du fil à retordre. Les commandes restent les mêmes, intuitives et facilement mémorisables. Aucun ralentissement, compétences nombreuses… Le boulot réalisé est tout simplement énorme. Durant notre quête, à l’instar de KH, nous allons visiter de nombreux mondes, dont la majeure partie appartient à Disney :

– Le Colisée de l’Olympe (Hercule)
– Agrabah (Aladdin)
– Atlantica (La Petite Sirène)
– La Ville d’Halloween (L’étrange Noel de Mr.Jack)
– La Forêt des Rêves Bleus (Winnie L’Ourson)
– Le Château de la Bête (La Belle Et La Bête)
– Terre des Dragons (Mulan)
– Port royal (Pirates Des Caraibes)
– Rivière Intemporelle (Steamboat Willie)
– Terre des Lions (Le Roi Lion)
– Space paranoids (Tron)
– Château Disney

Ils possèdent tous un caractère et un scénario unique, une ambiance magique. De plus, un personnage qui fait partie de ces mondes (ex : Mulan, Simba…) intègre notre équipe lorsque nous sommes sur leurs terres. Et lors des combats, ô saperlipopette, de nouveaux combos et compétences sont disponibles… qui sont dotés d’une animation et d’une puissance à couper le souffle. Chaque ennemi déverse en mourant ses nombreux ‘’déchets‘’ (esprits scatos s’abstenir) : des orbes de HP, MP, munies (la monnaie locale) et de fusion. Et oui, autre nouveauté de cet opus, Sora peut, en récoltant ces orbes afin de remplir sa jauge spéciale, fusionner avec l’un de ses compagnons, ou les deux en même temps. Durant une transformation (5 différentes), qui a ses caractéristiques propres, Sora voit ses capacités se décupler (force, vitesse, magie…), et ses attaques s’enchaînent à une cadence folle. Bref, un plaisir de jeu encore plus jouissif.

Côté scénario, l’Organisation XIII, composée de 13 (nan ? Oo) membres vêtus de noir et encapuchonnés (plus charismatiques les uns que les autres), veut prendre possession de tous les cœurs. Dans quel but ? Mouhaha.

Après un premier épisode fabuleux, nous retrouvons un univers à la fois enfantin (donc enchanteur) et sombre (qui nous laisse rêveur (z’avez vu, jfais des rimes intra parenthèses)).
Les mondes Disney respectent l’état d’esprit des dessins animés qui ont bercés notre enfance. L’enfant enfoui en vous sera donc enchanté.
Petit regret, qui peut cependant paraître subjectif, j’ai trouvé l’exploration des mondes Disney un peu courte, avec une impression de scénarii secondaires un peu ‘’légers’’. Autre défaut un peu plus grave selon moi : au début du jeu, les rebondissements et révélations sont au rendez-vous, mais durant la phase d’exploration des différents mondes, l’intrigue principale n‘est presque pas abordée. Dernier petit reproche et j’arrête : une durée de vie un peu courte : 30 heures de jeu environ. Heureusement que les quêtes annexes (de grande qualité) sont là pour nous faire profiter plus longtemps de cet univers.

Des boss grandioses (le dernier est… énormissime), des graphismes somptueux, une OST envoûtante, une fresque sensible et profonde des sentiments humains font de ce Kingdom Hearts II un jeu magnifique, accessible à tous, inoubliable. Tout en lui nous laisse baba, nous fait chialer, rire.

[Finissez-le à 100 % en remplissant le carnet de Jiminy pour voir la fin secrète… Elle nous fait sérieusement envisager un KH III digne de ce nom. Mais gardez à l’esprit qu’il faut défaire notre cher Sephiroth, qui possède au moins 12 000 barres d‘HP (hyperbole), et qui vous envoie aux cieux en 3 coups d’épée… ou il vous suffit de finir le jeu en expert…]

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