Archives pour la catégorie “Manga”
Tout ce qui traite des mangas…
Publié par Kirox dans Manga
A force de faire des mangas sur tout et n’importe quel sujet, du sport quel qu’il soit à la boulangerie en passant par le vin, il fallait bien qu’un jour on en ait un qui parle de… manga ! Bakuman est dessiné par Takeshi Obata (Hikaru no Go, Death Note) et scénarisé par Tsugumi Ohba (Death Note), et nous narre l’histoire de Moritaka Mashiro et Akito Takagi, deux jeunes étudiants qui font le projet commun de devenir mangakas, le premier au dessin et l’autre au scénario.

La découverte d’un univers inconnu, la progression de jeunes débutants qui visent le top dans un monde avec plein de rivaux, avec un soupçon de romance en prime, ça c’est pour que les lecteurs habituels du Shonen Jump ne se sentent pas trop dépaysés. Mais le véritable intérêt de Bakuman se situe dans l’univers qu’il dépeint. En effet, ici pas de super pouvoirs ou de monde parallèle fantastique, on se situe dans un Japon purement contemporain, et ce que nos deux héros visent n’est rien d’autre que le Jump lui-même ! Un Jump qui publie des titres comme One Piece ou Death Note, histoire de bien nous convaincre que le contexte se veut réaliste.
En tant que manga publié dans le Weekly Shonen Jump, on aurait pu craindre que cette mise en abyme nous montre la chose d’une façon promotionnelle et édulcorée de tout ce qui pouvait montrer la maison d’édition sous un mauvais jour. Mais le Jump peint ici semble assez réaliste, avec son univers quasiment entièrement régi par le business et basé sur la popularité de leurs séries. Un monde parfois cruel, qui n’hésite pas à envoyer bouler des séries en cours de publication parce qu’elles ne sont plus assez vendeuses, et ce indépendamment de leurs qualités. Un procédé que les lecteurs habitués ne connaissent que trop bien (rien que dans les six derniers mois on a perdu entre autres MxZero et Double Arts et j’en pleure encore). Il est aussi intéressant de voir l’envers du décor, comment les mangas sont sélectionnés, testés et approuvés par exemple. Ainsi que les méthodes généralement employées pour dessiner et l’allure d’un studio classique.

On appréciera en outre le talent graphique du sieur Obata, toujours aussi précis et appliqué dans ses décors et ses chara-designs. Il nous propose ici un trait plus chaleureux et « rond » que pour Death Note, avec moins de bishonens qu’à l’accoutumée (et donc moins d’homoérotisme freudien). Tsugumi Ohba a quant à lui (elle?) également fait ses preuves au niveau scénario, et je lui fais volontiers confiance pour tenir en haleine suffisamment longtemps (dur de juger cet aspect au bout d’une dizaine de chapitres). Petit regret toutefois sur l’aspect romance entre les protagonistes qui est vraiment trop cliché, et qui gâche un peu le plaisir de la lecture avec son héros plus coincé en amour que les héros de I »s, Ichigo 100% et Love Hina réunis. Espérons que ce côté soit un peu mieux géré par la suite, ou mieux : complètement zappé.
Enfin et c’est peut-être le plus convaincant des arguments, Bakuman est mis en ligne gratuitement sur le site Jumpland au rythme d’un chapitre par semaine et en français. Un français qui plus est plutôt correct, en tout cas plus qu’une team de scans fr classique. Il y a un lecteur spécifique à installer, mais si vous avez jeté un oeil aux OAV du Super Anime tour, ça ne devrait pas vous poser de problème (et au moins ici ça ne rame pas). Attention toutefois, les chapitres ne restent pas éternellement en ligne et sont effacés d’une semaine à l’autre.

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Publié par FireShot dans Manga
Shinichi Kudo, jeune lycéen, est le plus brillant des détectives du Japon. Lors d’une enquête, de mystérieux hommes en noir lui font avaler un poison expérimental qui, au lieu de le tuer, le rajeunit. Dans le corps d’un enfant de 6-7 ans et sous le nom de Conan Edogawa, il va alors tenter de retrouver ses agresseurs. Pour cela, il se réfugie chez son amie d’enfance, Ran Mouri, dont le père Kogoro est aussi détective mais bien plus mauvais. Conan l’aide alors dans ses enquêtes pour améliorer sa réputation en espérant que cela l’amènera à rencontrer de nouveau les mystérieux hommes en noir.
 
Cher ami enquêteur, si je vous ai convoqué aujourd’hui c’est pour résoudre le plus profond des mystères : comment Gosho Aoyama a-t-il réussi à créer l’un des mangas les plus populaires au monde avec le synopsis présenté ci-dessus ? Pourquoi la série a-t-elle encore un succès phénoménal après quasiment 15 années de bons et loyaux services ? Et la série s’arrêtera-t-elle un jour ? Examinons les différentes pièces à conviction pour essayer de trouver des réponses à toutes ces interrogations !
 
Dossier 1 : les suspects
L’une des grandes forces de Détective Conan est de proposer une kyrielle de personnages différents, plus ou moins utiles ou récurrents. Dans les personnages principaux, nous avons bien sûr Shinichi/Conan dont la particularité de la situation permet à l’auteur de lui donner une sorte de double personnalité. Et lorsqu’il abandonne son côté enfantin, pour révéler qui est le criminel entre autres, il a sacrément la classe. Autour de lui, on retrouve une bonne poignée de personnages secondaires qu’on retrouve plus ou moins régulièrement selon les envies de l’auteur. Ran Mouri, petite amie officieuse de Shinichi aurait pu tomber dans la caricature du personnage secondaire féminin totalement inutile mais ses aptitudes au karaté en font parfois une précieuse aide pour le héros. L’aspect comique principal du manga est centré sur son père, Kogoro Mouri, dont les situations pour le ridiculiser ne manquent pas et on se demande toujours de quelle nouvelle façon farfelue Conan va l’endormir pour pouvoir donner la solution de l’énigme à sa place. Il est bon de noter aussi le Club des Détectives Juniors, bande de gamins très imaginatifs et enthousiastes, qui enquête de manière bien plus enfantine bien sûr et que Conan sortira de nombreuses fois du pétrin. Il y a également quelques personnages qui ne sont pas apparus dès le début mais dont l’apparition a relancé l’intérêt de la série. Il s’agit de Heiji Hattori, le détective lycéen de Kyoto, presque aussi fort que Shinichi, et Ai Haibara, un ancien membre de l’organisation des hommes en noir qui se retrouve dans la même situation que Conan. A coté de ça, un certain nombre de personnages que je qualifierai de tertiaires reviennent de temps en temps comme la femme de Kogoro et Sonoko, une amie de Ran légèrement délurée mais leur importance dans l’histoire est beaucoup plus limitée . On notera tout de même le gros effort que doit fournir Gosho Aoyama pour qu’à chaque nouvelle enquête les suspects ne ressemblent pas à ceux d’une précédente affaire. Et, si bien sûr il n’y arrive pas parfaitement, au vu du nombre de tomes ceci est parfaitement excusable.
 
Dossier 2 : le scénario
Alternons le bon et le mauvais. Et oui, voici le sujet qui fâche. Si le scénario de base que j’ai développé dans le synopsis est tout à fait respectable, sachez que celui-ci n’a quasiment pas avancé après une soixantaine de tomes. Le manga est principalement composé d’enquêtes n’ayant strictement rien à voir avec ce fil rouge. Ainsi, on a l’impression que la plupart des enquêtes sont des fillers ce qui est un peu le cas, tout du moins en ce qui concerne leur fonction : nous faire attendre les chapitres où les hommes en noir interviennent. Parfois composés d’une douzaine de chapitres ou bien d’un seul selon l’humeur de l’auteur, ces moments donnent un regain d’intérêt non négligeable au lecteur désabusé et un peu de variété à l’histoire qui ont subi tous les deux les assauts répétitifs d’enquêtes à l’intérêt très variable de l’une à l’autre. En effet, tout comme un épisode de Pokémon, une enquête de Détective Conan répond à une recette précise, digne de celles de Kiprauko. Tout d’abord, prenez un meurtre avec au moins trois suspects. Ajoutez ensuite une pelleté d’indices dont l’utilité échappe souvent au lecteur. Saupoudrez d’un enquêteur et/ou Kogoro Mouri totalement débordé(s) par la situation et émettant des hypothèses archi-fausses. Mélangez bien le tout pendant que Conan trouve le moyen d’exposer sa théorie. Servez avec les confessions du meurtrier vous exposant les raisons de son acte avec si vous le souhaitez une scène d’action finale pour attraper ce criminel. Et cela fait maintenant plus de 650 chapitres que Gosho Aoyama nous sert ceci à outrance.
 
Dossier 3 : les graphismes (et plein d’autres détails)
L’auteur de la série est un grand fan de cinéma, et le moins que l’on puisse dire c’est que cela se voit. Il dessine son manga comme s’il s’agissait d’un story-board, en beaucoup plus beau quand même, c’est-à-dire qu’il choisit des angles qui donnent toute leur intensité aux scènes importantes. Gosho Aoyama a aussi une rigueur irréprochable dans sa mise en page, ne s’autorisant que rarement à dépasser de ses cases. Une rigueur qui pourra rendre un peu austère l’impression générale donnée par les pages du mangas. Mais on ne pourra nier le souci du détail voulu par le mangaka, qui, s’il nous met de moins en moins sur la piste des solutions des mystères par ce biais, est néanmoins toujours impressionnante. De plus, vous pourrez visiter le Japon en compagnie de Conan ,et en découvrir un peu plus sur ce pays lointain et si différent du nôtre est très appréciable. Surtout que Kana fait son boulot de traduction avec application. Certaines enquêtes étant totalement incompréhensibles pour nous pauvres Français (le plus souvent à cause de jeux de mots japonais), un gros travail a été fait pour nous proposer les explications les plus claires possibles, soit par le biais de notes ou bien de dossiers en fin de manga. Un beau travail en somme, bien mieux que les horribles couvertures dont les crédits pour les photos originales de fond font hélas défaut.
 
Toutes les charges retenues contre le suspect étant maintenant exposées, il est l’heure du verdict. Si Détective Conan est en effet une série à rallonge qui n’a pour objectif actuel que de tenir le plus longtemps possible jusqu’à épuisement du filon, on ne peut nier les qualités premières de la série : un dessin appliqué et l’imagination débordante de Gosho Aoyama. Naviguant entre le comique et le tragique, cette série intéressera donc les jeunes (qui n’ont plus peur du sang et des cadavres) ainsi que les adultes ayant gardé leur esprit enfantin. Jusqu’à quand ? A l’heure actuelle, le mystère subsiste.
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Publié par Kirox dans Manga
Quand Echizen Ryoma débarque au collège Seigaku, réputé pour son club de tennis de haut niveau, ça fait mal. A peine entré que ce petit prodige éjecte l’un des membres titulaires lors d’un tournoi et gagne sa place parmi l’équipe officielle ! Ensemble ils vont devoir maintenant affronter de nombreuses équipes collégiennes afin d’espérer au final remporter le tournoi national cette année…
Désolé, ce n’était pas mon meilleur synopsis, mais il faut bien avouer qu’à part des matchs de tennis, il ne se passe rien d’autre dans ce manga. Les personnages, même principaux, ont un background fort peu développé, voire même pas du tout développé pour certains, et l’intrigue se résume à enchaîner les tournois. Bref voilà un manga qui n’a pas volé son nom au moins, ici c’est du tennis et absolument rien d’autre. Enfin euh… si on oublie les piètres tentatives de chapitres comiques que tente l’auteur, mais qui tombent la plupart du temps à l’eau. De toute façon, passé un certain stade, ce sont plutôt les matchs en eux-mêmes qui deviennent drôles, mais j’y reviendrai.
Commençons tout de suite par le point fort du manga : les personnages. Ils sont nombreux, diversifiés, et à défaut d’avoir un bon background, sont plutôt classes dans leur design. Chaque lecteur pourra donc se choisir ses chouchous aisément, de Fuji le génie à Kikumaru l’acrobate en passant par Tezuka le capitaine qui ne sourit jamais. Un mot sur le héros, Echizen donc, qui est un cas assez ambigu. Autant c’est assez jouissif d’avoir pour une fois un héros qui dès le premier tome du manga, est surpuissant face aux autres ; autant il est tellement inexpressif et apathique en dehors des matchs qu’il est difficile de s’attacher à lui. Il pourra même en énerver certains de par son attitude toujours identique de tome en tome, et ce jusqu’au bout de la série.
Mais parlons plutôt des matchs, puisqu’ils constituent 90% des cases du manga (les 10% restant étant consacrés à montrer les autres personnages faisant « Oh incroyable ! D’où sort-il cette technique ? » ou autre « Le voilà ! Ryoma sort son Drive B ! »). Ces matchs sont intenses, contiennent moult rebondissements, et l’issue n’est jamais certaine. Le problème, c’est que ces rebondissements sont super clichés. Un joueur est mené largement au score et c’est balle de match ? Qu’à cela ne tienne, il va sortir une nouvelle technique secrète qu’il avait gardé en réserve jusqu’à la dernière balle et qui va lui permettre de remonter au score. Ce n’est qu’un exemple, mais je ne compte plus le nombre de matchs qui suivent cette règle dans Prince du Tennis. Autre problème, comme un match de tennis c’est long et c’est chaud à faire rentrer en quelques chapitres, le mangaka se contente de détailler une balle ou deux, et use et abuse ensuite des ellipses temporelles pour se concentrer sur les « points clés ». Changements parfois assez abrupts, et il n’est pas rare qu’une fois le gros retournement de situation passé, on soit à la case suivante à la fin du match en ayant allégrement sauté 3 ou 4 jeux. Je veux bien croire qu’il serait fastidieux et peu intéressant de tout montrer, mais pour le coup ça donne plutôt l’impression que le mangaka fait dans la facilité.
Au niveau du réalisme, on s’approche du néant au fur et à mesure que l’on progresse dans la série. Si au début les coups spéciaux sont gentiment farfelus mais juste une exagération de techniques existantes, une fois passé la vingtaine de tomes on nage carrément dans le surréaliste. Les joueurs sortent des auras de leurs corps, ont la puissance de deux bulldozers, et sortent trois nouvelles techniques encore plus incroyables à chaque nouveau match. Et le pire dans tout ça, c’est que tout se passe dans le plus grand sérieux possible : aucun délire, tous les personnages posent et se lancent des répliques classes. Bref pas la moindre once d’auto dérision qui viendrait nous faire croire que le mangaka est conscient que ce qu’il dessine ne ressemble plus vraiment à un match de tennis, mais à un combat entre deux super-guerriers. C’est effrayant. Ah, et dernier point qui fait encore plus peur et qui achève définitivement toute tentative de se raccrocher à la réalité : tous les personnages sont sensés être des collégiens. Oui, même Tezuka qui a l’air d’avoir facilement la vingtaine, et bien il est en 3eme. Après avoir frisé le ridicule, nous voilà en train de lui faire des couettes.
Et pourtant, malgré le fait que PdT soit blindé de défauts et inférieur à de nombreux autres mangas de sport, c’est un manga qui a connu un succès assez fulgurant au Japon. En partie grâce à son adaptation en anime, qui a tellement cartonné qu’elle a engendré plusieurs comédies musicales. Je m’autorise d’ailleurs un léger HS pour parler de l’anime puisque c’est lui qui m’a fait aimer cette série à la base. Assez fidèle dans le déroulement des matchs (tout du moins au début), l’interêt principal de cette adaptation est que contrairement au manga, elle ne se prend pas du tout au sérieux. En effet, l’anime est blindé d’épisodes comiques tournant en dérision les personnages ou leurs coups spéciaux de manière bien fun, et gommant ainsi un des défauts principaux. Le seul problème étant qu’une fois la soixantaine d’épisodes passée, l’anime a commencé à broder et à être de moins en moins fidèle au manga tout en baissant la qualité cresendo, pour finir sur des histoires complètement hors-sujet et hallucinantes de médiocrité. Encore un beau gâchis.
Terminons sur mon paragraphe habituel sur l’adaptation française, ici proposée par Kana. Rien à signaler sur l’adaptation graphique, tout est niquel de la couverture aux textes entre les chapitres, et comme dans la plupart des mangas Kana, on a droit à de petits articles en fin de tome sur par exemple le tennis ou encore la réception de la série au Japon. Par contre, la traduction me semble peu fluide et parfois un peu à côté de la plaque dans les registres employés. Bon ceci étant dit, les dialogues on s’en cogne royalement dans PdT. J’ai d’ailleurs rarement vu un manga qui se lisait aussi vite.
Le portrait que j’ai dressé n’est pas bien glorieux, c’est là la parole d’un ex-fan un peu déçu par la tournure qu’a pris le manga (et aussi l’anime). Malgré tout je conserve une certaine tendresse pour ce titre qui m’a bien accroché et fait rire à une époque, mais à force de tirer sur la corde et de surenchérir dans le surréaliste et les retournements de situations bidons, la magie finit par ne plus opérer, et les lecteurs japonais ne s’y sont pas trompés non plus puisque depuis une dizaine de tomes les ventes ont considérablement baissé.
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Publié par Kirox dans Manga
Kuzumi Taiga est un lycéen pas content. Recalé à l’examen d’entrée de Seinagi à cause d’une fille qui après s’être ouvertement moquée de lui, l’a fait littéralement craquer au point qu’il ne se souvient plus du tout de la fin de l’entretien, il compte bien la retrouver et lui en dire deux mots. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il a été recalé pour une raison bien différente : en effet Seinagi est en réalité une école de magie qui n’enseigne qu’aux élèves ayant des prédispositions en la matière. Mais avec un peu de force brute, une touche de culot et pas mal de chance, Taiga va réussir à intégrer l’école. Le tout maintenant est de réussir à survivre quand on est le seul étudiant sans pouvoir dans un lieu où chacun en possède un…
MxZero est une série récente qui paraît dans le Weekly Shonen Jump, magazine de prépublication le plus vendu du genre au Japon grâce à des shonens à gros succès tels que Dragon Ball, One Piece ou Naruto. A défaut d’être un gage de qualité (qui a dit To Love-Ru ?), ce moyen de parution est au moins un symbole de popularité. Avec son pitch ressemblant à un cross-over entre Negima et Harry Potter, MxZero est une série bien difficile à classer dans un genre précis. Action ? Comédie ? Romantique ? Et bien un peu tout cela à la fois, tout dépend du chapitre. Et le meilleur au final, c’est que dans chaque genre, le manga est une petite réussite.
Au niveau de l’action, on peut dire que Yasuhiro Kano prône la diversité des situations. Examens de mise en pratique très originaux, compétitions entre les classes façon épreuve de survie, ou affrontements tactiques, bref on ne s’ennuie jamais à Seinagi. On est loin du shonen bête et méchant qui se contente d’enchaîner les combats et autres tournois, ici l’auteur fait preuve d’une imagination débordante pour renouveler sans cesse le contexte qui mettra à l’épreuve le pauvre Taiga. Quelques chapitres à but comique parsèment en outre le manga, afin de faire retomber la tension de temps à autre. L’humour employé n’est certes pas toujours d’un niveau bien élevé, mais au moins on ne tombe pas dans le gras façon fan-service à la Ken Akamatsu. Et puisqu’on en parle, je salue l’effort du mangaka afin de limiter au minimum ce fameux fan-service présent dans toute comédie romantique qui se respecte. C’est bien simple : ce doit être le seul manga qui contient une scène où un gars entre dans la douche des filles pendant qu’elles l’utilisent… et ne voit absolument rien (et nous non plus par la même occasion). Joli pied de nez aux poncifs du genre. Enfin, une légère trame romantique est aussi présente, de par l’attirance apparemment réciproque entre Taiga et Aika. Ils forment un couple aux dynamiques assez intéressantes à suivre, même si c’est loin d’être l’intérêt principal de la série.
En revanche, un des intérêts est la belle panoplie de personnage que nous offre l’auteur. A commencer par son héros, j’ai nommé : Kuzumi Taiga. Voilà un personnage principal qui fait plaisir à suivre. Il est à la fois bourrin et fonceur, mais aussi capable d’élaborer des jolies stratégies, bluffeur, ne se laisse pas marcher sur les pieds, a du répondant, bref c’est pas une lopette. De plus il a beau être très fort en baston physique, il est quasiment toujours en désavantage face à ses adversaires étant donné qu’il est le seul à ne pas pouvoir utiliser de sort magique, ce qui va l’obliger à user et abuser de tactiques tordues et autres bluffs afin de s’en sortir. Et je dois dire que c’est toujours un plaisir de le voir à chaque fois paniquer mentalement devant la situation apparemment insurmontable pour finalement s’en sortir la tête haute (enfin, pas à tous les coups). Un héros de qualité donc, et les personnages secondaires, même s’ils sont loin d’être aussi développés que Taiga, sont aussi fort sympathiques et intéressants. Par exemple le trio de filles Aika/Michiko/Kumi qui sont dans la même équipe que le héros et qui montrent qu’on peut être un personnage féminin dans un shonen sans être pour autant une potiche (bon par contre on oubliera le cinquième membre : Issé, qui sert juste à faire le pervers de service), ou encore Satoshi et le président du comité d’exécution Nagai.
Côté graphisme, c’est très soigné et agréable à l’œil même si ce n’est pas non plus soufflant de beauté, et le chara design est plutôt bon et diversifié. Aika est vraiment trop mimi et risque de faire craquer plus d’un lecteur. L’action est en outre fluide et le trait suffisamment dynamique pour que les scènes d’action soient intenses.
Tonkam, puisque c’est la maison d’édition qui a eu la bonne idée de publier ce manga en France, nous livre une adaptation globalement de qualité. La traduction est tout bonnement excellente, ainsi que l’adaptation graphique. Si j’étais vraiment pointilleux, je noterais que les quelques jeux de mots qui parsèment le tome 1 ne sont vraiment pas drôles du tout, mais il faut dire que ce genre d’expression qui n’a du sens que dans la langue d’origine est vraiment une prise de tête à traduire, et je doute que moi-même j’aurais pu trouver mieux. Le seul point noir à noter se situe au niveau des couvertures, qui sont au mieux passable (celle du tome 2), au pire horrible (celle du tome 1). Pourquoi diable ne pas avoir conservé les couvertures originales qui étaient tout à fait convenables ? On se retrouve du coup avec des fonds uniformes façon photoshop pourrave, et l’illustration du tome 1 est tout simplement hideuse et ferait croire au badaud que MxZero est un mauvais clone de Yu gi oh ! Dommage, sans cela c’était un sans faute de la part de Tonkam.
En tout cas toi, lecteur du J-Truc, tu es maintenant au courant que MxZero n’est non seulement pas un manga sur un jeu de cartes, mais est aussi une série fort sympathique, pleine d’action et d’humour. Elle souffle comme un véritable vent de fraîcheur parmi la masse de séries publiées dans le Weekly Shonen Jump (avec Sket Dance dont je reparlerai certainement dans un futur article), et si j’osais, j’avancerais que c’est tout simplement mon coup de cœur manga de l’année 2007.
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Publié par khyos dans Manga
Je n’ai pas l’habitude de faire ce genre d’annonce mais bon vu qu’il s’agit d’Evangelion je fais une exception !
Glénat a annoncé l’édition française d’Evangelion Iron Maiden 2nd (Shin Seiki Evangelion: Koutetsu no Girlfriend 2 en japonais), ce manga commence par le « rêve » qu’a Shinji lors du dernier épisode de la série originale d’Evangelion. Shinji est maintenant un lycéen comme les autres et dans sa classe on retrouvera bien sur Asuka et Rei. Pour avoir lu les premiers chapitres, il s’agit plus d’un Shonen sentimental (autrement appelé comédie romantique) qu’autre chose, et pour tout vous dire c’est loin d’être brillant.
Vous retrouvez le premier des 6 tomes de la série en janvier dans toute les bonnes librairies.
Source : Manga News
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Publié par Kirox dans Manga
Makunouchi Ippo est un jeune lycéen qui occupe tout son temps à aider sa mère au travail pour son affaire de pêche. Sans cesse brimé par des voyous de son lycée à cause de sa trop grande gentillesse, il croise un jour la route de Mamoru Takamura, un boxeur prodige, alors qu’il se faisait une fois de plus martyriser. Ce dernier le sauvera des attaquants et le ramènera dans son club afin de le soigner. C’est là qu’Ippo se prendra d’affection pour son sauveur et afin de devenir plus fort pour échapper à son quotidien, se lancera dans la boxe et grimpera petit à petit les échelons, grâce à sa perséverence et à son talent innatendu.
Le voilà enfin ! Il faut dire qu’il s’est fait attendre le bougre : 17 ans qu’il dispute des matchs au Japon, et ce n’est qu’aujourd’hui qu’il débarque sur le sol français ! C’est qu’il s’est taillé une sacrée réputation, grâce à son adaptation en anime qui couvre les 30 premiers tomes en 75 épisodes, et par son nombre de tomes conséquents. Voyons donc si notre ami Ippo a bien une âme de champion et peut se faire une place de grand parmi les grands shonens sportifs.
La boxe, un sport individuel viril où les adversaires se tapent dessus dans la joie et la bonne humeur.
Il existe différents styles, mais Ippo est exclusivement centré sur la boxe anglaise, où l’on utilise entre autres que les poings. Les combats se veulent plutôt réalistes, avec usage de techniques réélles (jabs, directs, uppercuts, contres, etc.) et les personnages ne sont pas dotés de capacités totalement hors du commun, mais simplement des points forts. On retrouve bien sûr quelques exagérations propres au shonen, mais c’est plutôt pour rendre les matchs dynamiques. Car le point fort de ces bastons aux poings, c’est bien l’intensité qui s’en dégage. Chaque fois qu’Ippo monte sur le ring, ce dernier devient comparable à un véritable champ de bataille, tant notre héros doit tout donner et sortir ses tripes pour espérer vaincre son adversaire. Ces matchs sont assez longs (parfois plus de deux tomes), bourrés de rebondissements spectaculaires et ne se ressemblent pas, même après 80 volumes, ce qui est en soi une belle performance ! De plus, pour ceux qui auraient peur de la lassitude, l’auteur consacre quelques gros matchs à d’autres personnages secondaires et qui se révèlent tout aussi captivants que ceux de Ippo.
D’ailleurs parlons-en de ces personnages. Tout d’abord le héros Ippo est très attachant dès le départ dans son rôle de loser brimé par ses camarades et qui trouve le salut et la force dans la pratique de la boxe. Le voir partir de rien et progresser petit à petit à force de ténacité est un vrai bonheur. Ajoutons à cela toute la clique de son club comme l’innénarrable Takamura ou encore le coach Kamogawa, tantôt drôles, tantôt sympathique, mais toujours funs. Sans oublier les nombreux boxeurs adverses. Parfois de vrais salauds dont le comportement ne vous donnera qu’une envie : encourager Ippo à leur pourrir la gueule pendant le match. Parfois des boxeurs sincères ayant de nobles raisons de vouloir gagner, et qui vous feront les encourager aussi. Aucun d’entre eux ne vous laissera indifférent en tout cas.
Autre point fort du manga : l’humour. Si les matchs sont (presque) tous très sérieux, les instants de calme entre tournent parfois au délire total, souvent grâce au clown de service, j’ai nommé Takamura. Fort de son talent natruel et de sa force incroyable, il ne se prive pas pour chambrer allègrement ses collègues moins doués, par exemple les pauvres Aoki et Kimura. Ses actions démesurées, son ego aux proportions astronomique et sa grande gueule en font un personnage hilarant et je ne compte plus les fois où ses répliques m’ont fait exploser de rire à la lecture. Il est vrai que l’humour est parfois centré en dessous de la ceinture (il y a même du caca !), ce qui le destine plutôt à un public masculin. Mais il n’est heureusement pas le seul à faire rire ici, mention spéciale à Aoki, le véritable souffre douleur du club au style de boxe fort peu orthodoxe.
Graphiquement parlant, le manga est agréable à l’oeil et le trait constant au cours des volumes. La principale évolution se situe au niveau d’Ippo qui vieillit dans le temps (il suffit de jeter un oeil à la couverture du tome 1 et de comparer aux dernières). Les combats sont dessinés de façon très dynamique et on ressent parfaitement l’intensité des coups à travers le papier (non, les pages ne sont pas cabossées). Enfin, le chara design est très varié, les adversaires et autres personnages secondaires se suivent et ne se ressemblent pas, ce qui est remarquable étant donné la taille conséquente du casting.
Un dernier mot sur l’adaptation française de Kurokawa, qui est tout simplement nickel. Le lettrage est très lisible et la traduction excellente. Bon allez pour chipoter et parce que j’aime bien faire mon puriste, je regrette que l’éditeur ne conserve tout à fait les couvertures originelles et en remplace certaines par des illustrations moins datées. Cependant aux dires de Kurokawa, ce choix a été fait en accord avec le mangaka lui-même, et qui suis-je pour m’opposer à la volonté de l’auteur ?
Le challenger Ippo s’en sort finalement avec tous les honneurs, et peut se tenir la tête haute parmi la ribambelle des shonens sportifs. Des matchs intenses, une narration agréable et un humour sympathique en font un incontournable du genre, que vous aimiez la boxe ou pas d’ailleurs. Je ne peut donc que vous recommander de tenter l’aventure si vous appréciez le style, d’autant plus que le succès de vente des premiers tomes influera sur la parution en France. En effet, Kurokawa n’a pour l’instant acquis la licence que des 30 premiers tomes, afin de voir si le manga s’implante bien sur le marché français. Ce qui veut dire que s’il fait un bide, nous ne verrons jamais la suite. Ce qui me contrarierait fortement. Alors qu’est-ce que vous faites encore là sur votre siège ? Allez acheter les premiers tomes et que ça saute !!
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Publié par khyos dans Manga
La société « Tezuka’s Company », créée par Ozamu Tezuka himself, a commencé à colorisé les mangas de l’auteur pionner de la BD japonaise. Ce sont près de 150 000 pages qui sont visées à être colorisées dans les prochaines année à commencer par 1000 pages déjà ce mois-ci. Sont concernés pour le moment : Astro Boy, Black Jack, Ribbon Knight, Dororo, Phoenix et Fushigi na Merumo. Et à partir d’octobre : Umi no Triton, The Three-eyed One, et Buddha.
Ces colorisations sont pour le moment destinées au marché du portable japonais (si vous ne le saviez pas les japonais peuvent télécharger des mangas sur leurs portables).
Source : ANN
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Publié par Kirox dans Manga
Après plus de 7 ans de loyaux services dans le Weekly Shonen Jump, la série Prince of Tennis (aussi surnommée Tennis no Oujisama, TeniPuri ou Genius) devrait se terminer à l’édition 52 du Jump. Etant donné que nous sommes actuellement rendu à la 41eme et qu’il sort un Weekly par semaine, il reste donc… 11 semaines à Takeshi Konomi pour terminer son manga. Ce qui nous promet une jolie fin bien précipitée étant donné l’avancement actuel de la série (pour tout dire, on est actuellement en plein milieu d’un match).
Si je peux me permettre une impression personnelle, je dirais qu’il était grand temps que ça s’arrête, le mangaka s’éloignant de plus en plus du tennis depuis une dizaine de tomes. Comprendre par là que les matchs ne ressemblent plus à grand chose avec tous ces coups spéciaux que même Sangoku en niveau SS3 aurait du mal à renvoyer.
Source : Comipress
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Publié par khyos dans Manga
Un nouveau manga de la mangaka Kei Toume (Les Lamentations de l’agneau, Sing « Yesterday » for me) a été annoncé, son doux nom : Momonchi (????).
La série sera prépubliée dans le magasine Big Comic Spirit de Shogakukan à partir du numéro (à paraitre le 3 septembre). Le manga est apparu à l’origine dans le même magasine sous la forme d’un One Shot en 2006.

Source : Comipress
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Publié par Kirox dans Manga
Après de nombreux bruits de couloir qui circulaient, voilà enfin une annonce officielle tiré du Shonen jump lui-même !
Cette petite image signifie simplement que le chapitre 261 sera prépublié dans l’édition du 6 octobre, après un hiatus de 1 an et 10 mois. Mes frères, un halleluya s’impose.
Source : Heiji-sama sur Mangaverse
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