Archives pour la catégorie “Musique”
Publié par Kirox dans Musique, Podcast
Trois mois depuis le dernier podcast J-Truc, voici enfin un nouveau numéro. On a pourtant tenté d’en enregistrer d’autres depuis, mais pour diverses raisons il ne se sont jamais conclus… Enfin bref, nouvel opus musical, sans aucune intervention vocale de notre part donc, consacré à des openings ou endings d’animes plutôt connus, mais ici nous vous proposerons une version différente de celle que vous connaissez sûrement. Une sélection qui fait donc la part belle aux arranges et autres remixes. Enjoy.
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Publié par Kirox dans Musique
Quatuor japonais évoluant dans un style mélangeant rock, synthpop et sons 8 bits, Polysics a beau avoir été crée en 1997 au pays du soleil levant, ils ne commencent à apparaître en France que depuis très récemment. Conséquence à la fois de la diffusion de certains de leurs clips sur la chaîne Nolife, la distribution dans nos contrées européennes de leur dernier album We ate the Machine par le label allemand Okami Records et une récente tournée mondiale qui leur a donné l’occasion de faire une dizaine de dates en France. L’idéal pour s’intéresser de plus près à ce groupe pour le moins original.
 
L’inspiration première de Polysics est le groupe américain Devo, grand nom de la vague post-punk/new wave des années 80, connus entre autres pour des titres comme Whip It ou Mongoloid. Inspiration que l’on retrouve à la fois dans la musique pour le côté décalé et presque ‘cartoonesque’ de leurs titres à grand renfort de synthés, mais aussi dans l’esthétique visuelle, symbolisée par leurs tenues de scène composées de combinaisons oranges et de lunettes noires rectangulaires. L’inspiration est totalement revendiquée par les membres du groupe, et il suffit d’écouter par exemple le titre POLYSICS OR DIE!!! de l’album Karate House pour y entendre un clin d’œil évident au Jocko Homo de Devo. Polysics est donc constitué d’un guitariste, un batteur, une bassiste et une claviériste, soit une formation rock on ne peut plus classique, mais en prenant grand soin de donner une grande part aux sons rigolos que peut produire un synthé. Au niveau vocal, le chanteur et guitariste Hiroyuki Hayashi mène la danse avec sa voix parfois haut perchée et qui n’hésite pas à crier un bon coup. Ca donne un chant parfois un peu approximatif, mais terriblement énergique, et qui prend toute sa dimension en live. Il est parfois accompagné selon la chanson de la claviériste Kayo, qui elle a une voix beaucoup plus claire et mélodique, quand elle ne s’amuse pas à la trafiquer à l’aide d’un vocoder qui lui donne alors une voix robotique au possible.
 
Une chanson de Polysics, ça a plusieurs effets. D’abord, c’est tellement plein de vie et communicatif que ça apporte immanquablement un sourire aux lèvres (si tant est qu’on n’est pas trop d’humeur émo). Ensuite, ça donne envie de sautiller, toutes les chansons de leur répertoire étant faites pour bouger. On attend d’ailleurs encore leur première ballade après huit albums. Et enfin, le refrain est souvent tellement simple et accrocheur (dans le bon sens du terme) qu’il en devient vite addictif et reste très facilement en tête pour un bon moment. Quant à les cataloguer dans un style précis, ça me paraît être un exercice pour le moins difficile. D’ailleurs ils se décrivent eux-mêmes comme étant du ‘pogo-punk technicolor’, ce qui peut paraître farfelu, mais finalement assez véridique.
Sortant régulièrement des albums depuis dix ans, ces derniers sont cependant assez courts, les chansons dépassant rarement les quatre minutes. On note une légère évolution de leur style vers quelque chose de plus pop et plus ‘carré’, tout en gardant l’esprit et surtout le son qui les caractérise. Toutefois l’évolution est minime et les albums restent tout de même assez similaires, avec chacun leur lot de tubes imparables. Arme efficace, mais à double tranchant, car si cela veut dire que si on aime un album, on les aimera tous, on peut aussi avoir l’impression d’avoir affaire à une machine bien huilée qui n’ose jamais prendre de risque. A vous de voir. Après tout, il y a encore un bon paquet de fans d’AC/DC aujourd’hui alors qu’ils font la même chanson en changeant les paroles depuis 30 ans…

Parlons un peu du dernier album, puisque c’est le seul trouvable dans les boutiques françaises, du moins à l’heure actuelle. We ate the Machine est donc un chouïa plus pop que ses prédécesseurs, les structures des morceaux sont plus convenues (couplet, refrain, couplet, refrain, solo, refrain) et les expérimentations sonores au synthé plus limitées. On reconnaît toutefois aisément leur style à cent mètres, et ce dès l’intro. L’album contient sa portion de morceaux super addictifs comme Moog is Love, Boys & Girls ou Rocket (qui se classe comme l’un des tous meilleurs titres du groupe d’après moi), le reste est assez homogène et s’écoute très agréablement, à défaut d’être exceptionnel. Un album donc dans la moyenne de la discographie du groupe, peut-être pas le meilleur, mais tout de même une valeur sûre.
Et en live ça donne quoi ? Les versions proposées sont assez fidèles, sons bizarres et voix robotisée de Kayo compris. Mais le véritable plus, c’est surtout l’énergie dégagée par le groupe, encore plus que sur album, et en particulier par le chanteur. Le voir sautiller partout, communiquer avec le public sans se soucier de la barrière de la langue, suer à grosses gouttes sans oublier de crier dans le micro, ça fait quand même super plaisir. C’est aussi l’occasion de révéler la véritable puissance de titres comme Peach Pie on the Beach ou Coelakanth is Android qui sont véritablement taillés pour le live.
Au niveau de leurs apparences dans d’autres medias, on notera notamment l’utilisation de l’une de leur musique pour un opening de Keroro (You-you-you sur l’album Karate House), ainsi que pour l’ending de Moyashimon (Rocket sur l’album We ate the machine). Et pour une apparition plus occidentale, ils ont contribué à la B.O. de FIFA 07 avec Tei! Tei! Tei! de l’album Now is the time!
 
Bref un groupe à découvrir, à écouter, et à voir en live si possible. D’autant qu’ils ont récemment annoncé une nouvelle tournée mondiale, qui sans nul doute les fera repasser par la France.
Liens :
Site officiel
myspace
Rocket (Deezer)
Lookin Lookin Gaa (Deezer)
I My Me Mine (Deezer)
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Publié par Kirox dans Musique
Pour bien démarrer l’année 2009, voici une petite présentation de quelques albums à thème de remixes/reprises de thèmes de jeux vidéo faits par des fans. Et je n’évoquerai ici que des oeuvres disponibles de façon tout à fait gratuite par les musiciens eux-mêmes sur leur site web. Ca peut être un bon plan pour ceux qui auraient tout dépensé en cadeaux de Noël ou autres réveillons.
Les projets Ocremix : http://www.ocremix.org/albums/
Commençons par sans doute les plus connus sur la toile, les albums du plus grand site du Net concernant les remixes de JV, à savoir Ocremix. Globalement de qualité, ces albums augmentent en plus leur nombre avec le temps, et il suffit d’aller faire un tour sur leurs forums du site pour voir qu’il y en a un bon paquet à venir d’ici les prochains mois/années. Notons leur dernier tour de force consistant à collaborer avec Capcom afin de faire l’ost officielle de Street fighter II turbo HD remix. Ost que vous pouvez évidemment télécharger en toute légalité sur leur site. Elle est pas belle la vie?
Xoc (Jason Cox) : http://www.xocmusic.com/
Jason Cox est un multi-instrumentaliste très talentueux, n’hésitant pas à utiliser les instruments les plus incongrus au premier abord pour faire ses versions délirantes. Vous trouverez sur son site la totalité de sa discographie, y compris trois albums reprenant l’ost complète des jeux, sur Super Mario World, Kirby’s Adventure et Gremlins 2.
OneUp Studios : http://www.oneupstudios.com/eps.php
Les OneUp sont un groupe mené par Mustin et Dale North qui ont déjà plusieurs albums de reprises à leur actif et qui donnent des concerts un peu partout aux Etats-Unis. Ils proposent néanmoins tout un tas de morceaux gratuits et de qualité sous la forme d’Ep aux ambiances bien différentes.Vous y trouverez du Symphony of the Night, du Street Fighter 2, du Super Dodgeball et bien d’autres encore…
Milthius : http://remix.thasauce.net/thestoryofhyrule/music.html
Gros projet de la part d’un unique homme qui comprend non seulement une fanfic sur Zelda, mais aussi l’accompagnement musical qui va avec ! Reprenant des thèmes des trois premiers Zelda sur Nes et SuperNes, cette « ost » est vraiment bien foutue et je dirais même épique.
The Minibosses : http://minibosses.com/
Groupe américain reprenant des thèmes de jeux vidéos Nes uniquement, les Minibosses ont mis récemment en ligne gratuitement tout leur album Brass, composé de medleys de plusieurs jeux comme Ninja Gaiden, Double Dragon ou encore Megaman 2.
goat : http://www.powergoat.com/page3.html
Fan de Castlevania et guitariste génial, goat nous propose sa version de l’ost de Castlevania 2 sur nes dans l’album Unchosen paths, qui reprend toutes les pistes une par une à sa sauce. N’hésitez pas à jeter une oreille également sur ses autres reprises qui valent évidemment le coup.
Mazedude : http://www.mazedude.com/aa/themusic.htm
Marre de cette omniprésence de compositeurs japonais ? L’American Album est fait pour vous. Comme son nom l’indique, cet album est composé uniquement de reprises de jeux vidéo dont l’ost a été faite par un compositeur américain. On y retrouve donc des compositions de Jeremy Soule, Tommy Tallarico ou autres Jack Wall. Et en plus les remixes sont vachement bien foutus.
Poutrax : http://poutrax.free.fr/
On termine cette petite sélection avec un français plutôt talentueux, qui nous propose ici sur son album Influences plusieurs medleys de jeux certes cultes et donc un peu convenus, mais toujours efficaces et fédérateurs de souvenirs et nostalgie à l’écoute. Vous y trouverez du Chrono Trigger, du Bubble Bobble ou du Megaman, ce qui fait toujours plaisir.
Voilà pour aujourd’hui, il y en a encore tant d’autres évidemment, surtout qu’ici je me suis restreint à ceux qui proposaient des formats albums complet. Mais le net est bien trop riche en ce genre de gemmes pour qu’on soit exhaustif dans ce genre de liste.
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Nouveau podcast musical consacré cette fois à une catégorie bien particulière de jeux : les shmups. Catégorie très prisée des scorers et autres superplayers, mais qui ne recèle pas moins de musiques fabuleuses. Cette sélection est comme d’habitude totalement non exhaustive et ne reflète que les goûts des membres de l’équipe qui ont participé à la sélection. A savoir KipraukO, Yoruichi, Mithrandir et votre serviteur. Enjoy.
P.S. : Pour ceux que ça intéresse, après 3 mois d’inactivité, 3 nouveaux articles (quelle coïncidence !) viennent d’être mis en ligne sur le site par notre webmaster fantôme préféré.
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Nouvel opus de radio J-Truc en attendant qu’on enregistre de nouvelles aventures vocales, cette fois-ci consacré aux chansons qu’on peut trouver dans les jeux vidéo. En général placées soit à l’intro, soit à la fin du jeu mais pas toujours, ces chansons sont en général assez emblématiques du jeu vidéo qui les contient.
Comme d’hab c’est une sélection personnelle de toute l’équipe, forcément non exhaustive donc et avec plein de Squaresoft. Mais pas que ça quand même non plus.
Fichier coupé en deux parties, une première composée de pistes plus lentes et pleines d’émotion, la deuxième aux chansons plus rythmées et intenses (mais non sans émotions). Enjoy.
P.S. : désolé pour la qualité un peu inégale entre chaque chanson, mais bon si ça vous embête trop, vous pouvez toujours acheter les cds.
Part1 :
Part2 :
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Une fois de plus nous allons nous prendre pour les plus grands dj du monde avec cet opus de Radio J-Truc, consacré aux nombreux remixes et autres reprises amateurs de musiques de jeux vidéo. Un sujet qui fait donc écho au 4eme opus de notre fausse émission de radio.
Vous retrouverez ici une sélection assez éclectique et diversifiée dans les genres musicaux faite par différents membres de l’équipe (si vous tombez sur une piste ou deux d’un goût douteux, c’est sûrement Mith qui l’a sélectionnée). Et comme c’était un peu long, j’ai découpé ça en deux parties. Sélection détaillée et liens vers les sites des auteurs juste en dessous. Enjoy !
Part1 :
Part2 :
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Nouveau podcast musical en attendant qu’on puisse en enregistrer de nouveaux (la semaine prochaine si tout va bien). Consacré donc cette fois aux bande-sons qui accompagnent nos animes préférés. Inserts songs ou pistes de l’ost, voici une petite sélection de chacun des membres de la team (faite sans se consulter les uns et les autres, d’où les doublons). Vous trouverez le détail des pistes juste en dessous. Enjoy et désolé pour les coupures parfois pas très fluides.
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Publié par Kirox dans Musique
Quatrième article de cette rubrique toujours aussi peu remplie (mais j’y travaille comme vous le voyez) des critiques d’albums tirés de jeux vidéo ou d’animes. Et exception à la règle, cette fois-ci pas d’album officiel au programme, mais plutôt une petite merveille sonore pondue par des fans de Final Fantasy VII. Voices of the Lifestream est un album de remixes, un projet titanesque qui couvre la majorité des thèmes du jeu sur pas moins de quatre cds pour 45 pistes. Un album qui a demandé l’effort de 41 remixeurs différents et qui a été préparé sur une période d’un an et demi environ. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la qualité est au rendez-vous.
Il est incontestable que Final Fantasy VII conserve une place de choix dans le cœur de la plupart des fans de RPG. Marquant à l’époque pour ses graphismes, son ambiance, son histoire, son gameplay, mais aussi sa bande son ! Une ost composée par un monsieur Uematsu au top de sa forme, toujours adaptée et remplie de thèmes marquants, qu’ils soient tristes ou épiques. Que celui qui n’a jamais versé de larme sur le thème d’Aerith me jette une pierre (Aïe ! Fireshot espèce de sans cœur !). Et ô joie, la plupart de ces mélodies mythiques sont représentées ici, du thème de Cid à celui des boss, en passant par le thème des Turks ou encore l’inévitable One Winged Angel. Des choix de piste judicieux et qui font l’impasse sur les thèmes souvent plus anecdotiques, même si quelques jolis passages comme Reunion ou Forested Temple sont absents.
Qui dit artistes différents, dit styles différents. D’un arrangement rock speedé (Fighting), on peut passer à une musique d’ambiance nappée de gros synthés (Final Fantasy VII Main Theme), ou encore un arrangement pour orchestre symphonique (Aerith’s Theme). Et si certains morceaux amplifient tout à fait les émotions et l’ambiance de l’originale (Shinra Company ou Costa del Sol), d’autres « trahissent » complètement ces derniers en reprenant le thème d’une façon radicalement différente (voir le Cid’s Theme façon hard rock ou encore Listen to the cries of the planet façon trance). C’est à la fois une des grandes qualités et un des défauts de l’album. Qualité car tous les genres abordés sont représentés de façon convaincante et agréable à l’écoute. Et défaut car à moins d’être totalement éclectique, il est impossible d’apprécier l’album dans son entièreté. Pire encore, il peut arriver qu’un thème que l’on adore à la base soit remixé dans un genre que l’on ne supporte pas ! Trahison ! Moi-même qui me considère comme assez ouvert musicalement et appréciant la majorité de ces 4 cds, j’avoue être complètement hermétique au remix happy hardcore de Ahead on our way, ou la ballade accoustique de Words Drowned by Fireworks.
Il n’empêche que dans la production globale est de qualité constante . On sent bien que la totalité des pistes a bénéficié d’un contrôle de qualité, car à aucun moment on ne se dit « tiens, celle là sonne vraiment cheap par rapport aux autres ». On appréciera en outre que les styles des arrangements soient assez bien répartis sur les quatre cds (cds d’ailleurs nommés d’après les « suites » à FFVII que sont Crisis Core, Advent Children, Dirge of Cerberus et Last Order), donnant ainsi des morceaux intéressants sur chaque cd. Chacun est bien dosé et contient ses moments calmes et ses moments intenses.
Téléchargement sur le site officiel : http://ff7.ocremix.org/
Projet amateur à la base, ces quatre cds n’ont pourtant pas à rougir face aux albums arrangés officiels tirés de la saga Final Fantaasy, et peuvent se poster fièrement à côté des Piano Collection ou des albums des Black Mages. Varié dans les styles abordés, quasiment complet dans la sélection des chansons et d’une excellente qualité globale, c’est tout simplement une écoute indispensable pour tous les fans de ce septième opus, ainsi que ceux qui apprécient les remixes en général. Un magnifique hommage qui prouve que s’il a marqué les esprits à l’époque (10 ans !), Final Fantasy VII continue encore de briller dans le cœur des joueurs.
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Publié par Kirox dans Musique
Chers auditeurs, bienvenue dans la rubrique très peu mise à jour des critiques d’ost du J-Truc. Il faut dire que s’improviser critique musical est un exercice assez périlleux tant la musique est un art subjectif. Et pourtant, l’univers des jeux-vidéo ne manque pas d’albums ô combien intéressants et magnifiques. Au programme de cet article, un album réarrangé tiré de l’univers des Final Fantasy, le 4eme opus de la saga pour être précis, et peut-être un des albums les plus originaux de toute cette longue saga. En effet, les admirables compositions de Nobuo Uematsu se voient ici arrangées avec des influences celtiques, comme le spoile le titre de l’album. Allergiques au violon, flûte irlandaise ou lyre, passez s’il vous plaît votre chemin dès cette introduction.
Avant de nous attaquer au corps du sujet, à savoir la musique, remettons nous un peu dans le contexte. Final Fantasy IV est le premier opus de la célèbre saga à sortir sur Super Nintendo en 1991 après trois volets sur Nintendo. Ce fut donc un gros pas en avant côté graphique, mais aussi évidemment côté sonore. Fini les blip blip inaudibles et place à des instruments qui sonnent déjà plus vrais ! C’est la bande-son qui a révélé tout le talent de Uematsu au grand public, grâce à l’excellente qualité des compositions qui se réécoutent encore aujourd’hui avec plaisir malgré les sonorités un peu old-school. A tel point que le morceau Theme of Love est d’ailleurs présent aujourd’hui dans les programmes scolaires japonais de Musique.
Cet album reprend donc 15 morceaux de FFIV arrangés avec des instruments celtiques. L’idée peut paraître étrange tant l’influence irlandaise semble absente des compositions originales, et pourtant tout passe étonnamment bien ici. On croirait presque que Uematsu a composé ses morceaux en gardant cette idée d’arrangement en tête, tant des petits bijoux comme Melody of Lute sonnent bien. Il faut dire que les morceaux ont été savamment choisis, ne gardant probablement que ceux qui passeraient le mieux à cette étrange moulinette. Enfin pas si étrange que cela d’ailleurs, car ce côté celtique se marie particulièrement bien avec l’ambiance heroic fantasy qui caractérise FFIV.
Ce qui donne une sélection qui ne retient pas forcément les meilleurs titres de l’ost (il manquerait par exemple The Airship ou The Final Battle), mais c’est au profit d’une meilleure cohérence globale de l’album. Concernant cette sélection, on retrouve tout de même des titres marquants de cet opus comme Welcome to our town, Into the darkness, ou Main Theme of Final Fantasy IV qui gagnent ici une dimension mélodique supplémentaire et se trouvent dotés d’un ton mélancolique au possible. Ou d’autres plus anecdotiques qui se révèlent sublimés par le passage en mode celtique comme Palom & Porom ou Mystic Mysidia. A noter que l’album contient aussi deux thèmes récurrents de la saga des FF, à savoir le Prelude (aussi appelé thème des cristaux) et le thème des Chocobos. Si ce dernier a été arrangé à des sauces tellement différentes à travers les différents opus qu’il ne surprend pas vraiment, le Prelude gagne ici en émotion et en beauté grâce au sublime jeu de flûte sur la mélodie. Les arrangements sont d’ailleurs loin d’être une retranscription bête et méchante des morceaux originaux avec des instruments différents. Certains se retrouvent agrémentés de passages supplémentaires comme Welcome to our town auquel est ajouté d’un break joyeux et dansant qui à la fois tranche, et est parfaitement en adéquation avec la mélodie originelle lente et presque mélancolique.
Tracklist :
- 1. The Prelude
- 2. Prologue
- 3. Chocobo Chocobo
- 4. Into The Darkness
- 5. Main Theme Of Final Fantasy IV
- 6. Welcome To Our Town
- 7. Theme Of Love
- 8. Melody Of Lute
- 9. Parom & Polom
- 10. Giotto The Great King
- 11. Dancing Calcobrena
- 12. Mystic Mysidia
- 13. Illusionary World
- 14. Rydia
- 15. Troian Beauty
Il est vrai que FF4 est loin d’être l’opus préféré des fans de la saga, la plupart n’y ayant sûrement même jamais joué, il n’en reste pas moins qu’il bénéficie d’une ost marquante, et que cet album réarrangé est une petite merveille que tout amateur de ce jeu se doit d’avoir écouté au moins une fois pour ceux qui ne sont pas allergiques au style. Pour les autres, profitez donc du remake DS qui va bientôt sortir pour (re)découvrir à la fois cet excellent opus, et sa bande-son, en espérant qu’elle vous motivera à jeter une oreille sur ce Celtic Moon.
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Publié par Kirox dans Musique
Youpi, le J-Truc a un an ! C’est l’occasion d’organiser une petite fiesta entre gens funs (et entre gens bons), et quoi de mieux pour chauffer le dancefloor que le générique qui a secoué récemment toute la communauté otaku grâce à sa musique et sa chorégraphie mythique : j’ai nommé « Motteke ! Sailor Fuku », l’opening de Lucky Star. Mais comme c’est jour de fête, on va sortir pour l’occasion l’album de remixes nommé sobrement : « Motteke ! Sailor Fuku Re-Mix 001 » qui contient pas moins de 7 remixes de ce petit bijou pour notre plus grand plaisir. Alors vous êtes prêts ? C’est parti !
SAILOR FUKUU DAKARA DEEEESU KETSURONNNNNNN !
Choushi Koite Gyokusai Mix
On commence avec un remix plutôt éloigné de l’original. Il ne reprend que des bouts de phrases enchainés et remixés sur un beat rapide et une mélodie minimaliste. Les percussions ont donc la part belle, et il y a peu de changements au cours de la chanson, sauf au niveau des voix. Devenant vite saoulant, il lance de plus le cd sur de mauvaises bases ! Damnation !
Metabo Taisuku Mix
Ah là ça devient plus intéressant. Voici un remix façon eurodance somme toute assez classique, mais qui marche plutôt bien sur cette chanson. La mélodie est donc accélérée d’un bon cran, et se voit agrémentée d’une bonne grosse louche de synthétiseurs typique du genre. On se voit tout à fait faire une petite partie de Dance Dance Revolution sur cette musique très joyeuse et reprenant la ligne de chant quasiment inchangée de l’original.
Naka no Hito on the Floor Mix
On se repose un instant avec ce remix beaucoup plus lent, malgré une percussion là encore prononcée. Celui-ci est assez étrange, il reprend le refrain en boucle, mais de manière plus posée et qui donne envie de remuer sereinement la tête. Sympathique malgré le fait qu’on soit là encore très loin de l’original, bien qu’un brin répétitif et long sur la fin.
Undakada ~ Kyou no Yabou
Bon alors là le remixeur a fumé un joli pet (ndlr : la drogue, c’est mal) avant de composer son oeuvre. La mélodie et les percussions changent toutes les 10 secondes, les voix sont passées à la hache, découpées et transformées, ce qui donne un joli bordel qui finit par donner mal à la tête. Mention spécial au break vocal complètement taré (harette horette hirenraaaaaaaaaa). J’ai du mal à voir où en voulait venir l’auteur, on dirait plutôt un collage de courtes séquences vocales enchainées les unes après les autres en changeant le fond de temps en temps. Bref, un manque de ligne directrice évident.
Glucosa Mix
Euh… celui là c’est pas vraiment un remix. Plutôt une espèce de musique instrumentale qui ne ferait pas tâche sur un film muet des années 30, en y ajoutant par dessus les monologues des quatre filles qui constituent le break musical dans l’opening original (vous savez, le plan où l’on voit leurs jambes et où elles parlent toutes en même temps). C’est rigolo 30 secondes mais pas plus. Vite suivant !
Matsuri Mix
Ah, on touche au gros du CD. Ce remix maxi fun a un guest star spécial au chant. Il s’agit de Minoru Shiraishi du Lucky Channel, qui vient s’incruster par dessus les voix originales pour chanter sa propre version avec les filles. S’il a parfois du mal à chanter les aigus, il met toujours plein de bonne volonté et quand on connait le personnage on ne peut s’empêcher de rire. Tout cela bien sûr en rajoutant un peu partout des petits cris ou des phrases super pertinentes dans le contexte (lucky channeluuuuuuuu !). Quant à la musique, c’est une version qui reprend la structure de l’originale, mais en ajoutant plus d’instruments, plus de basse, plus de batterie, un break plus long, bref elle est plus mieux ! Et super drôle par dessus le marché. La perle de l’album.
Seishun Orz Mix
Quoi c’est déjà la dernière !? Heureusement on finit sur une bonne note, le dernier remix démarre sur une partie assez dynamique, très rythmée et reprenant des petits extraits du chant. Puis à la moitié, on change complètement de registre pour reprendre jusqu’à la fin la mélodie du refrain de façon assez calme et posée. Surprenant, mais très réussi au final. Une bien belle façon de conclure.
Wouh c’était fun ! On s’est un peu emmerdé sur la 1, la 4 et la 5, mais on s’est bien éclaté sur la 2 en refaisant la chorégraphie, on a chanté comme des niais avec Shiraishi sur la 6, et on était tristes à la fin de la 7 que le cd soit déjà fini. Inégal, mais quelques excellentes pistes qui valent l’investissement. A réserver toutefois seulement aux fans du générique de Lucky Star, cela va de soi. Et parce que c’est la fête aujourd’hui, voici en cadeau exclusif pour vous fidèles du J-Truc, la vidéo de la GSK-Team faisant la mythique chorégraphie de Hare Hare Yukai !
…
Ah, on me signale qu’elle est encore en cours de montage. Apparemment on est en train de virer de l’écran tous ceux qui dansent trop mal. Rendez-vous donc en octobre 2010 pour cette vidéo qui j’en ai bien peur, ne montrera au final… qu’un mur.
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