Archives pour la catégorie “Vidéo”

Le 1er juin se déroulait les deux ans de Nolife, et pour l’occasion de la soirée spéciale, la chaîne a invité ses téléspectateurs à envoyer des vidéos afin d’en diffuser une partie lors de la soirée. Ne manquant pas une occasion de faire les idiots et voulant également en profiter pour faire notre hommage personnel à la chaîne des geeks, nous avons sauté sur l’occasion et après pas mal de déboires, on a finalement réussi à pondre une vidéo. Qui à notre plus grande joie, a été diffusée lors de la soirée.

Nous avons fait une courte parodie de l’émission Superplay diffusée sur la chaîne ou des gamers viennent commenter à l’antenne leurs plus grandes parties de scoring ou leurs plus belles performances sur un jeu vidéo précis. La problématique lors du brainstorming initial était la suivante : « sur quel jeu il est absolument impossible de faire un Superplay ? ». La réponse s’est imposée d’elle-même :

Merci à Akhoran pour la capture vidéo du jeu, à Nolife de l’avoir diffusée, et nous (re)-souhaitons un bon anniversaire et longue vie à la chaîne !

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Le Nico Nico Medley est un remix fait par un amateur mélangeant tout un tas de musiques emblématiques des memes de Nico Nico Douga, l’équivalent japonais de Youtube. Un instrumental de plus de 10 min rapidement devenu culte, il a depuis eu droit à de nombreuses versions remixées, avec des paroles, en anglais, etc.
L’originale sur youtube, ou sur Nico Nico.

Je vous propose ici de donner la référence de chacune des musiques évoquées dans ce célèbre medley, ainsi qu’un lien vidéo vers l’originale. Parce que il y en a quelques unes qui sont bien obscures quand même pour nous occidentaux.

01) 00:00 – 00:43
Agent Yoru Wo Iku / THE iDOLM@STER
Chanson tirée du jeu vidéo THE iDOLM@STER sorti sur Arcade, Xbox360 et PSP.

02) 00:44 – 01:12
Hare Hare Yukai / Aya Hirano, Minori Chihara, and Yuko Goto / La Mélancolie de Suzumiya Haruhi
Est-il encore besoin de le présenter ? L’ending chorégraphié de la série évènement de 2006.

03) 1:13 – 1:22
Kanbu de Tomatte Sugu Tokeru / Iosys / Touhou 8
La mélodie provient ici d’un remix du doujin game Touhou 8 : Imperishable Night fait par le groupe Iosys. Le groupe est spécialisé dans les remixes des ost des différents Touhou, et est notamment célèbre pour ses vidéos déjantées en flash. Pour info le morceau original s’appelle Lunatic Eyes ~ Invisible Full Moon, et peut être écouté par ici.

04) 1:23 – 1:35
Help me, ERINNNNNN!! / Cool & Create / Touhou
Toujours un remix d’un Touhou, plusieurs versions circulent mais il semblerait que celle qui ait déclenché le buzz soit celle de Cool & Create. Pas trouvé l’originale par contre, si un spécialiste en Touhou qui passe dans le coin peut m’éclairer…

05) 1:36 – 2:00
Nowhere / FictionJunction YUUKA / Madlax
Insert song de l’anime Madlax, composé par Yuki Kajiura et chanté par Yuuka Nanri.

06) 2:01 – 2:20
Fang of Critias / Yu Gi Oh
Instrumentale présente sur l’ost 3 de Yu Gi Oh!

07) 2:21 – 2:30
GONG / Jam Project / Super Robot Wars Alpha 3
Chanson thème de ce 3eme opus de la célèbre saga de tactical-rpg mettant en scène différentes séries de mechas réunies dans un même univers.

08) 2:31 – 2:41
Beware the Forest Mushrooms / Yoko Shimomura / Super Mario RPG
Musique tirée du rpg Mario co-développé par Squaresoft et Nintendo et sorti sur Super Nes.

09) 2:42 – 2:50
Butter-fly / Kouji Wada / Digimon Adventure
L’opening de la 1ere saison estampillée Digimon.

10) 2:51 – 3:12
Makka Na Chikai / Yoshiki Fukuyama / Busou Renkin
L’opening encore.

11) 3:13 – 3:34
AirMan ga Taosenai / Team Nekokan / Mega Man 2
Tiré d’une reprise de la musique du stage Airman de Megaman 2 par un groupe semble-t-il amateur nommé Team Nekokan.

12) 3:35 – 3:44
Yuuki Vs. Iji / Prince of Tennis Musical
Une des chansons de la comédie musicale adaptée de Prince of Tennis. Si j’ai bien reconnu, ça doit être le match Echizen contre Akutsu.

13) 3:45 – 4:06
Uninstall / Chiaki Ishikawa / Bokurano
Opening de Bokurano.

14) 4:07 – 4:30
Tori no Uta / Lia / Air
Opening de Air.

15) 4:31 – 4:52
You / Yuduki / Higurashi no Naku koro ni
L’ending du visual-novel si j’ai bien compris, et qui n’apparait pas dans la série animée.

16) 4:53 – 5:38
Marisa Stole The Precious Thing / Iosys / Touhou
De nouveau du Iosys qui remixe du Touhou dont la vidéo en flash l’a rendue célèbre. L’originale est de Touhou 7 et s’appelle Doll Judgment ~ The girl who played with people’s shapes.

17) 5:39 – 6:40
Dr Willy’s Stage / Mega Man 2
Le cultissime thème du Dr. Willy, dernier niveau de Mega Man 2. Allez pour le plaisir, une version chantée.

18) 6:41 – 7:06
God Knows… / Aya Hirano / La Mélancolie de Suzumiya Haruhi
Insert song chantée en live par Haruhi elle-même dans l’épisode 12 de la série éponyme.

19) 7:07 – 7:27
Motteke ! Sailor Fuku / Aya Hirano, Emiri Katou, Kaori Fukuhara & Aya Endo / Lucky Star
Opening de Lucky Star.

20) 7:28 – 7:42
Gacha gacha Hertz / Mosaic.wav / Figu@Carnival
L’opening d’un doujin game si j’ai bien compris.

21) 7:43 – 8:05
Sousei no Aquarion / AKINO / Sousei no Aquarion
Opening de l’anime.

22) 8:06 – 8:16
Futari No Mojipittan / Kotoba No Puzzle Mojipittan
Chanson thème d’un jeu de puzzle de Namco jamais sorti hors du Japon. A noter qu’une version est en libre téléchargement sur le site de Namco à cette adresse.

23) 8:17 – 8:26
Tsurupettan / Silver Forest / Touhou
Encore du Touhou, cette fois-ci un remix par le groupe Silver Forest, qui fait non seulement référence à Touhou, mais aussi à Idolmaster, Haruhi, Higurashi… bref des trucs qui sont déjà dans le medley.

24) 8:27 – 8:37
Main Theme / Super Mario World
Le thème principal de Mario World sur Super Nes.

25) 8:38 – 8:52
True my heart / Saori Sakura / Nursery Rhyme
Opening d’un doujin game érotique.

26) 8:52 – 8:58
Kiss My Lips / Saori Sakura
Chanson tirée de l’album de la chanteuse.

27) 8:59 – 9:09
Rodeo Machine / Halfby
A priori, rien à voir avec les animes ou les jeux vidéos, juste un clip de musique électronique japonais.

28) 9:10 – 9:18
Overture / Koichi Sugiyama / Dragon Quest
Intro de tous les Dragon Quest, du 1 au 8.

29) 9:19 – 9:28
Final Fantasy / Nobuo Uematsu / Final Fantasy
Intro des premiers Final Fantasy, apparaissant systématiquement dans les fins de jeux pour les opus à partir du V, à l’exception du XII.

30) 9:29 – 9:52
Gacha Gacha Cute / Mosaic.wac / Figu@mate
Opening d’un doujin game érotique.

31) 9:53 – 9:56
You are the Prince of Tennis / Prince of Tennis Musical
Ah, revoilà nos chanteurs tennismen préférés.

32) 9:57 – 9:59
Let’s go! Onmyoji / Shin Goketsuji Ichizoku

Je ne sais pas d’où sort ce jeu, mais des bonzes qui dansent sur de la dance 90’s, ça fait peur.

33) 10:03 – 10:33
Sakura
Chanson folklorique japonaise.

Voilà voilà, il existe d’autres medleys qui sont apparus par la suite, mais ça sera pour une prochaine fois ! (enfin peut-être) En espérant que ça aura éclairé quelques lumières chez certains… en tout cas moi j’ai appris des trucs en l’écrivant.

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Hop, comme en chaque début de mois (fréquence que je viens de décider à l’instant pour ceux qui se demandent), voici le nouvel opus de la grande saga « découvrons ensemble tous les délires vidéos qui viennent de Nico nico douga ». Aujourd’hui au programme, un nouveau running gag complètement stupide tiré d’une scène de l’anime de Kenshin le Vagabond. Un délire parti à la base du doublage anglais complètement foireux et ridicule qui a bien fait rire nos amis japonais et qui est apparemment devenu plus ou moins culte. La scène est tirée de l’épisode 58 (1ere vidéo ci-dessous), et a donc engendré tout un tas de vidéos reprenant des bouts de répliques de cette séquence, comme cela a été fait pour Taniguchi/Minoru Shiraishi ou encore notre ami Ronald. Il va sans dire que c’est dans le même délire que mes compilations précédentes, donc si ces dernières vous ont rendu aussi enjoué qu’un fossoyeur rhumatisant, il y a fort peu de chance pour que ce qui va suivre vous fasse rire.

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Hahaha, vous ne croyiez tout de même pas que j’avais épuisé mon stock de vidéos youtube ? Toujours prêt à rechercher parmi les fins fonds du net (pas toujours très ragoûtants des fois), me voici à 3h du matin un jour férié en train de taper un post ayant pour objectif de faire découvrir à notre cher public un nouveau délire en provenance comme d’habitude du site japonais Nico Nico Douga. Un délire à base de hamburgers, de clowns et de publicités à la télé, mettant en scène la mascotte de la marque McDonald : j’ai nommé Ronald McDonald. Un délire parti à la base de pubs diffusés sur les télévisions japonaises (voir la première vidéo ci-dessous), repris pour je ne sais quelle raison par toute une communauté, qui a par la suite concocté tout un tas de vidéos musicales mettant en scènes des bouts de phrase du clown. La vidéo la plus connue et répandue sur le net est la deuxième de cette liste, et si vous ne décrochez même pas un sourire et qu’elle vous prend la tête, n’essayez même pas de regarder les autres. Voici donc une petite compilation autour des parodies d’animes et de jeux vidéo, J-truc oblige.

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La série a beau être terminée depuis septembre au Japon, ça n’empêche pas certains internautes d’être toujours aussi inspirés pour faire des parodies et autres AMV totalement délirants sur Konata et ses amies. Voici donc une nouvelle petite sélection personnelle (la précédente étant par ici) de vidéos amusantes qu’on peut trouver sur Youtube en fouinant un peu. Attention toutefois, certaines de ces vidéos contiennent des scènes tirées de l’ensemble de la série (sauf les quatre premières), veillez donc bien à avoir fini la série avant de tout regarder sous peine de vous faire spoiler.

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Suite au succès inégalé de mon précédent post sur les parodies vidéo de Lucky Star (comment ça dans mes rêves seulement ?), voici une nouvelle compilation qui ne fera rire que moi, j’ai nommé les vidéos wawawa. Mais pour le coup, pour comprendre ce phénomène internet, un petit retour en arrière s’impose. Nous sommes en 2006 et un certain anime nommé « Suzumiya Haruhi no Yuutsu » est en cours de diffusion sur les télévisions japonaises. Une légende est en marche. Ce qui nous intéresse plus particulièrement, c’est l’épisode 10 : The Melancholy of Haruhi Suzumiya IV. Et une scène en particulier, qui va vite devenir culte sur l’internet japonais, et qui se trouve juste en dessous de ce message.

Ca y est vous l’avez vue? Vous conviendrez que cet instant, bien que sympathique, n’a rien de phénoménal non plus. Et pourtant, elle a inspiré pas mal de parodies amusantes et contribué à la popularité du doubleur de Taniguchi : Minoru Shiraishi (oui oui, c’est le même que dans Lucky Star). Est-ce la prestation vocale du sieur Shiraishi (ouac !) ou encore le fait qu’il arrive en chantant qu’il a oublié ses affaires ? Toujours est-il que le résultat est là, et le fait que le même doubleur se soit retrouvé dans Lucky Star n’est certainement pas étranger à ce phénomène (voir les toutes dernières vidéos en bas de page). Enjoy.
P.S. : et si vous voulez du Sayonara Zetsubou Sensei, allez donc voir sur Néant Vert.

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Il faut croire que Lucky Star a inspiré un grand nombre d’otakus, puisque depuis la diffusion de la série sur les écrans japonais, on peut assister à un flot gigantesque de vidéos parodiques/remixes/n’importequoi autour de cet anime. Un buzz engendré en grande partie par les doux dingues qui hantent le site Nico Nico Douga (l’équivalent de youtube en japonais). On reconnait la plupart de ces vidéos gravement hallucinogènes au petit tag [MAD] qui ornent leurs titres. Voici donc une petite sélection personnelle d’une douzaine de vidéos (très loin d’être exhaustive). Celles qui m’ont le plus marqué, qu’elles m’aient fait écrouler de rire ou halluciner devant l’écran en criant WTF §§§

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Rito, jeune lycéen sans histoire, est fou amoureux de la belle Sairenji depuis longtemps, mais sa timidité l’empêche de se déclarer. Un soir, tandis qu’il pensait à l’objet de ses désirs, apparaît Lala, une princesse alien. Après quelques troubles, la belle décide de rester sur Terre afin de prendre Rito pour époux ! C’est le début d’un long calvaire pour notre héros, car si jamais il n’arrive pas à repousser les divers prétendants qui convoitent Lala, son père fera détruire la Terre…

Après avoir scénarisé et dessiné Black Cat, Yabuki Kentaro s’est lancé, il y a maintenant 6 mois, dans un nouveau shonen avec cette fois-ci Hasemi Saki aux commandes du scénario. Exit l’action et les gunfights, et place au romantisme teinté de science-fiction/fantastique. Combo qui n’est pas sans rappeler un certain Video Girl Ai de Katsura. Alors, ce changement de style est-il bénéfique à l’auteur ?

D’un point de vue graphique, c’est beau, le trait est précis et agréable à l’oeil. Les filles sont on ne peut plus kawaiiiiii (rajoutez autant de i que vous voulez), et l’on notera un soin particulier apporté aux chevelures, très détaillées. Par contre, pour l’originalité on repassera. Rito ressemble à Train, le héros de son manga précédent, Lala à Eve (toujours Black Cat), et un des personnages est un quasi-clone de Hikaru (Hikaru no Go) (voir l’image correspondante). Si Yabuki a décidé de ne pas scénariser cette nouvelle série, c’est peut-être qu’il s’est rendu compte que son graphisme soigné était desservi par le classisisme du scénario qu’il produisait. Manque de chance, il est tombé sur une scénariste qui a l’air d’aimer autant les clichés que lui. Les situations sont vues, revues et il n’y a pas grand chose qu’on ait déjà aperçu dans un Love Hina, un I’’s ou un Ichigo 100%, tels que les désormais classiques : « montrage de culotte oups pas fait exprès », le « cette fois je vais lui avouer mes sentiments, mais au moment où j’ouvre la bouche un événement soudain m’interrompt », ou encore le toujours amusant « glissade et réception sur la poitrine de la jeune fille qui était en face ». Que du bonheur donc, et ce n’est pas le maître en la matière Akamatsu qui me contredira (qu’est-ce qu’on doit s’amuser à un dîner chez lui, quand même).

Le scénario se contente pour l’instant d’une succesion de courtes histoires indépendantes (deux ou trois chapitres) qui, à défaut de faire avancer l’intrigue, sont prétexte à proposer un maximum de fan service. C’est toujours ça de pris, même si cela donne quand même l’impression que la scénariste est partie en vacances. Et si la présence d’un côté science-fiction de par la technologie avancée qu’utilise Lala est raffraîchissante, il est regrettable qu’elle ne serve qu’à alimenter encore une fois le côté fan service, à coup de vêtements transformateurs, ou de monstres tentaculaires (slurp !).

Comédie romantique simplette, ne se démarquant du lot que par ses aspects fantastiques, et par sa dose hors du commun en situations limite ecchi, To Love-ru pourra sans doute satisfaire les afficionados des triangles amoureux, s’ils arrivent à supporter les défauts mentionnés précédemment. Les autres se tourneront plutôt vers Suzuka qui, dans le même genre, a le mérite d’être beaucoup plus réaliste et de ne proposer quasiment aucun fan service.

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Et oui, ça fait longtemps que tout le monde le demandait : l’ultime J-recette de tsukune arrive sur J-truc ! Ces boulettes de poulet ou de poisson mijotées dans leur sauce caramélisée sont des mets très courants dans les « nomiya », ces gargotes où les japonais vont boire après le boulot et généralement manger quelque chose pour accompagner l’alcool. Je vous présente ici une recette de tsukune au poulet. Mais vous pourrez faire jouer votre imagination en remplaçant le poulet par du poisson, ou en y ajoutant un oignon émincé ou bien quelques épices. Trêve de bavardages, mettez vos tabliers, ça va commencer ! Ingrédients (Photo 01) :

  • 4 blancs de poulet pas grippé
  • 3 cuillères à soupe d’huile de sésame, ou de tournesol pour FireShot
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja sans OGM
  • 2/3 cuillères à liquide noir excitant de fécule (davantage si nécessaire)
  • 1 œuf
  • 1 pincée de gingembre râpé aphrodisiaque
  • 1 blanc de poireau (on ne rigole pas avec les légumes)
  • Poivre et sel, mais c’est un peu superfétatoire
  • Persil plat comme Charlotte Gainsbourg (oui, c’est méchant)

Pour la sauce :

  • 3 cuillères à soupe de sauce soja (donc 5 cuillères en tout pour ceux qui suivent)
  • 3 cuillères à soupe de sucre en poudre à canon

Outillage :

  • Un couteau japonais dont la lame a été forgée dans le feu du Fuji-san et trempée 7 fois
  • Un robot japonais qui peut hacher et mélanger, mais surtout jouer aux échecs et monter les escaliers
  • Des petits piques en bois d’épicéa du Japon
  • Une poêle à gratter japonaise.

Préparation :

Pour commencer, il faut prendre un peu tous les ingrédients et les hacher (Photo 02) violemment avec force et rage. Plus précisément, mettez le poulet et le poireau, après les avoir préalablement hachés grossièrement au couteau, dans le récipient de votre mixeur. Ajoutez l’œuf entier (sans sa coquille), la sauce soja, deux cuillères d’huile de sésame et le gingembre râpé. Hachez-le tout lentement par petits à-coups pour obtenir un mélange homogène et visqueux, sans oublier de profiter pleinement de ce moment de jouissance guerrière et d’hémoglobine.

Saupoudrez ensuite la préparation de fécule en quantité suffisante afin qu’elle soit moins visqueuse et plus maniable. Et à ce moment de la recette, je dirais : ATTENTION. D’ailleurs je le dit : ATTENTION. Si vous mettez trop de fécule, les tsukune seront très secs, alors modérez les quantités. De plus, on peut remplacer la fécule par de la farine, les boules seront alors plus faciles à modeler mais on perd le coté gonflé et léger des tsukune finaux. Pour information, les japonais utilisent un type de fécule appelé Katakuri-ko; on peut sûrement en trouver dans les épiceries asiatiques. Poivrez légèrement (pas de sel, il est superfétatoire) et mélangez une dernière fois au robot pour homogénéiser le tout.

La phase suivante consiste à former vos Tsukune. Ils ont traditionnellement la forme de boulettes (Photo 03) qu’il faut former avec le creux de la main. Alors, ok, c’est chiant, ça colle, c’est visqueux, mais je m’en fout, il ne fallait pas vous lancer dans cette recette excellente au demeurant. Bon, comme je suis sympathique et aussi hype que Joël Robuchon, je vais vous donner un petit truc : farinez vos mains avant de former les boulettes. Vous pouvez si vous le souhaitez faire des formes moins conventionnelles, comme de petit disques ou carrés (comme un steak haché).

Nous allons pouvoir enfin commencer la cuisson. Dans une poêle chaude, versez la dernière cuillère d’huile de sésame. Déposez ensuite vos boulettes, et faîtes-les légèrement colorer (Photo 04) (en bleu) à feu vif environ cinq minutes. Pendant ce temps, diluez rapidement dans un verre, le sucre en poudre dans la sauce soja restante, et versez la même quantité d’eau. Versez la sauce ainsi obtenue (Photo 05) dans la poêle et laissez réduire une ou deux minutes à feu vif. Couvrez. Laissez mijoter à feu doux une dizaine de minutes en retournant les tsukune de temps en temps, et en les badigeonnant régulièrement (Photo 06) avec la sauce sucrée.

Au terme de la cuisson, sortez les tsukune et mettez-les de coté (Photo 07). Faîtes à nouveau réduire la sauce quelques minutes à feu vif. Puis conservez-là au chaud dans un bol, ou une saucière parce que c’est plus classe, quand même, d’avoir une saucière chez soi. Voilà ! C’est bientôt fini, il ne vous reste plus qu’à mettre les tsukune en brochettes par trois sur les piques en bois. Disposez-les dans une assiette (deux brochettes par personne, soit deux fois trois égal six tsukune par convive). Recouvrez-les d’un mince filet de sauce sucrée encore chaude et de persil plat fraîchement haché. Vous pourrez accompagner ce merveilleux plat typique du Japon par du riz blanc et des légumes confis à la japonaise. En boisson, je vous conseille un rosé frais et léger ou une bière, japonaise de préférence (Sapporo, Kirin ou Asashi la vraie bière de beauf japonais). Bon, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter le traditionnel bon vent ! … Heu, pardon : bon appétit (Photo 08) bien sûr !

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