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Le Go. Deux lettres, facile à retenir. Go. Oui, mais une telle simplicité ne cacherait-elle pas plutôt l’immense complexité d’un jeu trépidant, passionnant, et si exaltant qu’il est difficile de ne pas résister à une partie après les cours, entre midi et deux, ou en rentrant du cinéma !?

I – Le Go, facile de jouer, difficile de gagner.

Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce Rip ? C’est vrai, il ne faut pas exagérer, il ne s’agit que d’une planche de bois et de cailloux noirs et blancs. Ni plus ni moins qu’un jeu de dames…

Halte-là ! Doucement. Certes, à première vue, il s’agit d’une planche en bois type échiquier ou jeu de dames. Mais le goban, car c’est son nom, est tellement grand (carré de 19 lignes de côté) qu’il s’avère très délicat de prévoir où l’adversaire jouera. Car en effet, le goban est vide en début de partie, et chacun des deux joueurs y joue tour à tour une pierre, sur les intersections des lignes. (Pour plus de détail concernant les règles, je vous renvoie au site en bas d’article.) L’intérêt ici est de remarquer que si les échecs par exemple trouvent leur intérêt dans les différents rôles des personnages (Roi, Tours, Fous, etc), le Go compense la simplicité des pierres par une liberté de jeu inégalable dans ces jeux de plateau à deux joueurs, à tel point qu’à l’heure actuelle, aucun programme de Go, je parle bien d’Intelligence Artificielle, n’arrive à la cheville du moindre professionnel de Go, malgré le bon nombre de programmeurs qui planchent sur l’affaire. Juste un chiffre : le joueur qui débute une partie d’échecs a le choix entre 20 possibilités ; au Go, il en aurait 361 différentes.

II – Quand on est transporté dans un autre univers.

Mais s’il m’est donné la possibilité de vous parler du Go, ce n’est pas simplement pour vous dire qu’il s’agit d’un jeu plus compliqué qu’il n’y paraît. Non, le jeu de Go n’est rien sans sa dimension historico-féodale (nd Kirox : ou plutôt féodalo-historique, non ?).
Nous sommes en l’an très lointain avant J-C, les guerres font rages, les cavaliers armés de sabres s’affrontent courageusement des plaines jusque dans les montagnes, pour la victoire de leurs chefs envahisseurs, ou défenseurs, de la Chine. Vous êtes le chef des légions, vous devez prendre de lourdes décisions : avancer lentement mais sûrement vers l’Ouest, renforcer la frontière Nord. Beaucoup de questions vous tourmentent l’esprit : défendre cette infanterie coûte que coûte ? Ou avouer son erreur et la laisser mourir ? Attention à la faille dans la défense Est ! Que faire ? Tendre un piège au centre ? Non, pas le temps. Le prendre par surprise, oui, mais comment ?… Voilà en deux mots votre action au Go. Oui, la métaphore n’est pas abusive : les pierres sont de réelles troupes que vous devrez positionner vous-même astucieusement sur le terrain afin de défendre vos terres, tout en attaquant pour obtenir une majorité de terrain, clef de la victoire finale.
Le jeu de Go est donc une gestion délicate de l’équilibre attaque-défense, où il faut constamment faire des choix judicieux, parfois essentiels (mais où est l’essentiel ?), tout en jugeant du risque de son audace, et sans pour autant négliger son instinct.

III – Le Go, un jeu à base de respect.

Paradoxalement, si l’on admettra que l’esprit de compétition est bien présent, il ne s’agit pas non plus d’aller trucider… pardon, de vaincre l’adversaire, comme aux échecs ou aux dames. Non, il s’agit seulement d’avoir un plus grand territoire que lui. Il est donc possible de se surprendre à laisser simplement l’adversaire s’installer, sans objection, et le laisser vivre. Peu importe, du moment qu’il n’a pas plus de terres que vous à la fin. Ce point montre quand même combien le respect de l’adversaire est primordial. C’est même le fondement du jeu, puisque sans l’adversaire, il n’y a pas de jeu. Aux dames, on peut toujours manger tous les pions de l’adversaire, mais au Go, il s’agit de construire des territoires délimités par des frontières, et jusqu’à preuve du contraire, il faut être plusieurs pour faire des frontières. Donc sans adversaire avec qui jouer, il n’y a pas de jeu. D’où le conventionnel « merci pour la partie » d’après match.

IV – Un jeu fun & intense.

Tout cela ne serait rien cependant sans le fun. Ai-je dit fun ? Oui. Certes, pour les spectateurs néophytes, les joueurs pourraient sembler s’ennuyer profondément dans une attitude d’endormissement léthargique mortel, mais cette attitude s’explique par le fait qu’ils n’aient pas besoin de rire aux éclats ou même de parler pour échanger la tension, les peurs et autres blagues, que le jeu à lui seul suffit à communiquer. La preuve en est, n’importe quelle partie de Go finit usuellement par un incontournable commentaire de la partie, très convivial, où chaque joueur ne peut s’empêcher de partager ses émois, ses violents coups de stress et ses soulagements, ressentis pendant les quelques demi-heures que compte une partie normale. On peut à ce moment-là comparer ses projets de début de partie à l’état final de la situation, et remarquer combien la danse des pierres et la naissance des frontières aura encore une fois eu ce petit quelque chose de mystérieux, d’extraordinaire et surprenant, qui nous dépasse et que l’on veut pourtant dominer, et qui nous entraîne ainsi, inlassablement, vers une nouvelle partie.

Conclusion

Le Go, c’est un jeu intense toujours plein de surprises, car jamais deux parties ne se ressemblent. Pour tous les niveaux, accessible à chacun d’entre vous grâce à ses règles de base élémentaires, le jeu de Go vous transportera immanquablement dans un univers d’émotions qu’aucune partie de Mario Party 7 ne peut égaler. Déjà impatient ? Alors permettez-moi de vous inviter sur ce magnifique site, qui vous prendra en main pour une première approche du Go, toute en douceur… Mais attention ! Les abysses de ce jeu peuvent vous emmener loin, très loin. Prenez garde à ne pas vous égarer…

Le jeu : http://jeudego.org/
La fédé : http://ffg.jeudego.org/

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En cette fin d’un été maussade, je me permets de vous proposer un petit rayon de soleil pour égayer un tant soit peu vos tristes journées. Ce petit gadget addictif que voilà s’appelle communément « Nohohon », du japonais nohohon zoku (« famille nonchalante »), et est également connu sous le nom de « Hidamari no Tami » (« peuple du soleil »).

Il s’agit d’un personnage qui, du haut de ses quelques 108 mm (support compris, sinon il ne dépasse pas les 90 mm), vous affiche continuellement son sourire le plus béat et le plus attachant possible. Voilà qui est bien peu intéressant, me diriez-vous. Mais voilà, l’originalité de cette petite chose se situe précisément dans le socle, là où nous pouvons apercevoir quelques fleurs décoratives, un petit compagnon, ainsi qu’un… capteur solaire. En effet, sous les pieds de la bête se trouve un petit moteur à énergie solaire qui, en présence de lumière donc, fait doucement dodeliner le personnage de la tête, d’avant en arrière. Ainsi, la ligne « Nohohon Zoku » vous offre un de ses anti-stress les plus efficaces, car il serait presque impossible de détourner les yeux de la créature en action, tant son sourire combiné à ses balancements vous apaisent et peuvent aller jusqu’à vous faire esquisser un sourire aussi béat que le sien.

Créé en 2002 par la société TOMY, le Nohohon a mis quelques années pour percer en France malgré son succès immédiat au Japon. S’il reste encore assez difficile à dénicher dans nos contrées hexagonales, en cherchant bien, certains sites d’achat par correspondance nous en proposent une petite série, et il y en a pour tous les goûts : avec chaque modèle, assis dans la prairie ou à la pêche, allongé à la montagne ou à la plage, ou simplement debout dansant dans le jardin, vous retrouverez toujours ce petit sourire craquant et dodelinant sous différents choix de couleurs et de motifs sur le bedon.

Sachez que l’on a tout de même suivi au départ une certaine méthode concernant les couleurs : pour rester dans le domaine de l’anti-stress, 4 couleurs ont été désignées pour représenter respectivement la santé, l’amour, la carrière et la fortune : le vert, le rose, le bleu et le jaune. Bien évidemment, la gamme a par la suite été élargie pour le bonheur des fans et, du Feng Shui, on est passé aux cadeaux de la Saint valentin, de Noël, et à d’autres encore plus funs, comme le modèle lisant tranquillement aux wc ou celui qui dort affalé dans son bain. Se sont ensuivis les quelques goodies porte-clés, et des figurines dodelinantes à d’autres effigies.

Cependant, seul le Nohohon « dansant » est capable de dodeliner de la tête comme du corps ; les autres ne peuvent remuer que la tête, latéralement ou frontalement selon le modèle. Son loyal (et toutefois mystérieux) compagnon, lui, restera toujours fidèle au poste : assorti au Nohohon, il nous fera tout autant craquer par ce même sourire, dans des positions toujours plus attendrissantes et toujours aux côtés de son aîné(e) (sauf aux wc).

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